COOPERATION MILITAIRE
"Quant à la coopération des forces militaires de l'Empire, le comité a d'abord reconnu que les représentants des possessions autonomes, à la conférence de la défense impériale de 1909, ont signifié leur adhésion générale à la proposition suivante: — "Chaque partie de l'Empire est disposée à se préparer de " telle manière qui la rendra capable, si elle le désire, de prendre sa part dans " la défense générale de l'empire." En conséquence, le comité décide que les arrangements requis pour faciliter la coopération des forces militaires de l'empire relèvent des devoirs des sections locales de l 'Etat-major général impérial, lesquelles opèrent sous les ordres de leurs gouvernements respectifs et en communication avec la section centrale du Bureau de la Guerre, dans lequel les possessions seront représentées.
"L'expansion de l 'Etat-major général de l'Empire et le développement de ses attributs occupa aussi l'attention des délégués. On fait remarquer que cet Etat-major existe depuis deux ans à peine, et qu'il ne serait pas très raisonnable d'en exiger un progrès considérable.
" L 'Etat-major général de l'armée allemande, dans sa présente constitution, * ' existait depuis plus d 'un demi-siècle avant que sa valeur pût être prouvée au " monde en 1866 et 1870. L 'Etat-major général de l'armée japonaise était " vieux de 25 ans, lors de la récente campagne de Mandchourie. " Mais, ajoute-t-on : "nonobstant sa fondation toute récente dans sa forme actuelle, on peut " dire qu'un progrès considérable a été accompli par l 'Etat-major général de " l'Empire dans ses deux années de vie."
"Aussitôt que la formation de l 'Etat-major général impérial fut mise sérieusement à l'étude, on s'aperçut qu'il fallait plus d 'ente 'te définie sur les différents points. En conséquence, un document sur les conditions détailllées des échanges temporaires ou permanents d'officiers entre l'armée régulière et les forces des possessions, fut rédigé sur les ordres du chef de l 'Etat-major général impérial, en 1910, et envoyé, par l'intermédiaire du Colonial Ofice, pour étude, aux divers gouvernements intéressés. Les propositions contenues dans ce document ont été acceptées en principe par le Canada et la Nouvelle-Zélande. L'Australie n'a pas encore répondu et le gouvernement de l'Union de l'Afrique du Sud a déclaré qu'il n'était pas en état de prendre aucun engagement à présent.
(1) Traduit de la "Free Press", d'Ottawa, 31 juillet 1911.