LE NUAGE ET L'AIGLE
Comme un écho perdu qui flotte par la plaine, Un nuage rosé, léger comme une haleine. Dans l'azur du ciel bleu languissamment glissait.
Un grand aigle passait ;
Chemin faisant l'on cause :
« Que l'homme est dans l'erreur, dit le nuage rose Il te clame d'en bas souverain de ces lieux. Alors qu'un rude effort te fait monter vers eux ; Beau sire, en vérité, qui pour voyager peine Et dont le corps lassé, qu'un triste poids enchaîne. Halète sans répit pour flotter près de moi ! Dans les airs, mon ami. le plus puissant, le roi.
C'est moi. c'est le nuage.
Vois ! dans l'azur je nage ;
En galant chevalier
Ee vent est mon coursier,
Et son bon flanc prodigue.
Esclave à tous mes voeux,
Me porte sans fatigue.
KH1ND1I.I l -
— Oui! Tu peux tout, je crois saut' aller où tu veux ! »
Lui décoche eu virant l'oiseau chéri îles dieux.