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lut, p. 5
grâce à un don de 36oo florins fait à la Gilde par Charles II. Son buste par Christophe Dieusart. se trouve au-dessus de la cheminée. Portrait du duc de Gloucester par Jean Boekhorst, 1657. Une coupe en argent, don de la reine Victoria, qui visita le local le i3 septembre 1843, avec le piince Albert, et se fit inscrire parmi les membres de la sociélé. Une autre coupe en aigent, don de la reine Victoria, impératrice des Indes, à l'occasion du cinquantenaire de sa réception (i8g3). Tableau représentant St Sébastien, par Jean-Antoine Garemyn. Parmi les portraits des chefs-hommes, celui de Taelmans Pauweis, par .lacques van Oost, le vieux, itiôy. Portrait de Léopold K, roi des Belges, François .loseph Kuisoen, 1834. — Nous avons parlé du Walerhuus, qui existait au XV« siècle, au bout de la rue des Carmes. Voir p. 232. Nous y voyons encore la prise d'eau. Iioo/d. que dessina déjà Marc Glieeraeris. — Quai de la Poterie. Une partie de la Malterie, F. 20, est l'ancienrie chapelle de St Clément, des Bateliers, schippers, fondée au XV'^ siècle, mais rebâtie depuis lors. Voir plus haut, p. 291, Séminaire anglais. Les bateliei s avaient ici leur maison corporative et leurs hospices, dont plusieurs portent encore leur ancienne inscription, dans la rue Elisabeth Zorghe. — Le Pont Snaggavrds éiait en bois. Il fut réparé en i3i6, et construit en pierre en 1370. Ce nom de Snaggaits vient-il des Snakkers, les gabelous impertinents de Jacques de ChàtiUon, comte de St Pol ? Non, car il est antérieur. II y a là une vieille légende ', que nous expliquerons plus loin ^ .M. Verschelde a un autre système. II crée un Snacgaerd ou bassin d'abri pour les Snelcken des Anglo-Normands •>. Nous attendons des preuves. Mais, pour sûr, nous nous trouvons ici devant un nom de personne. Les surnoms étaient déjà très communs, en Flandre, au XI I^ siècle. Voyez dans Galbert, et les signatures des chartes de cette époque. Galbert nous parle d'un Hugo Snaggard, qui fit cause commune avec les Brugeois en faveur de Thierry d'Alsace, en 1128^. Des textes de 1291 à i3o6 se rapportent à une censé tenue par Wilsin Snaggard sur le Praetsche. Ce Wilsin Snaggard tenait le parti de la France, en i3o2 ; il était entrepreneur de travaux publics. En 1290, il y eut un incendie iuxta Snaggards. C'est avec ce jitxta que nos comptes de l'époque indiquent ce qui a lieu près de l'habitation de quelqu'un. En i3io apparaît une Suaggardstraetidn. Depuis lors ce nom ne disparaît plus de la topographie brugeoise et s'applique toujours à la même rue. — SPERM.VLIE. Ici se trouvait le Refuge de l'Abbaye des Dunes [Huis ten Diiinen), dit ten Walle, construit sur une terre vendue à l'abbé et au Couvent, en i256. Le Refuge était déjà construit alors 5. C'était une vaste propriété, avec donjon. Voir plus haut, p. 357 où il y a une erreur à corriger *. Les moniales cisterciennes de la Nouvelle Jérusalem, fondées à Hunkeviiet, près de Slype, en i235, s'étaient fixées dans un lieu dit Sparmalie, de la paroisse de Sijsseele, en 1241. Les Gueux ayant détruit leur monastère, elles achetèrent, le 3i août 1601, l'ancien Refuge de l'abbaye des Dunes. La première pierre de l'église fut posée en 1614 ou 161 5, et l'église fut consacrée le 8 octobre 1634. Le couvent fut supprimé en 1796. Voir grav. de N.-D. de Speimalie, p. 275. — En 1840, l'ancien couvent fut acheté et servit d'école gardienne. L'église fut bénite le 4 novembre 1840 et, en octobre 1842, y fut commencé le Pensionnat des sœuis de l'Enfance de Marie, qui y eurent aussi un externat (1847-54); et l'Instituiion des Sourds-muets fut transférée dans une partie des immeubles, en 1870. — Quai de la Poterie. Les deux rives de la Reie s'appelaient, vers i25o, du nom commun de Houtbrekers Dam. Voir plus loin,
