‹ BrugesChapitre 117 sur 137 · Cfr. Bull. Soc. iTHisl · texte numérisé non relu

Cfr. Bull. Soc. iTHisl

Sacristie. Cliasuble, dalmatique et tunique, en étoffe et de torme modernes, ornées d'orfrois historiés. Ces liioderies sont remarquables ; mais on les a rognées pour les accommoder à la l'oime étriquée qui fait l'admiration de certains liturgistes modernes. On l'appelle « l'ornement de Marie de Bouigogne ». De là. à dire que les broderies sont de sa main, il n'y a qu'un pas. Voici la vérité : le drap d'or (aujouid'hui remplacé par du drap d'argent), les perles et joyaux (pour la plupart dispaïus) furent donnés par Maximilien. en mémoire de sa mère Marie de Bouigogne, en mai iSiy. Charles-Quint ajouta 566 livres 5 sols, la livre à 40 gios, monnaie de Flandre. L'ornement porte les armes de Marguerite d'Autriche et sa devise £"« vims me fye, et ne fut termuié que vers i?6o. Il était doublé en satin rouge cramoisi". — Ostensoir, à\K de katte van Bevevslitys, par Jean Beaucourt, orfèvre à Bruges, 1725, en or massif, orné de grappes de perles fines et de statuettes émaillées, don de Marie- Madelaine van Westerveldt, veuve de messire François van Beversluys. — Châsse en argent de St Boniface. faite vers 1828: mais les dix panneaux ciselés, qui représentent la vie du saint, proviennent de la châsse exécutée en 1624. par Melchior Blootacker.

Cimetière. — Grilles, par Ch. De 'Wulf, i8q4-()5 ; ex-voto commémoratif du cinquantenaiie de la pioclamation du dogme de l'Immaculée Conception. 1904. L. Delà Censerie. L'agrandissement des saciislieset la grille au sud seront faits d'après les projets de M. Vierin, tiacés en 1909.

IIL ST-.1aCQUKS. — On signale la construction de St-Jacques. vers i 180 =. Est-ce que cette chapelle est la Cleme Kercke. des documents du XVe siècle ■', et n'a-t elle pas occupé une partie de la nef actuelle ? Le mur gouttereau septentrional, vu de la gouttière, semble indiquer une construction romane remaniée. — La tradition reporte l'érection de la paroisse à 1 240 <. 1 1 v avait ici une église, en 1 290, dont la rue empruntait le nom '. Nous connaissons un curé, en i3ii : nous savons que le cimetière fut agrandi en 1340 et 1 368 ^. Un acte de i3-)9 paile de l'ancien presbytère. — Nous avons tiaiié de l'église -construite, croyons nous, au milieu du XlII^siècle', et l'on y travaillait, en 1327*. Elle avait un choeur, un transept avec tour centrale; deux chapelles flanquaient le chœur ; une nef. au sud de laquelle se trouvait l'ancienne cleeiie kercke. L'abside, restaurée en 189798, par Ch. De Wulf. était construite, en bas. en pierre siliceuse, veltsteen. L'étage intérieur de la tour?, le chœur, aujourd'hui chapelle septentrionale, le bras du transept, au noid — sauf la façade reconstruite en partie, voir la grav. de la petite porte, p. 192 — , l'arc triomphal, où se trouvent encore les anneaux de suspension du grand crucifix sont de celte construction, qiii est de grand style. L'extérieur de cette construction a conservé sa curieuse coiniche à modillons historiés; et, à l'intérieur, l'arc d'entrée de la chapelle septentrionale existe encore. Celte chapelle septentrionale avait deux étages, au XV": siècle, peut-être même dès sa construction. — L'église fut agrandie entre 1439 et 1477 '°. On commença par des travaux à la tour, entre 1459 et 1465, sur laquelle on avait replacé l'horloge avant 1489. En même temps on constiuisit le chœur et la chapelle méridionale, qui se terminait en chevet rectiligne. La Ville accorda, en 1468, une emprise sur la rue, pour l'abside du chœur. Le dimanche de la Passion 1469, l'Evêque de Sarepta célébra la première messe dans le uieiiw H'erk et bénit la partie nouvelle du cimetière. Er, 147.1 le mur oriental de la chapelle méridionale fut

j. IJocum., Gaill., l.c.,24-25etxxiii, etAA cieN.-D.,/i7/. 11. 108. ^ 2 GB, 5Ô. ^ 3. l'Ius l...ul, p. 3:;o. ^ 4 l'l"S liaul, pp. ôi. 277. ^ 5. IJ, Ô77 : iit vico saacli Jacobi. ^ 6. A.\ St Jacques, originaux. ^ ;. Plus liaut, i>. :-io. ^ S. Gaim. , Imcy. fiiutr. N.-D,, lit). ^ ç. Plus liaut, p. ôig. ^ 10. Voir, jjIus baut, p. J85.

