‹ BrindillesChapitre 16 sur 40 · LES MALLES · texte numérisé non relu

LES MALLES

Dans le fourgon d'un train roulant vers quelque plage. Oubliant En causant

La longueur du voyage, Des malles bavardaient : « C'est grand'pitié. ma chère. Qu'on n'ait pas fait pour nous des fourgons de première, Dit entre deux cahots, sur un ton dépité, Une malle portant : « Monsieur X, Député. » Regardez près de nous , voyez ce meuble antique ; Sentez-vous cette odeur de linge domestique! Avec son poil de chèvre et son vieux gond rouillé.

Elle doit effrayer

Les rats dans son grenier !

— J'enrage ainsi que vous, dit l'autre péronnelle Quelle sera demain l'odeur de ma dentelle !

Que ces temps sont troublés Qui mélangent ainsi les maîtres aux valets ! »

La vieille malle.

Objet de ce scandale.

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Dont les ais fort mal joints

D'un cordage étaient ceints.

Réplique à la pécore :

u D'être à de pauvres gens, sachez que je m'honore.

Evidemment je n'ai .

Depuis le temps lointain où mon vieux coffre est né.

Vu que fort peu de villes, Et Dieu ne me fit pas pour les automobiles.

Les malles de mon temps

Avaient ventres puissants Où l'on pouvait loger, mieux qu'entre vos deux lattes.

Malles plates, Les couches des marmots et leurs petits chaussons ; Et monsieur Béranger, grand maître des chansons, A mes bons lianes épais, chétive ! eût fait risette Pour loger son habit ou la guimpe à Lisette. Le linge que j'enclos ne sent pas bon, dis-tu ? Il est propre, ma belle, et c'est là sa vertu. »

Je sais bien des perruches Qui, malgré les parfums hantant leurs fanfreluches. N'en pourraient fort souvent Dire autant.

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