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43o NOS PLACES ET NOS RUES: MONUMENTS ET
en fninçais. prouvent souvent que cette langue leur est peu familière. Tel Robert Coppieiers, doni le .lournal (1767-17(17) vient d'être publié '.
l.a Révolution tVniiçaise introduisit violemment sa laiitjue dans l'adminisiration ^ Noire Ga:;eUe van B' ii^gc en van liet département der Leye, devint, le 29 mai 1811, le ./util nal du Département de la Lys, autorisé par le Préfet, et dût être bilingue. Ce ne futque le 2 décembre 1814, qu'elle reprit un titre flamand.
Les écoles éiigées après le cataclysme révolutionnaire produisirent un cHét làcheu.x, et la langue iVançaise s'iniroduisit de plus en plus dans la bourgeoisie. Le mécontentement contre hi Hollande lut encore funeste à la langue nationale, el i83o amena une réaction française. Le français semblait seul de bon ton. Les pièces publiques, les enseignes, les cartes d'adresse, les factures, les lettres de faire part, tout devint français. .\ peine encore trouvait-on une personne bien élevée qui consentit à s'e.xpnmer en flamand, autreiner.t qu'avec des « gens de peu », comme disait Saint-Simon. Veis 1837. Jan Frans Willems provoqua une réaction, qui finit par s'imposer même à l'attention officielle. Le flamand reprit du terrain en famille et dans les réunions publiques ; les sociétés littéraires se multiplièrent ; les journau.v et les livres flamands abondèrent. Mais une nouvelle réaction française, à causes multiples, se fait sentir en notre ville ; et les tendances hollandaises de certains coryphées n'aideront pas à regagner du terrain.
XI. T^os places et nos rues; monuments et trésors artistiques ; sites et souvenirs.
1. La GRAND'PLACE {de Groote Markt). — Gravures, pp. 41. 114. 113. i k). 142. Celte place, d'après les textes, fut appelée/or;/)» (961. 108g. 1 127. 12S2 98. tl loujouis dans les pièces latines, jusqu'à la fin du XVII I"^ siècle. On trouve marct et maerct, depuis i3o2 ; quelquefois Groole Meiclit ou Groote Marckt, majusfai um. à partir du XVI II« siècle. Elle était encore connue sous le nom de Place du Marché, vers i85o. quoique le nom de « Grande Place » fût déjà usité au XVIII<= siècle. On l'affubla du nom de Place Napoléon, entre 1807 et 1810. Le marché hebdomadaire du samedi y auiaii été institué par Baudouin 111 (qSS 961)^. Nous coiistatons que la place du Marché est située ici comme à Gand, à St-Omer et dans beaucoup d'anciennes villes, sous les murs du Burf ou Château. On y trouvait, en semaine, les échoppes de polieis. de fruitiers (i368). de marchands de légumes, de moules : en carême, on v trcuivait les marchands de fruits secs. Le samedi, on y vendait de tout, comme aujourd'hui.
Le Marché était autrefois bien vaste ■•, mais il avait diminué de dimensions, en 1127, puisque l'église de St-Christophe est désignée alors déjà comme se trouvant jiixta forum -V A la même date, il y avait un cloacarium au milieu du Marché", .le ne crois pas qu'on puisse considérer comme le dernier vestige de ce cloaque, au XVIf^ siècle, le puits qu'on voit représenté devant la Waterhallc. dans le tableau des « Sept Merveilles I) (grav.. p. 33). Ni Marc Gheeraerls. ni les anciens tableau.x ne nous font lien voir de semblable.
I. l'UislKiMt. p 26Q. ^2. I'i.l,lu-^ai„ii<l,- la Société d'Emulatiou lie Uuiaes, iço;. Voir l'Av.,.U-iin.l)us de II. Piiui Veil,..e- Ben p. XIX. ^ 3. llBVjR, ,•/«//., ad anii. i)5S ; WG, IV. 71 ; CKB, II. Jyô. ^ 4. l'ius liant, p. af. ^ .i. GP, 5?. ^ 6. Mil., 67. 5o.
