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dans l'ancienne salle capimlaire. construite en i685. — Nous avons ici six œuvres authentiques de Merniinc, dont quatre furent peintes pour les frères et les sa^urs desservant l'Hôpital, et deux proviennent de l'antique Hospice de St .Julien.
1. Grand retable à volets. La Ste Vierge avec Ste Catherine, Ste Barbe et St .lean l'Evangéliste. Dans le paysage a dextre, les scènes é\angéliques de la vie de St .lean- Baptiste, qui continuent sur le volei. A senestre. le paysage renferme des épisodes de la légende, d'autres de la vie de St .lean l'Evangéliste,
H<;mfUûale,i,i:,rr.Sl-Je:ni HA,eiae'lSe,.h,es.ccm5l.iulen.S(,2, qu'on VOit SUr le Volet SeUeStrC COH-
templant la vision apocalyptique dans l'ile de Pathmos. Sur l'extérieur des volets : les frères et les sœurs de l'hôpital, avec leurs patrons et patronnes. Œuvre commencée probablement avant la mort d'.-Xntoine Zeghers, décédé en iqyS, et achevée en 1479 ; peinte pour orner le Maître autel de l'église, d'où elle fut enlevée au commencement du X'VIJe siècle. Les Français la transportèrent à Paris, en 1704; mais elle fut restituée, en i8i5. L'authenticité de l'inscription suivie de la marque de la famille Floreins (qui n'est pas celle du frère Jean Floreins) est contestée. Elle a été retouchée, mais est peu postérieure à l'œuvre elle-même.
Ce retable qui représente la glorification des patrons de l'hôpital, les deux St Jean, celle de la vie active, figurée par Ste Catherine, et de la vie contemplative, figurée par Ste Barbe, est d'une composition, d'un dessin, d'un coloris et d'une délicatesse de pinceau des plus remarquables.
2. Triptyque. Adoration de l'enfant JésLis parles Mages, représentant les Gentils, par sa mère et les anges, et par St Siméon et Ste Anne, représentant les Juifs. Sur l'cMérieur, St Jean-Baptiste et Ste Véronique; dans le lond, le baptême du Christ. Sui l'encadrement marbré, qui est de la main du peintre. Adam et Eve. et leur expulsion du Paradis. Ici nous avons tout un poème : celui de la ciiuie, de la rédemption et des manifestations du Rédempteur. Ce triptyque fut fait pour M<^ Jean Floreins, en 1479, comme le prouve l'inscription, qui est authentique. Jean Floreins, dit van der Rijst, né en 1443, fît profession à l'Hôpiial, en 1472. 11 remplit les fonctions de jaugeur public du vin et de Maître de l'Hôpiial, de 1488 a 1497. " "louiut en 1304 ou au commencement de i5o5 '. Dans toute l'œuvre de Memlinc, ce triptyque se place, avec le tableau de la Passion, du Musée de Turin, au premier rang, par le relief et le coloris.
i. Portrait de Marie, deuxième femme de Guillaume Moreel, représentée sous la tigure de la Sibylle Sambetha, 1480. Cadre primitif. Je me demande pourquoi il faudrait croire que les inscriptions du cadre seraient du XVI« siècle, comme le dit M. Weale. Les glacis du poitiait ont été enlevés, et l'harmonie de la coloration y a nécessairement perdu. Provient de l'Hospice St Julien.
4. Triptyque. La déposition du Christ, grav., p. 477, Volets, face interne : le frère Adrien Reyns avec son patron, Ste Barbe ; face externe : Ste Wilgeforte et Ste Marie d'Egypte. Sur le cadre, le millésime 1480 et les initiales du donateur. — Ce tableau a beaucoup soutteit. — Adrien Reyns fit sa profession, en 1479, et mourut de la peste, en
5. Diptyque. Portrait ue Martin van Nieuwenhove, âgé de 23 ans, et la Vierge à la pomme d'or. Le cadre porte l'identification du personnage et le millésime 1487. E.\écuiion large et soignée; dessin vigoureu.x et pur ; coloris puissant et chaud. Ce diptyque est une des œuvres les plus soignées du maître: il provient de l'Hospice St Julien, auquel le donna Martin de Nieuwenhove, tuteur de cet Hospice.
5. Châsse de Ste Ursule, terminée avant le 21 octobre 1-189 ; grav. de l'ensemble, p. 456, et du troisième panneau, p. 57. Aux pignons, la Ste Vierge et Ste Ursule. Sur les faces latérales, la légende de Ste Ursule, d'après ce qu'on appelle les «révélations 11 de Ste Elisabeth de Schônau et du B" Herman-Joseph de Steinfeld ^. La scène de l'arrivée a Rome (3"^ panneau; est la plus belle, comme coloris et comme composition L'enlèvement des redents qui ornaient les arcatures des taces de la châsse, a nécessité quelques retouches, fort visibles. Sur les versants du toit, six médaillons, dont le fane est un peu lourd et les carnations trop violacées. Sont-elles l'œuvre d'un élève, ou bien ont-elles perdu leurs qualités par une restauration déjà ancienne et par l'enlèvement des glacis? 11 est de fait cependant, que les tons violacés des chairs qui dominent dans ces médaillons, se retrouvent dans la figure de l'Ange du magnilique tableau de l'Annonciation, appartenant au Prince Ant. RadziwiU (n" 83 de notre Exposition des Primitifs de 1902).
Nous avons vu une septième œuvre authentique de Hans Memlinc, au Musée de l'Académie, p. 483.