démoli et reconstruit à trois pans. I.e cli(i.an- fut teiminé en 1470. [,e 3 novembre 1471. un Evèqué v chanta la messe et consacra quatre autels dans l'ei^lise. La nef

iîSÊ^ité^

aP»^^

méridionale (14761 fut construite aux Irais des paroissiens, parmi lesquels surtout Charles le téméraire, qui habitait rue du Marécage et fréquentait son église paroissiale; Jean de Gros, chevalier de la Toison d'Or ; Thomas Poitunari, le riche marchand florentin et aident des Médicis à Brui,'es ; Antoine de Moor. Des troncs circulaient, toutes les semaines, dans la paroisse. La nef du milieu et le bas-coté nord turerït

commencés en 1472, par la façade occidentale et la tourelle adjacente, restaurées en 1892 par Cli. De WulF. En 1476, on plaça un pavement en briques de Stalhilie. Une crête en pierre d'Ecaussines fut placée sur la grande toiture, en 1478. La chapelle méridionale, faisant face à l'ancien transept septentrional, aujourd'hui dédiée à N. D. de Lourdes, date de la tin du XV« siècle ; la chantrerie de la famille de Moor, entre les absides du chœur et de la chapelle septentrionale, date de 1483 ; celle de Ferrv de Gros, fui construite avant i5i2 '. Le chœur fut voûté en bardeau, et décore de peinluie, d'après le dessin de Jean Provost, en 1 5 16-18 -.

Les Gueux dévastèrent l'église et la pillèrent de fond en comble, en i38o'\ Ils detiuisnent le maître-aulel consacré déjà en 1471 ; le jubé en pierre grise, don probablement de Charles le téméraire ; les stalles de 1480 ; le sacramentshuus. de 1482 ; la herse, antérieure à 1420, des tableaux, les verrières. Mais ce n'est qu'après 1670 qu'on gâta la construction de l'église. Notons, d'après les archives : construction de la chapelle de St Antoine, 1674-73; voûte delà nef centrale et de la nef méridionale, 1692 ; les fenêtres de la chapelle de St Léonard murées, 1694 93 ; reconstruction partielle du bras septentrional du transept (chapelle des àmesi, 1693 ; reconstruction de la chapelle des Bouchers (sacristie) 1698 99, avec changement des trois fenêtres, au nord, en fenêtres dites » italiennes » ; bénédiction de la chapelle de Ste .\nne. 1727-28; changement de forme de sept fenêtres au haut-chœur, 1783-86.

Sur le maître-autel avait été placé, vers 1 520, le tableau de Hugo van dei- Goes lepiéseniant la déposition du Christ-*. On voyait, au chœur, un chandelier pascal (i537), un lutnn-aigle (1497). des balustres en cuivre, derrière l'autel (141)6-97). Sur l'autel de la lamille Moieel se trouvait le triptyque de Memlinc, aujourd'hui au Musée communal, et sur l'autel de Baptiste del .-Xgnelli, la "Vie de St .lean Baptiste, par Roger van der Weyden. — .l'ai été le premier à signaler, en octobre 19045, un tableau repieseniant l'intérieur du chœur de l'église, appartenant au duc de Devonshire, qui m'a gracieusement autorisé à le reproduire en photogravure. 'Voir à la page 32 1. Le tableau est très e.\act en ce qui concerne la construction ".

La tour n'avait qu'un étage, avant 1459. Il datait probablement du commencement du XV' siècle '. Cet étage est très caractéristique comme construction brugeoise en briques. Le bahut crénelé de cet étage et le second étage, couronné de même, furent construits entre 1459 et 1465 *. On plaça sur la toiture, quatre écailles dorées, en 1 5oo- 1 5oi . La tour a été réparée plusieurs fois, au cours du XVII' siècle, et les bahuts enlevés en 1696-97, furent reconstruits en 1759-62. En i5oo, St-Jacques possédait trois cloches, nommées .lean, Jacques et Pierre. Actuellement l'église possède encore une cloche du nom de Pierre, fondue par Simon Waghevens. en i523; d'autres, du X'VII' siècle et une de Dumery (1766) baptisée Jacques le majeur.