Le Marché a été la place du peuple, à Bruges, dès que le pouvoir munie affirmé '. Ce fut au Marché que les divers régimes plantèrent leurs arbres de 1; les Patriotes, le 26 septembre 1700; les Français, le i3 novembre 1792, le 1794 et le 3o mars 1793 ; la Belgique indépendante, le 24 mus i83i. — On fi de songer à aménager notre Place du Marché d'une manière plus agréablt pratique ^.
Le Marché était jadis une place fermée. On s'est mépiis en y faisant une à l'entrée de la l'Lie Flamande (i85o); mais on pourrait réparer la bévue en un peu vers l'ouest l'alignement de la nouvelle habitation du GoLiverneur. On une grosse faute en créant le trou de la rue de la Bride ■'.
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Côté occidental. — La maison Bouchoitte. D. i5. construite vers 1480 igrav. p. 36i), déjà citée en i3o2. Le Magistrat y venait quelquefois assister aux joules. Girouciie et cadrananémoscope placés en 1682. La boule servit, en 1839. à Ad. Quetelet pour établir le tracé de la méridienne qu'on marqua alors en pierres blanches dans la pavage de la place. — Guillaume Wyls, père de Gilles, à habité la maison attenante, de srhaic.
Rue St-Amand. — La chapelle de St Amand, vendue en 1797 et démolie en 1817 (grav. p. 41), remontait, d'après la tradition, au passage de St Amand en nos parages (VIIIo siècle). Le pavage du v/cz/s 5a«c^î" Amandi fut réparé en 1297, ce qui semble présupposer l'e.xistence de la Chapelle. D'après Sandeius. les Epiciers y faisaient leurs offices religieu.x depuis deu.\ cents ans, donc depuis le milieu du XV« siècle. Ils y
étaient bien avant i5i5, quand leur règlement parle de la réparation de la Chapelle ". Leur maison corporative se trouvait près de celle-ci. Les Pharmaciens, mentionnés en i3o2, faisaient partie de la corporation. Le Magistrat fit un règlement pour les' Apothicaires, en ^qy : et en i582. on exigeait trois années d'études spéciales, avant l'ouverture d'une officine =. Le marché aux herbes médicinales se tenait dans celte rue, comme encore aujourd'hui. — La pompe fut placée vers 1820. Un hospice pour deux veuves ou vielles filles fut fondé, en i635. par Josine Strabant, veuve de Vincent van den Bogaerde (D. 22). — Remarquez la maison D. 7, qui date de iSyB, grav. p. 23i, restaurée par M. Oscar De Rreuck (i88r-82). — Maison D. 28. construite vers i68<). présentant encore trois des sept bas-reliefs représentant les sept jours de la sem;nne ; rusiicages bombés. — .Jolie série de pignons, n^s 2 à 14.
Côlc occidental du Marché (su\\e). — Ci anevbiDf;. D. 16. Sa façade en bois, ne lut démolie qu'en 1822: côté latéral, ancien. Etait habile, en 1 3o5. par un épicierdroguiste, du nom de .lacques van Craenenburg. En i|88. boutique de pottecarie '\ Ne faul-il pas lire apothecai ie * ? C'est là que Maximilien. Roi des Romains, fut gardé à vue. par les Brugeois révoltés, du 5 février 1488 (n. s.), jusqu'au 27 du même mois, où il fut transféré à l'Hôtel de Jean de Gros, piès de St-Jacques ■". — Maison de Matie. D. 17, Lostel a le lune (i3o2\ Au XIVi; et au XV^ siècle la Ville prenait souvent celle maison en localion. ainsi que les deux maisons aliénâmes et Rnuchoule. quand des joutes se tenaient au Marché, pour y installer des princesses, ou poui' y aller ellemême ou y conduire des ambassadeurs °. Une magnifique cheminée sculptée en pierre blanche provenant de l'ancien rez-de-chaussée, aujourd'hui cave de la maison, a été transférée au Musée archéologique. Elle est du XI\'« siècle. — Coolkerke aliénante à la Maîie. partie de D. j8-iq. servit dès i334 et jusqu'en i35o. de local aux scaciii'elters T : elle empruntait son nom à celui de son propriétaiie. — Façade en pierre de taille. D. 18. XVI1I<; siècle. — La maison D. 22, nommée De Onde Muiite, en i3o7 (façade restaurée. i8q6l. peut se trouver sur l'emplacement cju à proximité de l'ancienne Monnaie de Bruges, déjà organisée avant 1291. mais qui ne se trouvait plus au Marché, en i3o5 ".
