ABSOLUE DE L'EMPIRE BRITANNIQUE
L'honorable R. R. DOBELL appuya chaleureusement toutes les déclarations de ceux qui avaient parlé avant lui. Il dit qu'il voyait dans le développement ultérieur du principe de la représentation la solution du problème impérial.
Les Little Euglanders, ajouta-t-il, sont aussi disparus que le dodo ; mais il est un autre oiseau dont il reste dix spécimens au Canada.
Ceci était une allusion aux dix députés qui avaient appuyé à la Chambre, la veille même, une proposition déclarant que l'envoi des troupes canadiennes en Afrique n'engageait pas l'avenir du Canada. M. Dobell était l'un des treize ministres qui avaient affirmé le même principe par décret ministériel, le 13 octobre précédent. Mais je crois que, comme la plupart de ses collègues, du reste, il n'a jamais cru à l'efficacité de cette réserve.
Sir CHARLES TUPPER, ayant parlé de l'Union magnifique produite entre toutes les parties de l'Empire grâce à l'ultimatum du Président Kruger, ajouta :
Personne de ceux qui ont entendu le discours si brillant et si éloquent qu'il nous a été donné d'écouter hier soir à la Chambre des Communes (i)ne peut manquer de constater V impulsion étonnante que la guerre sud-africaine a imprimée à cette question vitale et si importante de V unité de V Empire. Ce discours n'a pas été seulement applaudi par les partisans du Premier Ministre du Canada, mais il a été accueilli, avec un égal enthousiasme, puis-je dire, par toute la Chambre
Sir MACKENZIE-BOWELL proposa une résolution recommandant l'établissement d 'une réserve navale au Canada Le Principal GRANT appuya la proposition.
Sir LOUIS DAVIES exprima l'intérêt chaleureux que lui inspire le travail
de la Ligue. Il fit valoir les avantages d'une politique qui ne se base pas sur des programmes et des constitutions écrites. Déjà la fédération de V Empire s'accomplit par
tout V univers La résolution propose de discipliner des marins au Canada afin
de les rendre utiles à la marine anglaise lorsqu'on les y appellera. La Grande-Bretagne doit maintenir, à l'avenir comme dans le passé, la marine la plus puissante du monde — égale non seulement à la marine de n'importe quel autre pays, mais aux marines réunies de n'importe quelle alliance. Cette marine constituera notre défense. ' Nous ne pouvons fournir à la flotte des vaisseaux auxquels nous imposerions des restrictions disciplinaires, analogues à celles adoptées par les colonies australiennes, — à savoir, det> conserver ces vaisseaux pour la défense exclusive des côtes du Canada ; mais il serait peut-être possible de préparer tin plan d"1 organisation par lequel on disciplinerait les nombreux pêcheurs qui peuplent les côtes du Canada, à ses extrémités, afin de les préparer à s' embarquer sur les vaisseaux de la\Grande- Bretagne et à jouer leur rôle dans la défense de l'Empire. Je ne dirai pas qu'on a préparé ce plan ; mais des négociations non officielles ont eu lieu. J'ai eu l'honneur de discuter la question avec M. Goschen et elle a fait des progrès satisfaisants . . . . ,'.
(1) Cet éloge du leader du parti tory s'adressait au discours de sir Wilfrid Laurier repoussant ma proposition du 13 mars 1900 (voir pa^e xiiv) et déclarant que la guerre sud-africaine était la plus juste que l'Angleterre eût jamais faite.