Acte V, Scène I
J ü NIE.
Et que sais-je ? Il y va, seigneur, de votre vie :
Tout m’est suspect: je crains que tout ne soit séduit;
Je crains Néron ; je crains le malheur qui me suit.
D’un noir pressentiment malgré moi prévenue,
Je vous laisse à regret éloigner de ma vue.
Hélas! si cette paix dont vous vous repaissez Couvrait contre vos jours quelques pièges dressés;
Si Néron, irrité de notre intelligence,
Avait choisi la nuit pour cacher sa vengeance;
S’il préparait ses coups tandis que je vous vois;
Et si je vous parlais pour la dernière fois!
Ah, prince !