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giav. p. 139. Une pierre, dans la façade, portait l'inscription: ^luiut I)1IIIS : fn mnisoil lioirr: Çn rnsn llfgrn. Klle servait d'entiepôt et de Poids aux marciiands de nation espagnole, et la tradition rapporte qu'elle leur seivnit aussi de prison. L'expression in de case gestekcn wurdeii signifie encore à Bruges: être mis au violon. C'est une des multiples léminiscences espagnoles conservées dans notre langage local. En 1 679 déjà, cette propriété était passée à des particuliers, et en iSqo elle s'appelait de vier Evangelisteii — Hôtellerie le Jambon, F. 5, giav. p. S.'-a ', X1V'= siècle. Lire plus haut, p. 358. Façade antérieure à l'inti oduclion du décor par travées. Encadrement à chaque fenêtre, avec tores, à bases et chapiteaux : caractère monumental. Le triangle du pignon fut reconstruit. — Maison de Gonsalez d'Aguilera, F. q, anc\tnnemenX de Piiuappel. Ct riche négociant espagnol possédait un assez grand nombre de maisons en notre ville, il en avait entre autres à YOnst Ghistelhof ; mais il habitait ici ^ St Ignace de Loyola, le fondateur de la Compagnie de Jésus, étant alors étudiant à l'université de Paris, vint en i528, en 1529 et en i53o, passer une partie de ses vacances ciiez d'Aguilera. Pendant l'un de ces séjours, il fut invité à dîner chez le savant Louis Vives, qui habitait rue du Pout flamand. La maison de Gonsalez d'Aguilera a été restaurée en 1872, et la maison attenante rebâtie dans le même style, par Pierre van de Kerckhove. — La maison, F. 14, emplacement de VHôlel de la nation espagnole, rebâti en 1554. La maison F. 16 est élevée sur l'emplacement de l'ancien Hôtel des Castillans. 11 reste un réseau en pierre, au mur latéral septentrional. Nous avons parlé de l'Hôtel des Espagnols, à la p. 346'. Celte nation était établie à Bruges en 1282. Les derniers consuls firent cession à la "Ville, du consulat avec ses tableaux, meubles et archives, en 1705. La ville avait donné en 1494 des maisons pour agrandir \aLoge*. — Le nom de Spaansche loska.ù est assez moderne. La maison attenante, qui fait le coin de la rue et du canal, était Y Hôtel de la Tone, rebâti en i56a avec une haute touielle, couronnée d'un St Micliel terrassant le dragon. Pignon iSgo. La porte de cet hôtel a été tranférée le long du canal. Elle a été sculptée avant i 562, car on la voit déjà sur la carte de Marc Gheeiaerts ; l'écusson au millésime 1597, incrusté au-dessus de la poite, a été ajouté plus tard, et n'appartient pas à la conception primitive de cette œuvre d'art. Le linteau est décoré de la légende FI.\T PAX IN VIRTVTE TVA ET — ABVNDANTIA IN TVRRIBVS TVIS. Sur le claveau de l'arc, on lit : OPERIBVS CREDITE. La porte était surmontée d'une statue de la S'« Vierge ^. — La maison, au coin opposé, appelée de Nood Gods. a été bâtie en 1616, par Senor Francisco de Peralta et Dona Martha Blanco. On y voit une porte en style renaissance, au millésime de la reconstruction de l'immeuble. Il paraît que cette maison a servi de « Chambre des Comptes » de 1667 à 1671. Elle a conservé quelques-uns de ses anciens réseaux, derrière le coin ". — Rue Courte de l'Equerre, dite Carte jvinli-el {)3o2). — Maison de Groenepoorte, ancien F". 14, aujourd'hui partie de F. 10, maison habitée par Olivier de Wree, Vredius, qui y mourut, le 21 mars i652. — Vis-à-vis. joli pignon, F. 1 1 , construit par M. René Cauwe, 1907. — Pignon en bois, l'un des deux que nous avons encore, grav. p. 140. Les façades attenantes, la première de 1626, présentent de l'intérêt. —JÉSUITES". — Les Pères de la Compagnie s'inslallèient dans la maison De Lecke * à la Place St Jean, et trois autres, adjacentes, dans la 1 ue des Armuriers et dans celle de Ste Walburge, le 19 août 1574. L'église St-Jean leur servit de chapelle. On déménagea vers l'Hôtel de Mouscron, place St-Martin,
AE, XI viii. 221. jt 3. Giav., Sanherils, ii, ^ 4. CCE, 181. i83. 184. ^ 5. Grav., Runo, lions cil Imis, voir i>. 234. * 7. RDH, XXV, 2J6; Cli. AE, xi.vi. 329 ; XXXIV , 10. * 8. Voir
DAE.i