RÉUNION DE
La Ligue tint son assemblée annuelle à Ottawa, le 14 mars 1900, sous la présidence du colonel G. T. DENISON. Parmi les assistants étaient sir Charles Tupper, les honorables David Mills, W. S. Fielding, sir Louis Davies, Wm. Mulock, R. R. Dobell, sir Mac- Kenzie Bowell, et un grand nombre de députés et de sénateurs.
Le rapport annuel du président contenait le paragraphe suivant :
...... Afin que le Canada soit mieux préparé à accomplir ses obligations en cas de
nécessité, votre comité exprime l'espoir que le gouvernement va prendre des mesures immédiates pour améliorer les forces militaires de notre pays,- — non seulement en nombre, mais en armement, en manœuvres et en organisation ; afin qu'au moment nécessaire, nous soyons prêts à faire notre part co?nplète dans la défense des intérêts de cet Empire sous le drapeau duquel nous jouissons d'une sécurité et d'une confiance que nous ne pourrions trouver nulle part ailleurs.
En proposant l' adoption de ce rapport, le Colonel ajouta :
Afin d'occuper la position qui nous convient dans l'Empire et d'être prêts
à faire notre part dans la défense de ses intérêts, il faut mettre nos forces militaires sur le meilleur pied possible et nous munir d'une quantité suffisante d'armes et de munitions
de toutes sortes Le but principal que notre Ligue doit chercher à atteindre, c'est
de faire tous ses efforts pour améliorer notre système de défense et aider à la marine
en organisant une réserve de marins disciplinés Les soldats canadiens que nous
avons envoyés au Sud -Africain aident à resserrer les liens de l'Empire et ils rendent à la cause de l'impérialisme des services qui ne seront pas oubliés
L'hon. M. MULOCK appuya l'adoption du rapport. Ayant réitéré les sentiments patriotiques du Président, M. Mulock parla de la guerre et ajouta :
Où est aujourd'hui l'école de Manchester ? Où sont les Little Englanders ?
Ils sont aussi disparus que le dodo. Cette question a cessé de diviser le peuple de l'Empire ; et à l'heure actuelle le peuple britannique, dans toutes les parties du monde, a adopté l'idée de l'unité de l'Empire comme article suprême de sa foi natio
nale. Cet article forme la partie essentielle de la foi du peuple canadien et si nous
pouvons, par cette Association, aider à donner une sanction efficace à cette foi, en produisant peu à peu P unification du peuple par l'union des intérêts et des sentiments, ou au moins en nous dirigeant dans cette voie, nous atteindrons le but ultime de la Ligue et celui du peuple britannique du monde entier : l'union complète, la fédération