‹ Brochures diverses (volume 2)Chapitre 25 sur 289 · ON TAXE LES COLONIES COMME EN · texte numérisé non relu

ON TAXE LES COLONIES COMME EN

En somme, sous des dehors différents et avec d'autres moyens d'action, le mouvement impérialiste part du même fond et tend au même résultat que la lutte entreprise au XVI Ile siècle par le gouvernement autocratique de Georges III : Taxer les colonies pour la défense de l'Empire. Avec cette franchise qui caractérise les hommes publics d'Angleterre et qui rend la discussion de la politique anglaise toujours intéressante et fructueuse, lord Selborne, sous- secrétaire d' Etat pour les colonies, V a reconnu publiquement l' an dernier. La seule différence qu' il y voit, c'est que les ministres de Georges III eurent la maladresse de vouloir prélever eux-mêmes des impôts sur les colonies, tandis que les ministres actuels s'efforcent d'amener les colons à se taxer eux-mêmes au bénéfice de la métropole, (i)

La situation actuelle est, à la fois, plus avantageuse et plus défavorable qu'en 1774 aux calculs des gouvernants britanniques. Ils sont en communication plus facile avec la colonie ; il s'est développé dans les possessions lointaines de l'Angleterre une classe de financiers et de politiciens vaniteux et avides d'honneurs, qui leur sont des collaborateurs dévoués et utiles. Par contre, la jouissance demi-séculaire d'une liberté plus grande et le progrès constant de la démocratie, en Angleterre et aux colonies, rendent l'entreprise plus difficile.

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