CHAPITRE II
Brillat-Savarin avait de nombreuses relations médicales: il cite dans son ouvrage un grand nombre de noms de médecins dont plusieurs ont passé à la postérité. Il est intéressant d'envisager les relations médicales de notre auteur de deux points de vue : son atti-*
tude envers les médecins dans l’ensemble et en parti-
‘culier, et au point de vue de la source de ses idées médicales. En parlant des diverses catégories de gourmands, il place les médecins en second lieu, immédiatement après les financiers. Les médecins sont, comme il dit, des « gourmands par séduction ».
« Les chers docteurs sont d’autant mieux accueillis que la santé, qui est sous leur patronage, est le plus précieux de tous les biens ; aussi sont-ils enfants gâtés dans toute la force du terme ».
Ï1 appréciait beaucouples médecins comme joyeux convives, sachant manger, comme il l’entendait. Il en connaissait plusieurs en particulier et non les moin- -dres, I relate un diner sous Ja présidence de Corvisart