La nef et le chœur. — Au mur du fond, deu.\ cabinets d'armes de la famille de Gros, i6i3 et 1625. Remarquez le fond de niche de l'ancienne table du St Esptit, à droite de la porte. Chaire, 1689-94; jubé, par Jacques Cocx, 1628-29 ~ '^s balustres en cuivre des portes sont de 1682 et l'orgue y fut placé vers lySS ; stalles, par Martin Moenaert, sur dessins de Corneille "Verhoeve, 1673-74 ; maître-autel, par Corneille Gailliard, 1663-70 ; avec tableau de l'Adoration des mages, par Jean van Bockhorst {i658) ; tabernacle-tourelle, derrière le maître-autel, 1393.

1. La cliapelle méridionale lui lutconcédée en U7S: A A St Jacq, Rég. des sépultures, n- 2Ô, (ol. 46. ^ 2. Les reuseiKU ment» sont empruntés aux comptes de l'église. ^ 3. Lamtii/alie van Zbghbr van Mals. 9. <)fe 4- -^E. LVli 444. ^ 5. Hriigrs UH leur, xif édit., loi. ^ 6. Voir un essai de description, que ie ne puis discuter ici, AE, ivi. 07 ^ ?■ Subside 1429-20, I. 45. Voir plus liaut, p. oo5. ^ 8. Voir Marc Gbeeraerts.

Œuvres d'art et tableaux. Comme d'habitude, nous commençons à l'ouest du côté septentrional. — i. Retable en trois compartiments : la légende de Sle Lucie de Syracuse, giav. p. 169 Dans le fond du tableau on voit la tour des Halles el celles de N.-D. et de St-Sauveur. telles qu'elles étaient à l'époque où le tableau fut peint. Les proportions des personnages laissent à désirer ; mais tous les déiails sont d'un grand fini. Peintre Brugeois inconnu ; daté 14S0. Friedlander appelle le peintre de ce tableau typique der Bi iigger Meister der Lucia Légende. Les bourreaux et les pauvres se rapprochent beaucoup de ceux de Thierry Bouts dans son martyre de St Erasme, à Louvain. — >. Tableau vuiif de la famille de Soyer (Zeger) van Maie, représenté agenouillé, avec ses deux f'emmes et leurs nombreux eiifanis. devant le Christ ressuscitant : Pierre Pourbus, ôyS.— 3. Tiiplyque. attribué au Maître du St Sang, qui dérive de Gérard David, et semble avoir été influencé par Quinten Metsys '. Panneau central: Deipara Vir^o fgrav. du panneau central, p. 22?), Salomon, des prophètes, des sibylles.

St .loachim et Sle .Anne, contemplant la Ste Vierge et l'Enfant, sortant d'une rose d'or. .Ange avec les emblèmes de la Passion. Sur le volet de de.vtre, la sibylle Tiburline. et sur le volet de sénestre. St Jean à Pathmos, contemplant la Ste Vierge. Revers : Ecce Homo, Ste Vierge, St Jean et St François d'Assise. Ce triptyque est excellent comme composition, dessin et coloris tableau provient du couvent des Frères Mineurs.

Chapelle de St Antoine. St-Jacques possède plusieurs lames funéraires, la plupart léunies ici. La plus ancienne, de Gilles de Namain, n'est que fragmentaire et remonte au milieu du XIV<= siècle ; au levers de ces fragments est gravée la lame funéraire de Pierre de Valencia (i6i5). Celle de Catherine d'Ault (1461) est très remarquable. Elle est représentée avec son ange gardien et son frère. Celle de Zeger van Maie, mort le 7 juillet 1601 ^

Transept septenli ional ou Chapelle de Ste Anne. Tombe plate de Jean de Tongres. i5i2. Voir plus haut. p. 369. un fragment de la peinture murale, de la seconde moitié du XI11« siècle, dont nous avons parlé à la p. 366 ; découverte en 1895 ■'.

Chapelle méridionale, contre le mur du fond : L'adoration du St Sacrement par les membres de la confrérie ; beau tableau d'Antoine Claeissins. nqo. — Adoration des Mages, panneau, vers 1600.

