‹ Brochures diverses (volume 2)Chapitre 266 sur 289 · ORDONNANCES DE 1892 : LES CA- THOLIQUES SONT DEPOUILLES · texte numérisé non relu

ORDONNANCES DE 1892 : LES CA- THOLIQUES SONT DEPOUILLES

Qu' arriva- t-il alors ? La législature du Nord-Ouest adopta une nouvelle ordonnance scolaire détruisant de fond en-- comble le régime étabH par

et 1887.

aurait appelé "Pacte de tyrannie le plus inïârae" si la province do Québec Pavait perpétré ? Et pourtant c'est cet acte même que le parlement

fédéral se prépare, paraît-il, à sanctionner sous couvert de "compromis honorable". La nature d'un acte se trouve-t-eile ainsi profondément mo-

cause de ?

d'une simple différence

ïts ordonnances de ~ïl En vertu de cette nouvelle loi, le cou- Stil-des-~nnnistres se trouva constitué tn comité executif du conseil d'instruction publique, lequel se composait des membres du gouvernement et de quatre membres adjoints, dont deux catholiques, et deux protestants.

Ces membres adjoints n'avaient, du reste, quelejl£3i£rjlaJom inerleux avis .

Le comité protestant et le comité Catholique furent supprimés et toutes les écoles mises sous P autorité unique du crvnspJL c^ést-a-dire, dans la pratique, souj JjJajiJtûxit£d]U^qiiveniemen.t qui déterminait la nomination des inspecteurs, . Tp. choix des manuels d'enteignement et Pexamgn, des instituteurs.

Il me revient à la mémoire, à ce sujet, un passage d'un discours que M.

Laurier prononça à la Chambre des Communes, en 1S93, sur la question de3 écoles du Manitoba. Il me semble $ue ces paroles ne manquent pas d'actualité :

Supposons, disait-il, que demain la législature de Québec abolisse le bureau des Icolea protestantes : puis nue. par l'efï*t d.3 cette loi, l'administration des éco- *•* PrÇjigsl&ntes soit remise au bureau f **tJy>liTîuedïï Conseil d'éducation, c'est- %.»dire, en réalité, entre les-- mains des Ivêques catholiques. Si une semblable législation était passée par la législature <î* Québec, est-ce qu'il y a un seul homfcû« qui dirait que ce n est pas là l'acte C% tyrannie le plus infâme?

Ce langage est peut-être un peu violent. Néanmoins, je reconnais volontiers que si la législature de Québec tu agissait ainsi, elle commettrait une injustice réelle. Mais alors, comment devons-nous apprécier l'action . de la législature du Nord-Ouest qui a accompli en 1892 ce que M. Laurier

difiée

de longitude ? Ou faut-il croire réel lement qu'une mesure qui serait infâme et tvrannique si une majorité catholique l'imposait à une minorité protestante devient, aux mains d'une majorité protestante qui l'exerce contre une minorité catholique, un acte ce légitime autorité?

La même ordonnance de 1892 prescrivait eue toutes les matières du

^sêragSS^St^ées (aTtrT$3Tfelle daignait

un

cours élémentaire de primary course... in the

permettre

français — "a French lauguage.

Mais l'innovation la plus importante, -au point de vue catholique, étaiK h l'interdiction de Pense i^nement relîOx g eux dans les écoles séparées '"~( art. S^T"! Les commissaires d'écoles conservaient néanmoins la faculté de faire donner cet enseignement une demiheure par jour, comme dans les écoles publiques, entre trois heures et demie et quatre heures.

Dans un long document que publiait le "News", de Toronto, vendredi dernier, H. Haultain prétend que "l'ordonnance de 18S4 ET TOUTES LES ORDONNANCES SUBSEQUENTES prohibaient l'enseignement de la religion avant trois heures de l'après-midi". blié le

Haultain

.oTs

semble avoir__ ouè*"son pay5, — a^^jiioins -eu il n'ajj; impr-rt — n **p" ser la v é- "f*!té~" alix"- yeux des y -pulations de anada.

rai que Pautonnance de JLS84

1 est du Il est pr oh ibaPt P enseignement de Tfi, it^film avant trois heures— £± ctetn'ie ^e— Pa

midi,

près midi, dans toutes les écoles, publiques et séparées. Mais, ainsi que je l'ai déjà expliqué, -ce tte ordonnance lesta lettre moxte~; et les ordonnan- ^trr^rT??5l^e iSSoct dei88£jte prohibaîénT~l^nseigneîrîeiî4-,tîé^Ta rel igion e dan s Je^çcoles pujblic^es, laissant

toute liberté, sous ce rapport, aux écoles séparées.

En résumé, ""t'ordonnance de 1892 fut, comme la loi d'abolition de 1890 au Manitoba, la conséquence logique de la campagne anti-catholique et antifrançaise de M. McCarthy. Et le vénérable archevêque de Sa:'nt-Boniface, Monseigneur Taché, pouvait dire en toute vérité :

"Plus astucieux que le gouvernement /considération qu'Us "du Manitoba, celui des Territoires a serves cfës'' dj -i^crs ^'laissé aux écoles catholiques leur "existence, mais il les a dépouillées "de ce qui constitue leur caractère "propre et assure leur liberté d'ac- <ltion." •

le respect et l'attention seraient et dus çaux différentes croyances Jjeîi" ^ieuscsTJ? TîT'Ii'avaieïit "pas oublié due lord Grauville, ministre des colo«* nies, avait écrit au même gouverneur lorsqu'en- lui donnant ses instructio relatives à l'annexion des Territoire»

au Canada, \l prescrivait "que les anciens habitants du pavs devront être /traités

avec

tant

d'attentions et de

; iss'ent être prl-

augement qui

sji,4ir-epare .

La première

protestation fut cell*.

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