DEPENSES ADDITIONNELLES
Du reste, la loi projetée crée d'autre» sources de dépenses.
L'article 8 pourvoit à l'établissement d'un conseil de la Marine qu'il faudra rétribuer.
L'article 40 et les suivants décrètent l'établissement d'une école navale qu'il faudra construire, meubler et remplir de professeurs et d'élèves.
L'article 36 pourvoit déjà à la fomdation de pensions pour nos marins.
LE PROJET DE LOI NAVALE
Et enfin, en dehors de la loi, dès l'été dernier, à la conférence de Londres, il a été entendu entre l'amirauté anglaise et nos représentants qu'il faudrait construire, dans nos ports, des bassins de radoub — non-seulement pour les navires de la flotte canadienne mais pour les plus gros vaisseaux de guerre britanniques.
Voici, sur ce point, le texte du Rapport de la conférence:
Dans toute étude de la question de créer de nouvelles installations de radoub, l'amirauté suggéra qu'il faudrait concevoir les bassins de dimension suffisante pour accommoder les plus gros bâtiments, soit de guerre ou de commerce, tu qu'outre les avantages mercantiles, des croiseurs cuirassés et des bâtiments de guerre pourraient en cas d'une circonstance critique se servir de ces bassins. Il pourrait être placé des bassins de ce genre sur le Pacifique, l'Atlantique et le fleuve Saint-Laurent. (1)
Tous ceux qui ont consacré à cette question une étude même superficielle savent que le projet actuel n'est que le commencement, l'embryon de notre organisation navale. Il suffit d'étudier l'histoire et le budget des nations qui possèdent des flottes de guerre pour comprendre combien il est insensé de croire que nous en resterons à cette dépense initiale de onze ou quinze millions.