NÉRON, GARDES, AGRIPPINE
( Les Gardes restent dans le fond du. Théâtre. ) Agrippine, s'asseyant.
Approchez-vous , Néron , et prenez votre place....
( Néron s'assied. )
On veut sur vos soupçons que je vous satisfasse. J’ignore de que! crime on a pu me noircir.
De tous ceux que j’ai faits je vais vous éclaircir.
Vous régnez. Vous savez combien votre naissance Entre l’F.mpire et vous avoit mis de distance? tes droits de mes ayeux, que Rome a consacrés, Etoicnt même , sans moi , d’inutiles degrés.
Quand de Britannicus la mere condamnée.
Laissa de Claudius disputer l’hyménée,
Parmi tant de beautés qui briguèrent son choix.
Qui de ses affranchis mandierent les voix.
Je souhaitai son lit , dans la seule pensée De vous laisser au trône où je serois placée.
Je fléchis mon orgueil, j’allai prier L’allas.
Son maître , chaque jour caressé dans mes bras.