‹ BrindillesChapitre 15 sur 40 · LE NUAGE ET L'AIGLE · texte numérisé non relu

LE NUAGE ET L'AIGLE

Comme un écho perdu qui flotte par la plaine, Un nuage rosé, léger comme une haleine. Dans l'azur du ciel bleu languissamment glissait.

Un grand aigle passait ;

Chemin faisant l'on cause :

« Que l'homme est dans l'erreur, dit le nuage rose Il te clame d'en bas souverain de ces lieux. Alors qu'un rude effort te fait monter vers eux ; Beau sire, en vérité, qui pour voyager peine Et dont le corps lassé, qu'un triste poids enchaîne. Halète sans répit pour flotter près de moi ! Dans les airs, mon ami. le plus puissant, le roi.

C'est moi. c'est le nuage.

Vois ! dans l'azur je nage ;

En galant chevalier

Ee vent est mon coursier,

Et son bon flanc prodigue.

Esclave à tous mes voeux,

Me porte sans fatigue.

KH1ND1I.I l -

— Oui! Tu peux tout, je crois saut' aller où tu veux ! »

Lui décoche eu virant l'oiseau chéri îles dieux.

Page 1