‹ Britannicus, tragédie. Avec commentaires choisis des meilleurs commentateurs français. Augmentés de remarquesChapitre 66 sur 87 · NÉRON, BURRHUS · texte numérisé non relu

NÉRON, BURRHUS

Que cette paix, seigneur, et ces embrassements * 2)

Yont offrir à mes yeux de spectacles charmants !

Vous savez si jamais ma voix lui fut contraire,

Si de son amitié j’ai voulu vous distraire 3),

Et si j’ai mérité cet injuste courroux.

vernement autant qu’une habitude naturelle: chez Néron, c’était une cruauté lâche; il caressait sa victime quand il croyait avoir besoin de la tromper. L. H.

1) Burrhus n’est donc plus obligé de la garder et d’en répondre, ce que Néron lui avait ordonné dans la dernière scène du troisième acte.

2) La fin de la scène précédente donne lieu à la magnifique scène qui va suivre, et à laquelle on ne devait pas s’attendre, Néron ayant menacé Burrhus de le faire arrêter: mais Néron vient d’être convaincu qu’Agrippine est son ennemie. Sans ce mot d’Agrippine, Néron n’eût pas confié son secret à Burrhus qu’il regardait comme un censeur prêt à le contredire . Aussi va-t-il lui dire: Mais son inimitié vous rend ma confiance . Quel art d’amener les scènes! L. R .

3) Le sentiment de Vamitié est bien faible pour représenter le cœur d’une mère, même celui d’Agrippine; mais Burrhus pouvait-il dire son amour sans faire une image exagérée et dans

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