PAST PAUSE
« qui était fort aimable quand il voulait > et qui « ne buvait que du vin de Champagne frappé de glace ».
Il a certainement connu Cloquet : « je compte parmi les plus beaux jours celui où, entré par la porte des professeurs et avec eux à la thèse de concours du docteur Cloquet, j’eus le plaisir d'entendre un murmure de curiosité parcourir l’amphithéâtre, chaque élève demandant à son voisin quel pouvait être le puissant protecteur étranger qui honorait l’assemblée par sa présence ».
Dans une note en bas d’une page, il parle de Lister, « médecin gourmand d’une reine très gourmande » ; et il nous montre une découverte inconnue de ce précurseur de Pasteur, c’est que « si douze alouettes ne pèsent point douze onces, elles sont à peine mangea- "bles, qu’elles sont passables, si elles pèsent douze onces; mais si elles pèsent treize onces, elles sont grasses et excellentes.
Il y a encore plusieurs histoires dans la Physiologie du goût dont le héros est un médecin et où des noms de médecin interviennent, mais pour la plupart, il s’agit de personnalités médicales aujourd’hui oubliées.
Le médecin le plus en vue dans la physiologie du goût est Richerand. Ce compatriote de Brillat-Savarin (il est né à Belley, en 1779), a fait une préface à la deuxième édition de la Physiologie du goût et dans le « Dialogue entre l’auteur et son ami » qui suit les Aphorismes, l’ami est Richerand. On sait qu'après une période de grande vogue où Richerand était très