Chantrerie de Ftrrj- de Gros, trésorier de la Toison d'Or. — Jean de Gros avait fait construire en 1476. la chapelle méridionale de l'église. Ferry, son tils. Ht constiuire la chantrerie avant i5i2. Une partie des carreaux du pavage sont de l'époque delà construction. L'auiel est ancien. On y a placé un bas-relief en terre cuite émaillée

remarquables et on

aut, pp. 374 et 456. ^ 2. Voir Bulletin 1 c Ni.uiam, pi. ixvi.l. ^ i. la Pnliie,

' la Gilde de St Thomas

d'un délia Robbia, dans un cadre en bois doré qui est de la fin du XV« siècle. Crédence ancienne. Monument du fondateur et de ses deux femmes : œuvre capitale de la sculpture brugeoise, de la première moitié du XV1« siècle. Les statues ont été raccommodées. La polychromie du monument, faite d'après les traces de la peinture primitive, est moderne.

Contre le mur nu-iidioiial de l'église: Ste Famille, .lacques van Oost, probnblemeni , le jeune.

Chapelle de N.-D. des Auges. Tableau d'autel : La présentation de la Ste Vierge, le plus beau peut-être des tableaux de Jacques van Oost, le vieux, i655.

Mur méridional : Triptyque de Pierre Fourbus, i556: la Ste Vierge, entourée de médaillons repiésentant les Sept Douleurs ; sur les volets : Josse van Belle et Catherine Hylaert, avec leurs patrons : ces saints sont reproduits en grisaille sur les revers. Le peintre, pour son panneau du milieu, s'est inspiré du Maître des VII Douleurs, de Notre-Dame.— Ancien tableau d'autel de la chapelle de N. D. des Anges: Couronnement de la Ste Vierge, auquel assistent les neuf chœurs des Anges. 15:7-22, Albert Cornelis ; tableau documenté '. Les volets ont disparu. Ce tableau, grav., p. 233, la seule œuvre connue de ce maître, qu'on dit avoir été très productif, est d'un sentiment très délicat, fort élégant de draperie et d'une finesse de coloration et d'exécution remarquable. Pourquoi l'avoir enlevé de l'autel de N. D. aux Anges! — Retable d'autel en trois compartiments, peint pai- Lancelot Blondeel. i523, pour la corporation des chirurgiens-barbiers^. 11 représente des scènes tirées de la légende des SS. Côme et Damien, patrons de la corporation. Ce tableau est le plus remarquable des six productions authentiques de ce maître. Nous ne parvenons pas à y découvrir l'influence de Raphaël, que d'aucuns croient y trouver.

Les tableaux, dans les boiseries, sont de Dominique NoUet, 1694. — Un tableau. en sept compartiments, représentant les œuvres de miséricorde, est peut-être de la jeunesse de Jacques van Oost, le vieux, vers 1625. — Un panneau, le Christ portant sa croix, accompagné de deux soldats, d'un maître inconnu, vers l'an 1600, méiite l'attention. Cette église possède encore plusieurs tableaux d'ordre secondaire.

V. NOS MUSÉES. — I. Musi-:e commcnai. hk peintuke an'cienne, dit de l'Académie ou de l'Ecole Boggarde, rue SteCatherine. 84. Plusieurs tableaux appartenaient à l'ancienne Jointe de l'Académie de peinture, établie à la Poorters loge en 1710: d'autres furent enlevés en 1794, des établissements religieux de Bruges, transportés à Paris et rendus en 181 5- 16 '. Les tableaux furent transférés de la Poorters loge dans la chapelle de l'ancienne Ecole Boggarde, en i885. et remis à la Ville, par la Jointe, le 18 octobre 1892. La Société des .Amis des Musées de Bruges, fondée en 1903, travaille à enrichir la collection. Pourvu qu'elle soit prudente: car notre musée est si riche en grands authentiques. — Nous ne savons où en est le projet de construu-e un nouveau Musée près de Gruuthuse, dans la rue de Groeninghe, pour lequel des expropriations fincnt laites en 11)07.