Dans la cheminée de la Salle-Memlinc. une Sie Famille en Egypte, de Jacques van Oost le vieux, d'après l'original d'Antoine van Dyck iMusée de Munichj. Dans la salle : deu.\ tables et deu.\' bahuts, fauteuil et chaises (XVI 1« siècle). Statuette de la Vierge, sous baldaquin, seconde moitié du XV' siècle, grav. p. 407 ; un hanap en vermeil,
TRÉSORS ARTISTIQUES; SITES ET SOUVEi\IRS. 489
marqué dans le couvercle. S. E. R.
trouverons d'autres objets d'art en v
grav.
IHÔi
nés anciennes.
Nous
3. MUSKE DK L\ POTKRIE. — Ce musée est aucune œuvre de première importance. Signalons le: cadre avec trois bas reliefs : la Ste Vierge, XIV*^ XVl^ siècle. — Un escabeau, travail brugeois. ve
res riche, malgré qu'il ne possède objets les plus intéressants. — Petit siècle ; Sie Barbe et Ste Catherine, rs i5oo. — Colîre, portant la devise
-Wl-^ siècle. — Coffre de lépreux, XVI« siècle.
neis, tin Wl^ siècle.
de Charles-Quint, sculpture brugeoise, commencement du XVIe siècle. — Chaises du XVI et'du XVI 1- siècle. — Crécelle
— Haut-relief en bois polychrome : le Clinst an jnrdin des Oli Tableaux: N" iq. Triptyque cintre:
La déposition de la Croix ; sur les volets : le portement de la Croix et la Résurrection, 1620. — i3. Le Chiisi suivi de quatre apôtres, renconiiaiii les di.\ lépreux, par Jean Claeissins, i632.
— Petit triptyque, sans numéro: les Saintes Femmes au tombeau, 1645.
Sur les volets : Ste Marie-Madelanie et une religieuse. — 20. Triptyque :
Madone, attribuée à Pierre Claessins.
— 21. O. L. V. van 't Boomt/e, Pierre Claeissins, 1608. — 23. St Michel terressant le démon, par un imitateur de Memlinc, vers i5oo. — 24. La SteVierge recevant dans ses bras le corps de son Fils détaché de la croix. — 25. Triptyque cintré: Le Christ en croix. Sur les volets, le donateur et son fils, piètre : revers : blasons, inscription : PoST TENEBRAS SPERO I.UCEM ; peut-être de Pierre Pourbus. — 33. Triptyque:
l'Adoration des Bergers. — 34. Sainte Marie-Madelaine, tableau sur cuir.
Ecole Milanaise (?), XV= siècle. — 37. Triptyque: Madone, vers 1610. — 39. L'adoration des mages, triptyque ; volets: la Nativité; la fuite en Egypte;
vers i523, grav. p. 329.-46. Triptyque : la Cène; volets: Abraham. Melchisedech et la manne dans le désert, genre Pierre Pourbus; l'Annonciation, au revers des volets, se rapproche du style de Pierre-Antoine Claeissins. — 57. Portrait d'une sœur de l'hospice de la Madelaine, i5f5. — 64. St Sébastien, .lacques van Oost, le vieux, 1648. — 65. Légendes de la vraie croix, deux volets, vers 1450, provenant de l'Ecole Boggarde ; revers : Ste Vierge et St Job, — 71. Le Christ en croix ; volets avec emblèmes et inscriptions. Tapisseries : Tapisserie de Flandre en laine et soie : l'adoration de l'enfant Jésus par sa Mère, St Joseph, les Anges, les Bergers, les donateurs et leurs patrons, vers i5oo. — Id. en laine: la Ste Vierge avec l'Enfant, St Jean-Baptiste et St Jean l'Evan-
Collège St-Louis.
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géliste; deux écussons à marques du marchand ; vers i33o. — On conserve encore dans les armoires les tapisseries suivantes: une tapisserie de Flandre, représentant l'Annonciation, 1639; — une idem, la Présentation, même date. — Dans un corridor: trois longues pièces de tapisseries, représentant dix-huit scènes des miracles de N. D. de la Poterie, d'après les dessins du commencement de i5oo, XVI^ siècle.
Signalons encore la table en bois de chêne du Réfectoire, dont l'ais, large de o™62 et long de 8'"3o, est d'une pièce ; 1424. — Croix-reliquaire en argent doré, enrichie de pierreries. XYli^ siècle. — Haut- relief en pierre de touche, rehaussé d'or, représentant le Crucifiement, XV": siècle. — Madone en cuivre fondu. Ecole Florentine. — Collection de portraits des Tuteurs de l'hospice, dont plusieurs sont des tableaux de maîtres (1478187^). Parmi les portraits des Tuteurs figure celui de Corneille van Baersdop, né à Bruges vers 1480, médecin de Charles-Quint eii 1640, archiâtre ou médecin en chef, dès 1 3 Jo; décédé en 1 565. — Dans un corridor: Haut relief: la Ste Vierge et l'Enfant, sous un dais, XV'^ siècle. La polychromie refaite, il y a déjà du temps, est d'un ton dur et cru. — Des meubles anciens du XV^ au XVIH' siècle, sont disséminés dans la maison.
Archives. Belle collection de chartes depuis 1241 ; de comptes depuis i352, etc. — Manuscrit très intéressant des premières années du XVI' siècle, représentant les miracles de N. D. de la Poterie, dessinés à la plume. — Quelques manuscrits à miniatures, du XV« siècle. — Les fenêtres sont ornées de médaillons. iSaq.