Côté septentrional. g\i\\ . pp. iip. 55. 142. — A l'ouest se trouvait l'église de St Christophe, patron des Poissonniers. Elle existait déjà en 061 <•. Confie sa face méridionale fui construite plus tard la chapelle de St Georges, dite teu steef;here, audessus des magasins des potiers de terre. On croit qu'elle fut fondée par la famille Breidel. Les vieux magasins des poliers et des marchands de beurre furent remplacés, vers iSSo'", par les constructions qu'on voit sur notre gravure de la page 119. Les deux chapelles, qui menaçaient ruine, furent démolies en 1786 ". On laissa debout quelques constructions du XVI 1= et du XVI IIs^ siècle, au nord et à l'ouest, qu'on peut voir encore aujourd' hui, et les laides consiructions qu'on voit à l'emplacement des Chapelles, furent commencées en 1792. Les façades du Marché, à l'est de la rue de la Crevette {Gheernaertstraetkin. 1467I. sont autrement pittoresques. Remarquez surtout : le Panier d'Or, autrefois (ronde luius. puis de Wildeman. du nom du locataire, qui fut la Maison des couvreurs, rebâtie vers 1680 ; et la maison des poissonniers, D. 34-35. nommée de drie Mueuiken, en 1579, reconstruite en 1621-22, comme l'indiquent les deux
I. Ok nKMRViîu, Or,\'itie ilrs Apolhicnh es dt Briigts. 33.^^2 là/J..it) 5o. Sa. ^ j. AE. xljl. S7. ^4 DkMrvbk, 1. c, i^ ; Despaks. iv.ô.iq. ^.=1. AE, xin.87 ; — AE. II. 98: I. vi. jo3. 3o6. ; Htl boeck van al'l gène Jaltei gheschirill is HHiien Briige/te sichirnt inn- i^jy... ^CeMsche Bibliopli.) 180-324 ^6. Plus liant, p. 243. * 7. Plus l^iut, 11,17a ^ fi, 1,111. 144 ; — F, XI. .i5;IJ, 186 ; plui liaul, pp, 20, 49-50, ^ 0. CP, II. 5. Voit ci-dessus, pp. 22. 298-9 * 10. CE, vi 286 * 11. AA Eve. lié, Acia rpisc, reg, 76, fol, I03 ; Acfa capil. S. Douât. 1780-87, fol, 3.^7 V, 24 et 2ç mai 17,^6.
millésimes des ancres et du cartouche ; restaurée en 1882. Devant cette maison, aujour.riuii la Civière d'Or, se tenait le marché au poisson ifoi iim pisciimi, iSgôi. il y resi.i jusqu'en 1745, quand il permuta avec le marché aux t;rains. En 1709, on une nouvelle Minque, om ée de fer ouvragé '.
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Dei lièie St Christophe, se trouvait le Bergpoel ilen bergciipoele], nommé ainsi au rôle de la taille pour i3o5, et encore en 1614-. Cela ne fait-il pas songer aux marécages des rives de la Reie ^ ? La pompe qu'on y voit est du sculpteur Pierre Pepers (vers 1760). Sur cette place se trouvait déjà, en 12881, le Buelerhtius, où le commerce du beurre et du fromage se faisait en gros. Il fut reconstruit en 1404-5, fut abandonné en i 539-40, et démoli, peu après i58o ^, parce qu'il tombait en ruines.
4 ij.