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Saii.t Sei van (Bieiagiie), en 1841, elles s'élabliient ici, le 2 février 1862 '. L'Hospice fui aj^iaiidi, suitout en i885 87. — Un peu plus loin se trouvait le joli château de Rosenburg. Voir MG '. Propriété du Sei^jneur de Rosenburg, Pierre de Hoedenmaker (d'cù le nom de la rue qui y conduisait), en i3o2, il passa alors au Duc de Clèves. Raclie'.é par la Ville, en 1446, celle-ci en fil cadeau au Comte d'Eiampes, qui le vendit à Guillaume Houimarc (ou Houimart), en 1480. 11 appartenait à Pierre Dominicle, avant iSjg. Ce château louchait à l'est à un coliis d'eau, qui le séparait du FliiH>eelhof, dont nous aurons à parler plus loin (voir cane peinte, à Gruuihuse). Le nom de Roseubm g é\d\\. encore en usage au XV[<= siècle. Le château de Rosenburg avec des propriéiés attenantes fut acheté, en 1672, par les religieuses d'HE.viKLSDALb:. Une Abbaye de femmes, de l'ordre de Citeaux, fut fondée à Eessen, en 1237. Elle fui transférée à Zillebtke, dans un lieu dit Hcmehdale, en 1270. En 1297, elle iiansmigia à Wercken, d'oij les Gueux chassèrent les religieuses, en 1578. On les trouve successivement à Biuges, à Toilviut et à Nieupoit; et elles se fixèrent, en 1609,3 Dixmudc. d'où elles durent déguerpir en 1671. La première pierre de leur couvent de la lue Ste Claire fut posée le 14 août 1672. L'église est de 1676 ; mais tous les bâtiments ne furent complets qu'en 1682. L'église a été consacrée par l'Evêque van Susteren, en l'honneur de Sie Aldegonde, le 26 juillet 1716. Lors de la Révolution, les religieuses rachetèrent le Couvent où les dernières finirent leuis jours ■'. Les Dames de l'Instruction chrétienne, de Gand (1808 , détachées, en 1814, de la Congiégalion du S. Cœur de Jésus, fondée à Amiens par Madame Barai, en 1801, arrivèrent à Bruges, rue du Chœur de St-Sauveur, C.8, mais elles priient possession de l'Abbaye d'Hemelsdale, en 1829. et y installèrent un Pensionnat pour jeunes filles. Elle ouviiient un Exleiiiat, rue des Tonneliers. E. 9, en mars 1843, qui lui iiaiisféré, avec le Pensionnat, à la place St-Jean, le i5 août 1879. — Dans l'ancienne Abbaye, achetée par l'Etat, fut installée une Ecole normale primaire officielle pour jeunes filles, en octobre 1882, laquelle fut transférée à la rue St-Georges. en septembre 1888. Depuis lors, Hemelsdale sert de Bureaux à l'Etat-major de la Place, de magasin de literies militaires et de Boulangerie militaire. — Attenante au nord, à l'ancienne abbaye d'Hemelsdale, se trouve la Maison de l'Auge gardien, orphelinat [tour filles, depuis i883. En i85i . on avait fondé, rue Ste Claire, à l'emplacement actuel des Petites sœurs des pauvies, une maison pour Pénitentes, qui fut transférée dans les nouveaux bâtiments construits ici en i853, et qui de 1864 à i883 ne servirent plus que de maison de préservation. — Vis-à vis d'Hemelsdale se trouvait, en 1378, un vieux bâtiment, anciennement appelé t'Hof van Roye et alors de Cisteerne. Les Chartreux anglais de Shene ■», fuyant la persécution de Henri 'VHI, vinrent se réfugier en 1559, chez les Chartreux du Val-de-grâce, à Sle-Croix. Mais on leur construisit ici un petit couvent qu'ils habitèrent depuis iSôg, jusqu'à ce que le Magistrat de Bruges, imbu des idées de la Réforme, leur donna l'ordre de déguerpir : ce qu'ils firent en avril-mai 1578. Le i5 juillet 1592, trois Capucins vinrent à Bruges et furent hébergés par le Curé de St-Gilles. Dame Anne Winoc, douairière de messire Guillaume Joigny de Pamele, acquit à leur intention les bâtiments de la Cisteerne, où ils purent entier en 1594. Voir la suite de leur histoire, plus haut, p. 460. — Abbaj-e des Riches Claires Urbanistes, dites de Belhlehem, fondée ici, en 1260, dans les bas-fonds sur la rive gauche delà Reie, dotée par Marguerite de Constantinople, en 1 266, et par Jean de Ghislelles, le jeune, et son
I. Voir l'LtMBKr, He/i,„dt Pasiors inii Sl-Ci//is, 538-47, 747. ^ 2. Au. Dui 1.05, Ail. des/,i,:a(ies, pi. ..357. A 3. Voit Ubmbbv, 1. c, açjel 141, où Ion voit ce que soni devenus le meubles de régliie, ^ 4. AE, ILVI.
