‹ Brochures diverses (volume 2)Chapitre 56 sur 289 · SIR GEORGE TURNER X NORMANHURST · texte numérisé non relu

SIR GEORGE TURNER X NORMANHURST

L,e 23 juin, quelques uns des délégués des colonies se réunirent à Normanhurst, au château de lord Brassey, gouverneur de Victoria. Ils furent reçus par son fils, l'honorable T. A. BRASSEY, qui déclara que

le sentiment en faveur de l'unité impériale était beaucoup plus fort que lorsqu'il habitait aux colonies quelques années auparavant. " Maintenant que ce désir d'unité se manifeste énergiquement, on devrait profiter de tous les avantages du moment pour fortifier ces aspirations avant qu'elles ne s'évanouissent. Nous ne pouvons attendre des colonies des contributions en deniers pour la défense navale ; mais elles pourraient nous aider beaucoup en nous donnant des recrues."

Sir GEORGE TURNER : Finalement, toutes les difficultés, tous les embarras, tous les obstacles pouvant retarder ce grand mouvement qui tend à rapprocher la mère-patrie et ses colonies, disparaîtront, y espère qu'avant longtemps nous assisterons à quelque célébration en V honneur de " P Unité de P Empire." — {Times, 24 juin, 1897).

Le 5 juillet, le Times publiait l'opinion que sir George Turner exprimait au sujet des affaires coloniales à un représentant de l'Agence Reuter. A propos des relations commerciales avec l'Angleterre, le ministre australien disait :

Victoria a un tarif protecteur ti-ès élevé et je ne crois pas que notre peuple soit disposé à abandonner la protection Nous ne pouvons entreprendre de faire disparaître nos impôts douaniers, qui nous donnent un revenu annuel de deux millions — [de

livres sterling] La nouvelle législation canadienne, au sujet du tarif douanier, est

une expérience que nous allons observer avec intérêt. Tout ce que je peux demander à notre peuple c'est d'accroître les droits sur les produits des pays étrangers. Je crois que la majorité des citoyens de Victoria serait heureuse de tenter un arrangement de ce genre pourvu que la colonie reçut en retour quelque bénéfice.

Evidemment, les Victoriens ne se croient pas tenus, comme les Canadiens, à une reconnaissance sans bornes, à un amour sans partage, pour la mère-patrie.

A propos de la fédération australienne et de la fédération impériale, sir George Turner déclara :

Il n'y a rien qui empêche un parlement et un gouvernement fédéraux de fonctionner dès l'an prochain. Quant à la Fédération impériale, les colonies ne peuvent rien faire isolément. Seules, les colonies fédérées pourront traiter cette question ; et la fédération de l'Australie indiquera un grand progrès dans cette direction et offrira une occasion propice de discuter utilement ce g 'and projet.

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