SATYRES ET MÉNADES
[xaxap, oaxtç EÙoaîfiwv Tc^ETa; ôeûiv e!oi1>î (StOTav ayiaxEUEi xai OiadEÛExa'. tjaiyâv.
Euripide, Bacchantes , 72-75.
26. — Pl. X, en haut, à gauche. H. 61. Vert foncé. Fonte pleine.
Anse verticale de petite cruche, en forme de Satyre engagé à mi-corps dans un terme à fleurons. Le Satyre est nu, barbu, chauve, bien musclé. Le bras droit, levé, brandissait ou lançait quelque chose; mais la main a disparu avec son attribut. L’autre main, abaissée, tient le XayoêoXov.
27. — PL XIII, au milieu. H. 4o. Basse Égypte. Patine brunâtre.
Applique en forme de Masque de jeune Satyre : aux oreilles de forme hybride, humaines par le lobe, caprines par le long pavillon pointé en avant ; bandelette sur le front. Le travail est lourd, mais la conservation excellente.
28. — PL XIII, en bas, à gauche. H. 113. Achetée d’un marchand de Gizeh.
Statuette de médiocre travail et de mauvaise conservation, mais intéressante comme type. Elle représente un Satyre debout, immobile, la tête tournée de trois quarts à droite, le regard baissé. Couronne sur la tête, nébride nouée sur l’épaule droite. Les mains sont brisées. La gauche soulevait la nébride, dans laquelle devait se trouver je ne sais quoi. C’est le geste de Sylvain, que les monuments figurés nous représente tenant toutes sortes de fruits dans le pan de sa tunique. Ce n’est d’ailleurs pas Sylvain que représente notre petit bronze, car ce dieu est toujours barbu. Le geste de Sylvain est un emprunt à l’art hellénistique, qui avait accoutumé de représenter ainsi les Satyres. Line statue du Musée Britannique (Collignon, Sculpt. gr., II,fig. 300), analysée par Furtwângler dans un mémoire célèbre ( Der Satyr aus Pergamon ), figure un Satyre dansant, relevant du bras gauche sa nébride pleine de fruits, et tenant sur la main gauche l’enfant Dionysos. Une belle terre cuite d’Asie Mineure ( Myrina , pl. XXVI) nous montre une curieuse variante de ce type du Satyre
nourricier, tiôtjvoç Aiovüaou. Une statue du Musée Torlonia (Rép., II, i4i, 3), sur les restaurations de laquelle je ne suis pas renseigné, représente un Satyre immobile, portant des fruits dans sa nébride, sans le petit Bacchos. Un autel du Louvre (Clarac, II, 1, p. 4n, pl. 135, n° 11 9) représente un Satyre vendangeur portant des raisins de cette façon.
La statuette Fouquet devait faire partie d’un ensemble, car les pieds ne sont pas figurés, les jambes sortent d’une applique massive. La tête est percée d’un gros trou vertical.
29. — Pl. XIII, en haut à gauche. H. 97. Basse Égypte. Vert foncé. Applique fondue en plein, de travail lourd et peu soigné.
Satyre imberbe, le front ceint d’une bandelette, la tête couronnée de lierre ; nébride attachée sur l’épaule gauche ; la main gauche levée tenait un xépaç. Le corps du satyre est figuré jusqu’aux hanches. A la section est un bourrelet, qui raccordait cet sfxê^TjjjLa à la surface sur laquelle il faisait saillie. L’objet était peut-être soudé sur un grand vase de métal analogue à ces poteries campaniennes qui sont décorées de statuettes de terre cuite.
30. — Pl. XII, en bas. Larg. 174. Vert foncé. Fonte épaisse (3 environ).
Pied de candélabre (?), formé de trois doubles pétales de lotus à bouts recourbés. Dans les entredeux, sont soudées trois têtes imberbes, supportées par une palmette et encadrées de rinceaux à lotus. Ces têtes, du plus beau style grec, semblent représenter des Satyres : elles ont la chevelure luxuriante et embroussaillée, faite de grosses mèches indociles, que l’art hellénistique prêtait aux Satyres. Elles ont aussi l’expression extatique, qui convient à des Bacchants. Une longue et forte hampe (diam. 5o) devait surmonter ce pied.