OPINION DE SIE F. BORDEN
Sir Frederick Borden, ministre de la Milice, soutint l'attaque sans broncher.
Hntre autres paroles très sensées, il fit les déclarations suivantes que je recommande à ceux qui, en ce moment, ne rêvent que batailles et carnage sur toutes les mers du globe:
"L'idée fondamentale d'une milice a toujours été et est encore la défense de la patrie. Dans toutes les parties de l'Empire Britannique, sans exception, et en Angleterre même, la loi consacre le principe que la milice, composée d'engagés volontaires, ne pourra être appelée à servir que chez elle. J'ai pris la peine d'examiner les anciennes lois de milice des différentes provinces qui forment maintenant la confédération du Canada, et dans toutes je retrouve cette même restriction. Cela a toujours existé. C'EST DONC UNE FOLIE QUE DE VOULOIR PARLER DE SERVIR EN DEHORS DU PATS . . .
ON A AJOUTE LES MOTS "POUR XA DEFENSE DU PATS" POUR BIEN IN- DIQUER QUE LA MILICE NE PEUT ETRE ENVOTEE EN DEHORS DU CANADA QUE POUR LA DEFENSE DU CANADA." (1)
Au cours du même débat, le même ministre déclarait que, lors de la guerre d'Afrique, le gouvernement avait agi en dehors de la loi, au-delà de la loi, — on avait failli me lapider qua-
(1) "Débats" des Communes — traduction officielle. 1er août 1904, col. 8190 et 3196.
tre ans auparavant, parce que je disais la même chose, — et il ajoutait qu'en 1899 comme en 1904, sous l'empire de la loi de la milice, — comme à toutes les époques, dans tous les paya autonomes de l'Empire britannique, — jamais une loi sur la milice n'avait pourvu à l'envoi de troupes coloniales en dehors de la colonie, sauf pour la défense du territoire colonial.