‹ BrugesChapitre 116 sur 137 · L.. iHScr · texte numérisé non relu

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aux côtés du Duc '. Le mausolée de Charles le téméraire n'est qu'une mutation très inférieure de celui de sa fille. Il fut exécuté en style de la Renaissance par Jacques Jonghelinck fondeur à Anvers. Josse Aerts et Jean de Smet. tailleurs de pierre à Bruges, d'après les dessins de ("orneille de Vriendt. dit Floris. d'Anvers, sous la surveillance de plusieurs seigneurs à ce commis et de Pierre Aerts, notre tailleur de pierie et marpuillier de N.-D. '. — Dans la même chapelle, triptyque : la Déposition de la Croix d'un maître inconnu, vers 1490. Sur les volets : Ste Marie Salomé et Ste Marie Cléophas : au fond : le Crucifiement et la Résurrection. A l'extérieur : Josse van der Straeten. franc-monnayeur, décédé le 2 août 1490, et Marguerite van Reye, avec leurs enfants, leurs patrons et leurs armes. Sur le cadre, un médaillon représentant Dieu le Père bénissant. Il serait à désirer qu'on pût découvrir le nom du maitre qui a produit cette belle œuvre. — Deux volets de triptyque, portraits de Rémi Ommejaghere, Pétionille Heve et leurs enfants. Pierre Pourbus.

AinhuliUoire. — Sculpture polychromée. vers i5io. restaLiréeen 1882. — Peinture murale à la détrempe, vers 1340. remarquable pour la finesse du modelé, représentant St Louis, roi de Fi ance. grav., p. 3q3 ^. Adroite: Madone entourée de Saints. Jacques van Oost. le vieux. 1648 : — Vision de Ste Rosalie, du même, 1646. d'après le tableau de van Dvck. au Musée du Belvédère, à Vienne : — les disciples d'EmmaiJs. tableau attribué à Michel-Ange Amerigi. dit da Carravaggio.

Chapelle du transept méridional. Sut Vzu\e\. statue en marbe blanc de la Vierge avec l'Enfant, oeuvre de Michel- Ange Buonarotti. donnée à l'église par Jean Mouscron. en i5i4. Cette statue est probablement antérieure à l'année rSrp. Albert Durer, qui visita l'église N.-D.. le 8 avril 1 52 i . l'attribue déjà à Michel-Ange. L'authenticité de cette statue n'est plus contestée 1. — Aux côtés de l'autel, on voit deux branches en fer battu, vers 1700. par J. Ryckman. d'Ostendè. — Panneau: La Cène. Pierre Pourbus. i562; restauré après l'invasion des Gueux, en 1589, par Antoine Claeissins. Ce tableau jouit d'une réputation très grande et bien méritée. — Procession du St Sacrement. Antoine Claeissins, iSqq : — un Christ en croix, d'après Antoine Van Dyck, Tombeau d'Adrien de Haveskerke et de ses deux femmes, vers iSôo'. Lame funéraire de Josse de Damhoudere, le célèbre jurisconsulte, décédé en i58i (v. s.). Voir p. 428.

Transept sud. N.-D. des Sept Douleurs, grav., p. ii3. Tableau typique d'un maître inconnu dérivant de Gérard David, peut-être Adrien Isenbrant. élève de celui-ci. l'un des Pseudo-Mostaert. de "Waagen. On est convenu d'appeler ce maître le Mattrede N.-D. des VII douleurs. Cette œuvre est d'une très grande noblesse et d'un sentiment fort délicat. Les médaillons rappellent de loin ceitains dessins d'Albert Durer. Le volet qui formait diptyque avec ce panneau, se trouve au Musée royal de Bruxelles, n" 114-115 (Catalogue de M. A. J. "Wauters. n" 585). Peut-on caresser l'espoir que ce volet viendra rejoindre le panneau principal ? Le panneau de Bruxelles représente Georges van de Velde. bourgmestre de la commune et prévôt de la confrérie du St Sang en iSiy, décédé en i528. et sa femme Barbe Le Maire, décédée en i535, avec leurs patrons et leurs enfants. Georges van de Velde y est représenté dans son costume de membre de la confrérie du St Sang. Le tableau fut peint après sa mort, mettons vers i53o.

