‹ Britannicus, tragedie de RacineChapitre 28 sur 117 · AGRIPPINE, B U R R H U S · texte numérisé non relu

AGRIPPINE, B U R R H U S

O u i , Madame , à loisir vous pourrez vous défendre.

César , lui-meme , ici consent de vous entendre.

Si son ordre au Palais vous a fait retenir?

C'est peut-être à dessein de vous entretenir.

Quoi qu’il en soit , si j’ose expliquer ma pensée,

Ne vous souvenez plus qu’il vous ait offensée.

Préparez-vous plutôt à lui tendre les bras.

Défendez-vous, Madame, et ne l’accusez pas.

Vous voyez , c’est lui seul que la Cour envisage. Quoiqu’il soit votre fils, et même votre ouvrage ,

Il est votre Empereur. Vous êtes, comme nous ,

Sujette à ce pouvoir qu’il a reçu de vous.

Scion qu’il vous menace , ou bien qu’il vous caresse, la Cour autour de vous, ou s’écarte, ou s’empresse.

TRAGÉDIE. î7

C’est son appui qu’on cherche , en cherchant votre appui....

Mais, voici l’Empereur.

Agrippine.

Qu’on me laisse avec lui.

( Burrhus sort. )

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