épouse, sui- leur dot matrimoniale, en la même année. l.'Abbaye fut supprimée en 1783. Voir MG, où nous voyons la belle église, construite entre 1266 et 1292. — Les Capucins, (voir p. 460 et p. 400 et 524), ont acquis en décembre 1866. le terrain des Riches Claires, qui a près de deux hectares de superficie. Le 10 juin 1867 ils s'installèrent dans quelques anciens bâtiments rapidement aménagés. Les travaux furent entiepris par l'architecte Le Clef, d'Anvers. La première pierre de l'église fut posée le i5 juin 1867. Eglise et couvent furent achevés en 1869, et la prise de possession eut lieu le 17 m:irs. Pourquoi n'avoir pas pris la belle église des Riches Claires comme type? — Toute cette bâtisse est mal conçue et mal exécutée. Le Couvent possède quelques objets d'art. Un tableau de Jacques van Oost, le vieux, 1648 : l'adoration de l'Enfant Jésus. LIne croix d'autel fleuronnée, en bois, recouverte de plaques en argent doié. gravées. XIV« siècle. Deux calices ciselés, XV1<= et XVI I^ siècle. Une chapelle à reliques (travail brabançon, 1547), ornée de broderies et de trois gravures enluminées, dont une de Lucas van I.eyden, i5i6. — Le long du Rempart, clinique pour les Sœurs Augustines. en construction, igoq-io (Architecte M. Hubert Hoste) sur une partie du jardin des Pères Capucins. — Occupons-nous encore un instant des eaux, que nous avons ici. Sur la carte peinte de la ville (à Gruuthuse), un large cours d'eau se détache de l'ancien rempart, à l'est de la rue Marael. Des ponts se trouvent à la rue des Ecrivains, à Maagdendal, au Fret en Ac/cer. Puis, laissant le château d'Houtmarc sur sa rive d'ouest, il est interrompu par un overtrak, et passe sous un pont à la rue Wulpen. Il ne leste rien de ce cours d'eau sur la carte de Marc Gheeraerts ; mais nous le trouvons dans les textes. — Un autre cours d'eau venait, d'après les textes du XIV« siècle, de la porte du Maréchal, et se déversait dans le premier au nord-ouest de la rue du Comte. C'est sans doute un ancien bras de l'Iperlée. Nous en avons parlé '. C'est le vaditm ante sanctain Claram, des textes de la fin du XII I^ siècle. Mais il y avait aussi le vadum rétro Scinctam Claram. qui était retenu par une digue, le Clai eiidam ^. Il s'agit ici de la dérivation des eaux de la Boterbeke. devenue le Rempart en 1297 •>. Avant celte date, il y avait sur cette eau, des ponts vers Lisseweghe et vers Dudzeele ■*. Lors de la construction de la grande enceinte, on ne fit ni porte, ni pont, en cet endroit ; mais un dam, poui- empêcher l'eau du rempart de se répandre dans les terres basses du quartier de Ste Claire '.
6. Rue de l'Académie, — nom qui ne date que de 1844. Elle s'est appelée Zotiterslrate, depuis le XIII« siècle. Serait-ce la rue de Sauiierie? ou la rue du Psautier? — On y a trouvé une belle cave sur colonnes ''. Il y a ici plusieurs façades intéressantes ; surtout F. 14, jadis twilte cruyce, vers 1675, avec des bas-reliefs représentant les quatre saisons ; maison attenante, dite Cottem, jadis den Slyncker Keyser, qui porte le millésime 1643 dans le pignon postérieur, avec bas-reliefs représentant les Quatre parties du monde. Cette maison a été rebâtie, d'après l'ancienne, par L. Delacenserie. 1907-8. — Rue Espagnole, appelée Langhe luinkel, dès le commencement du XIV^ siècle, faisant équerre {ipiiikel) avec le corte winkel, renseigné au compte des otages de i3o2. Le nom de Spaenguaei tstrate commence à s'intioduire à la fin du XV= siècle. — On a élargi l'entrée de la rue en 1892. Pourquoi ce travail reste t-il encore inachevé? — F. i, le pignon à gradins, l'un des derniers qui furent construits, 1776. a été démoli il y a une dizaine d'années. — Maison, F. 3. i63i. — Plus loin, quatre magasins, achetés par la nation d'Espagne, en i5i6, et reconstruits par elle. Les bâtiments furent démolis en 1900;
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