Jean van Eych -i 1 . La Vierge avec St Donatien, St Georges et le donateur, Georges van der Pale, chanoine de St-Donatien, 1436, grav. p. 9. L'original, conservé ici, provient de l'autel de SS. Pierre et Paul, dans l'ancienne église de St Donatien. La mise en page de ce tableau est devenue une formule, que Memlinc lui-même utilisa. Le portrait

I B. I. 1-22. ^ 2. .\E. LVIII, l-,i. ^ 3. Voir Ch. Pioi. Rapp. à M, le Min.stie de l'Intel, sur les laiil, enlevés a la

du chanoine est un des plus prodigieux résultats auquel un peintre soit parvenu à atteindre. Cadre primitif et inscription authentique (copie au Musée d'Anvers, peinte vers i5oo). — 2. Portrait en buste de Marguerite, la femme du peintre, âgée de 33 ans, achevé le 17 juin 1439, grav. p. 23; cadre primitif, marbré, avec inscription autiientique. Le revers du panneau est peint en imitation de porphyre.

[Tête du Christ ; inscription fausse, au nom de .lean van Eyck. M. Weale pense que c'est une copie d'une œuvre perdue de Hubert van Eyck, dont la plus ancienne copie connue, attribuée jadis à Meinlinc, se trouve à la Galerie royale de Munich '. Sur le revers du panneau: monogramme et le millésime 1637. — Ste Barbe, giavure de Corneille van Noorden, 1769, d'après la peinture de .lean van Eyck, qui se trouve au Musée d'Anvers et qui est de 1437 '.]

Hugo van der Goes (14.. -1482). — La mort de la Ste Vierge, dont il y a une réplique, peutêtre une copie ancienne, à St-Sauveur. Voir p. 241.

Hans Memliiic '. — Triptyque, 1484. grav. du panneau central, p. 49; des volets, p. 481. St Christophe, St Maur et Si Gilles ; le donateur Guillaume Moreel, bourgmestre de Bruges, et Barbe van Vlaenderberch, sa femme, avec leurs patrons et leurs enfants. Provient de St- Jacques. Ce triptyque est une des peintures les plus fortes de Memlinc, comme dessin et comme colons. Comparez cette œuvre avec le grand triptyque de van Eyck.

Gérard David t. — i et 2. L'histoire du juge prévaricateur: le jugement de Cambyse et l'écorchement de Sisamnès, 1498. Ces pages puissantes sont dune exécution tout-à-fait supérieure. Voir nos gravures, aux pp. 81 et 89. — 3. Triptyque: Le Baptême du Christ. — Volets : .lean des Trompes et sa première femme Elisabeth van

der Meersch, v i5o2, avec leurs patrons. Extérieur: La Madone avec l'Enfant et Madelaine Cordier, seconde femme du donateur, •]• i5o9, avec sa patronne. Voir gravure du panneau central, p. 65, des volets extérieurs, p. 73. Le maître s'y montre puissant ; il reste inébranlablement fidèle aux traditions de Memlinc. A comparer avec le triptyque de Memlinc qui se trouve vis-à-vis de celui-ci. — 4. Deux miniatures: la Prédication de St Jean Baptiste et le Baptême du Christ. L'authenticité de ces miniatures est appuyée sur une tradition remontant à la seconde moitié du XVI'= siècle '.

11 faut classer ici le triptyque de Dixmude, dont on n'a que le panneau central et le volet dextre: Naissance de la Ste Vierge et rencontre de St Joachim et de Ste Anne à la porte dorée. On trouve dans cette a^uvre l'influence de Gérard David et des allures communes avec celles qu'a manifestées Lancelot Blondeel. Signalons que des peintres

:StSangdu

i, Joint aud Hiib.

^ 4. Plus liant, t.

y, I.ondon, 1895, 47.

du nom de Jacques et Nicolas Janssone travaillaient pour l'église de Dixmude en 1489-90 et i5i 1-12.

Jean Proyost ' ([^..■\52ct). — i. Le Jugement dernier, (cuvre typique du maîiie, documentée, i525. Pierre Fourbus a peint les flammes à senestre, pour couvrir le char emportant des ecclésiastiques vers l'enfer ^. — Attribués à Jean Provost. i et 2. Volets, face intérieure sciée: Donateur et donatrice avec leurs patrons, St Jean l'aumônier et Ste Godeliève. — 3 et 4. Mêmes volets, face extérieur* sciée: Vieillard donnant un reçu à la mort (grav., p. 201). M. Hulin conjecture que ces volets ont été peints pour compléter en triptyque le lableau de l'Adoration des Mages, du Musée de Munich, n" 1 18, qui est attribue à Gérard David, et est peut-être une iruvre de son atelier ^.