rfsfes du Tcmtrairf soiif-ih n Bruges on à Nancy, par G. Savb, Nanry, Voirin et Kreis, 1894. «j sauvelaKe des tombeaux en 1796 : voir AE, n. 70: GEB. 188. ^ 3. Voir plus haut, p. 3d6. ^ 4. i"iS7i : \Vk.»le, Briig cl scsrni!., 4- édit. 1:5-6. Acte de donation, du 23 novembre 1.S14, par Je N.-D., 2S2. ^ 5. Grav., Gaill., Imcr./iiiiir. N.-D., j6o.

Nef méridionale. Première chapelle, en descendant: Triptyque dont le panneau central, la Transfiguration, grav. p. 97, est une œuvre de Gérard David, ou de son atelier, peinte vers i520, à la quelle le grand artiste doit avoir au moins pris une part considérable. — Les volets furent peints par Pierre Fourbus, iSjS.

Deuxième chapelle, en descendant : Triptyque placé à la mémoiie de Diego de Villegas et de Adrienne de la Corona par leurs descendants, en iSyg. Cette œuvre ' d'un maître inconnu, peinte vers 040, dans la manière de Holbein, représente la Vierge avec l'Enfant, auquel un ange présente des fruits. — La déposition du Christ, grand tableau sur panneau, signé Ghislain Vroilynck, 1 620.

Troixième chapelle, en descendant ; Esiher intercédant pour son peuple. L. de Deyster, 1695. — Cabinet d'armes d',A.lplionse Anchemani. décédé en 1625. —Triptyque

de Nicolas van Thienen (t 1627) : la Vierge avec l'Enfant, attribué à Antoine Claeissins ; au revers des volets, l'Annonciation, en grisaille. — Marie Madelaine aux pieds du Christ.

D. F. Francken, 1628.

Quatrième chapelle, en descendant : Ste Marguerite, agenouillée devant la Vierge avec l'Enfant et Saint Jean -Baptiste, par J. Maes (16. .-172.). — Cabinet d'armes de Nicolas de Schietere, 1637.

Aux anciens contreforts :

quelques monuments funéraires du XVII» et du

XVI 1 [«siècle, parmi lesquels celui d'Olivier de Wree, Vredius. l'historien réputé, décédé en i652 ^— Rothenhamer. iSgS: Mariage mystique de Ste Catherine d'Alexandrie; attribué jadis à Ott" Venius.— Diptyque:

r.Annonciation et l'Adoration des Mages, fin XV^ siècle.Ces panneaux palimpsestes très intéressants, mais de mérite fort secondaire, aux figures trop courtes, mais peints en tons chauds, très soignés, n'ont rien de commun avec les œuvres auxquelles est attaché le nom de Henri de Bouvignes, dit

de Blés. Le revers des panneaux porte des traces de peintures plus anciennes avec nimbes en relief, comme on en exécuta longtemps en Allemagne, en France et en Italie, et même en nos parages, semble-t-il, au XI V^ et au commencement du XV« siècle. — Ste Marguerite, Jacques van Oost, le jeune, 1667 ; — Adoration des Mages. Gérard Zegers, vers i63o, (voir p. 470), tableau d'un coloris vigoureux et plein d'harmonie, le chef-d'ôeuvre du maître, provenant de St-Donatien '■. Ce magnifique tableau devrait obtenir une place oià il reçoive une meilleure lumière. — Extase de St Druon, J.-B. Herregoudts, 1712.

A l'extrémité occidentale de la nef, l'ancien triptyque du maître-autel, représentant le Crucifiement. Sur les volets : le couronnement d'épines, le portement de la croi.x, la déposition et la descente aux limbes. En haut les armes d'Isabeau de Bourbon et celles de Marie de Bourgogne, grand'mère maternelle et mère de Marguerite d'Autriche. Ce tableau fut commencé par Bernard van Orley, achevé par Marc Gheeraerts, en i56i, et restauré en iSSg, par François Fourbus, le jeune. Ces détails sont appuyés sur des documents t.

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