SCÈNE I
NÉRON, BURRHUS, NARCISSE, gardes,
NERON
N’en doutez point, Burrhus, malgré ses injustices 2),
C’est ma mère, et je veux ignorer ses caprices.
vent dans Andromaque : ce sont de ces expressions parasites d’un jeune poète, que ne permet pas le style soutenu et soigné. Les beaux yeux particulièrement ne doivent guère entrer dans une tragédie: c’est un mot que la galanterie a rendu trop familier.
1) L. d. B. trouve cette politique trop line pour le caractère de Britannicus, qui est la candeur et la franchise. Mais cette candeur ne doit point aller jusqu’à l’absence totale des vues les plus communes. Britannicus a déjà, fait voir qu’il en sait assez pour ne pas croire qu’ Agrippine le serve par intérêt pour lui. Il lui est bien permis de travailler pour lui-même. Il ne convenait pas qu’il parût dénué de tous moyens personnels, et l’on verra au troisième acte qu’il les a employés de manière à pouvoir alarmer Agrippine elle-même. C’est ce que le poète a su préparer, comme il le devait, par ces vers qui terminent le premier acte assez heureusement, puisqu’ils ajoutent à l’attente du spectateur. L. IL
2) Malgré tous les injustes reproches dont Agrippine a accablé Burrhus, il vient donc de parler en sa faveur à Néron,