Lancelot liloiideel * (149.-1561). — i. St Luc peignant le portrait de la Ste Viei-ge, 1345. M'onogramme du peintre. Provient de la corporation des peinties et selliers de Bruges. — 2. La légende de St Georges, en cinq compartiments. Provient de la Gilde des Arbalétriers de St Georges, à Bruges.

Jacques van den Coornhuuse '\ décédé vers la tin du X\M'' siècle. — Le Jugement dernier, 1 578, documenté. La disposition générale est empruntée à Provost; quelques figures paiaissent imitées du Jugement dernier de Pierre Pourbus, qui suit. Provient de la salle du Conseil de la Prévôté de St Donatien.

Pierre Puurbus (i5..-i584) '\ — i. Le Jugement dernier. A comparer avec le Jugement dernier de l^rovost, pour constater la marche du goût en un quart de siècle. Tableau documenté. Monogramme, daté i55i. — 2. Portrait de Jean Fernagant ; cadre primitif; signé et daté i55i. — 3. Portrait d'.\drienne de Buuc, épouse du précédent ; cadre primitif; signé et daté i55i. Voiries vues extraites de ces panneaux, à la p. 53. — 4. Retable ; panneau central : Déposition de la Croix, en pleine couleur ; signé et daté 1370. Le reste en cama'ieu. Volets : Portement de la Croix et Résurrection. Prédelle : Adoration des bergers ; volets : Annonciation et Circoncision, et, au revers : St Nicolas et St Adrien. — Portrait de Jean Lopez Gallo, i56i, non signé, fragment d'un volet ?. — François Pourbus, le jeune (i Syo- 1622), portrait de Pierre Ricard ; signé.

Antoine Claeissins (i5..-i6i3j *. — 1. Banquet donné à Bruges, en 1574. Signé. — 2. Mars, entouré des Beaux-Arts, foulant aux pieds l'ignorance. Dans le fond, vue de la ville de Bruges, prise des prairies au-delà du Minttewater. Signé et daté i6ob.

Pierre Claeissins, le jeune {1 5..- 1612) ". — La convention de Tournai, du 22 mai 1384, avec treize portraits remarquables pour le dessin, le colons et le sentiment. Œuvre signée.

Jacques van Oost, le vieux (1600-1671) '". — 1 . St .\ugustin lave les pieds du Christ déguisé en pèlerin. — 2. St Antoine de Padoue en extase devant l'Enfant Jésus entouré d'anges. — 3. Légende de St Antoine de Padoue. — 4. Madone, copie d'après Rubens. — 3. Portrait d'un jeune clerc, 1668. — 6. Van Oost apprenant à dessiner à un enfant, qui est peut-être son fils cadet, Guillaume; signé.

Jacques van Oost, le jeune (163917131 ". Buste d'homme, vêtu de noir. Signé au revers, 1697.

Inconnu. — Volets : Huit épisodes de la légende de St Georges. Tableau brugeois,

I. Plus haut, p. 575. ^ 2. B, IV, 2IO. ^ 3. G. HullN, Jai. Provost, Gand. Hotlf, 1902, 20. ^ 4- T'»» ''a"'. P- 376. ^ 5. Plus haut, p. 376. ^ 6. Plus haut, p. 377. ^ 7. Voir Calai, de l'Eiposilion de Bruges, 1867, p. lOI. ^ 8. Ibid. ift 9- •'*"'• j^io. Plus haut, 378.* M. Jbid.

vers 1^90. — Deux volets: Adoration des Mages, Adoration des Bergers; revers: scènes de la vie du prophète Elie et de la veuve de Sarepta. Tableau brugeois, vers i5ioi52o. — Adoration des Mages (vers i520-i53o), se rapprochant des tableaux auxquels est associé le nom de Blés, comme désignation d'école. — Légendes de la vie de St-Roch (Flamand. XVIe s.)

En outre, œuvres de .Jean Baptiste Franck (i6oo-i653) : de Jean i^aptiste Herie-

goudt

; de Louis de Devster

de .lean-Antoine Garemijn (y 1790; etc. '. Nous nous abstenons de parler des deux tableaux attribués à Jérôme van Aken. dit Bosch (vers 1460-1 5 161, de l'Adam et Eve au Paradis terrestre, genreJean Brueghel ( 1 568-i625);ainsique du portrait de Philippe le Bon, attribué à Roger van der \\'evden. Un examen ultérieur s'impose.

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