BRITANNICUS, NARCISSE
BRITANMICU S.
La croirai-je, Narcisse 2) ? et dois-je sur sa foi La prendre pour arbitre entre son fils et moi?
Iphigénie: Souffrirai-je à la fois ta gloire et tes injures ! Ici injures veut dire les injures que tu m'a dites.
!) Comme ces mots chez Palias équivalent va la maison de Palias , l’adverbe de lieu où, selon L. H., ne serait point ici répréhensible, même en prose. Palias avait été un des amants d’Agrippine: cette femme pour qui les passions et les charmes de son sexe n’étaient qu’un moyen de domination, s’était abandonnée à cet affranchi, l’un de ceux qui gouvernaient Claude. Si Racine ne l’a pas fait paraître dans sa pièce, ce n’est pas, comme dit L. d. B., que ce personnage eût rendu Agrippine méprisable ; c’est que n’ayant plus de crédit , il ne pouvait être qu’un intriguant subalterne, et un simple agent de la politique d’Agrippine. C’était dans cette pièce assez d’un affranchi, qui, écouté et employé par Néron, travaille pour lui-même, et peut retrouver près de Néron le pouvoir qu’il avait près de Claude. Les convenances sont observées.
2) L. d. B. rappelle ici le reproche que quelques critiques ont fait à Racine, d’avoir choisi pour confident de Britannicus, ce même Narcisse qui fut, selon Tacite, un des principaux auteurs de la mort de Messaline, mère de ce jeune prince. Mais, suivant L. H., des raisons solides justifient entièrement Racine. D’abord le poète est le maître, surtout dans les faits de l’avantscène, de ne pas se conformer exactement a l’histoire quand il s’agit d’un personnage subalterne, peu connu de la plupart des