‹ Brochures diverses (volume 2)Chapitre 264 sur 289 · FONDS DES ECOLES · texte numérisé non relu

FONDS DES ECOLES

En

la

Parlement amenda

fédéral et

1S79, le loi qui régit le domaine créa un fonds permanent dont le capital s'accumule dans le trésor fédéral et don£~Ie revenu tombe dans les caisses provinciales du "Uanitoba et des Terri loires afin de subvenir aur:

dépenses de l'instruction publique.

ORDONNANCES DE 1S84 à 1892.

En i8S4, la législature des Territoires vota sa première loi scolaire. Je lisais, il y a quelques jours, dans la "Patrie", "que cette loi fut la base de l'organisation scolaire des Territoires.

C'est "là une des erreurs, involontaires sans doute, qui déparent les articles, très intéressants du reste,, que M.

Tarte publie depuis quelque temps dans son journal. Je signalerai, dan^ un instant, quelques-unes de ces erreurs, beaucoup plus graves que celle-

A cause de certaines lacunes, l'ordonnance de iSSi ne lut pas mise en opération. La loi qui servit de base "1 l'organisation scolaire des Territoires fut l'ordonnance de 1885. Cette loi, analogue à. celle votée à 0 u éb :c en" Îjib9, constituait deux régimes absolument distincts : celui des écoles publiques et celui des écoles confessionnelles. Eue créait un conseil composé du lieutenant-gouverneur et de quaj.re membres, dont deux protestantset cTStix catholiques, et chargé comme corps, de l'organisation générale du régime scolaire. Ce conseil se séparait en jlcnv rnTTjjtc-s, l'un protestant et rautre catholique, lesquels exerçaient une autorité exclusive sur I les écoles de leur confession respective et choississaient les livres d'enseignement qui leur étaient destinés.

\ En 1SS6, une nouvelle ordonnance \ remplaça la pnmTTeTè^et~cxéa un triple

système : écoles publiques, soumises à l'autorité *ff5->c"o"TiM'il, — écoles protestantes sous la direction du comité protestant, et écoles catholiques sous la dépendance du comité catholique.

Les inspecteurs d'écoles et les instituteurs, préposés à l'application de chacun de ces régimes, recevaient leur nomination des mêmes corps.

L'ordonnance de 1887 porta le nombre des membres *"fltt Conseil à huit, dont cinq protestants ^ f mj^ mi hnliqces^ L'organisation des trois systèmes d'écoles resta la même qu'en 1SS6, sauf que tous les instituteurs devaient dorénavant recevoir leur diplôme du conseil général.

appuya, en 1S90, la proposition de 31.

Cayley réitérant les voeux adaptés en

18S9 contre les écoles séparées e"c contre la langue française. Et c'est c* même M. Haultain, aujourd'hui premier ministre des Territoires, qui, dans son désir ardent de l;4ib4eer" ta Nord-Ouest de ses "entraves", s'efforce de nous faire croire à son bon vouloir à l'endroit des catholiques ci; déclarant que, fût-il dictateur demain, il maintiendrait dans toute sou intégrité le régime des écoles séparées.

Les actes passés de M. Haultain jettent sivr son attitude présente une lumière qui me force à douter de la sincérité de ses intentions.

CAMPAGNE DE D ALTON McCARTHY.

Un homme politique dont le nom n'est pas encore oublié, M. Dalton McCarthy, poursuivait alors sa campagne de haine et de désunion nationale. Repoussé d'Ontario par la résistance ferme de M. Mowat, il alla, porter la guerre clans l'Ouest et semer des germes de discorde dans ces régions nouvelles où les politiciens en quête de popularité malsaine, étaient plus nombreux que les hommes d'Etat soucieux de faire triompher la justice et de préserver l'intégrité de ia nation.

On sait quel succès couronna les efforts de M. McCarthy au Manitoba.

Au Nord-Ouest, ses disciples se trouvèrent gênés par les entraves^que le parlement "tederal leur avait imposées e^i^T^eOSlZi. "?t""»»-*e»sion de îSSo, l'Assemblée législative des Territoires vota deux adresses au parlement fédéral demandant le ^rappel des articles de l'Acte^ dçs Territoires ~Tprr~"Sa"TfYegardeur^rexistence des écoles séparées et l'usfepgejîê \.\ langutCfrançaise. Le Parlement ayant refusé de' faire droit à ses demandes injustes, l'Assemblée revint de nouveau à la charge en iSqo.

Au nombre des membres du comité chargé de rédiger l'adresse de 1SS9 contre la langue française se trouvait M. Haultain. Le même M. Haultain

grand

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