I. Exe cron., etc. ^ 2. Voir plus loin : HoUI St-Pol. ^ 3. V.S, i5. ^^4. GP, 143. ^ 5. Carlul. D„H.. 588. *6, Corrigez, p. 357 ; au lieu de H,/ vnti dcr Uoes, lire : Huis len Diiinen, construit vers i3oo, et qui existait certainement on 134t. Voir plus
p. 540. — Rue de l'égoùt, Gotje. On a dit que Servais de Quinqueie, naquit ici, en iSôg. Ils est né à N.-D., de gens pauvres, se distingua à l'Ecole Boggarde, et devint Evèque de Bruges (i6i3oq). — Dins la rue de l'Huile, Oliebaaii. F. 47, se trouvait en i3oo, une huilerie, et, au coin méridional contre la Reie, dés le X1I1<= siècle, le Refuge de l'Abbaye de Cambron, cité déjà en 1291. C'est au même emplacement que fut établie l'Ecole des SS. Anges, construite, en igoi, en style pseudo-brugeois. Un pont, oliebriigge, se trouvait vis-à-vis de cet immeuble (i3o3j et fut supprimé en i65o. — 11 a éié question, à la p. 43, des ponts sur la Reie, entre celui de Siuiggaei ts et le rempart. Visà-vis de la Poterie, à l'issue de la rue du Comte, se trouvait le pont qui est appelé, d'après les temps, Potteiiebiiigge, Roelkinsbntgge ou Sgraveubnigge. Le pont actuel des Dunes ne date que de i633. — ABBAYE DES DUNES. L'Abbaye dite de Ter Doest, de Thosan ou de Tous les Saints, à Li^seweglie, avait ici sa Maison de refuge, constiuite, au Xtlje siècle, sur un terrain acheté en 1228 '. L'Abbaye des Dunes, fondée à Coxide, en 1 107, détruite en i56o ^, acheta ce refuge et l'abbé Campmans commença à y constiuire la nouvelle Abbaye des Dunes, à la tin d'avril 1628. Le monastère ne fut jamais achevé : Une seule aile du petit cloître fut bâtie. Il est à regretter qu'en 1834 on ajouta le bâtiment insignifiant vers la Reie, au lieu de compléter le projet primitif, du côté du verger. La première pierre de l'église, construite d'après les plans de Emmanuel van Speybrouck- Coutteau, fut posée le 12 juin 1775, et l'église fut consacrée par l'Evêque Brenart, le 6 septembre 1788. Ayant servi au culte protestant depuis 1814 jusqu'en 1817, elle fut alors rendue au culte catholique. Elle fut consacrée, le 7 octobre i833, par François René Boussen, Evêque i. p. i. de Ptolema'is et administrateur du futur diocèse de Bruges, en l'honneur de la Présentation de la Ste Vierge. Le culte de St Léon y fut introduit en 1845 '. — Voir grav. p. 457. Restauration de la façade de l'église, 1893; peinture décorative par M. Ghislain Janssens, 1903-4. — Les moines cisterciens furent chassés de leur Abbaye, le i5 novembre 1796*. Les bâtiments eurent des destinations diverses : Ecole centrale (20 janvier 1798), Lycée (i8o3), Hôpital Militaire (1804), Magasins militaires (1814), Athénée, (1817-36). Mgr. Boussen y habita du 27 janvier au 20 août i833 ; le séminaire s'y ouvrit, en octobre de la même année ^. 11 y a vingt ans, les Séminaristes étaient encore désignés, par le peuple, sous le nom Diiinheei en, et l'on disait ten Duine gaan pour dire: se rendre au Séminaire. Dans les bâtiments qui avaient servi à l'Athénée, fut installé le Collège épiscopal (1836-41) ^- ^oit: la grav. de ces bâtiments, p. 481. — Une des plus belles parties de l'ancienne Abbaye est le grand cloître, qu'on devrait dépouiller du badigeon, qui le déshonore. Les sculptures et les 29 grandes toiles qui le décorent, lui donnent un grand aspect. L'un des paysages est signé Jacques d'Arthois. Il y en a sans doute encore un, peut-être encore deu.x, de sa main. Les autres sont de deu.x peintres brugeois : de Donatien van den Bogaerde (164495) et de Balthasar d'Hooghe (1636-97), religieux des Dunes, le premier depuis 1664, le second depuis i656. Les inscriptions ne sufîisent pas pour établir la part de chacun d'eu.x, d'autant plus que quelques tableaux ont été enlevés et replacés, peut-être dans un ordre nouveau t. Un inventaire du 27 prairial an 5 (l'juin 1797) ne mentionne que treize paysages*. Une peinture très intéressante se trouve au compartiment occupé par la Vierge qui remplace l'antique image de N. D. de 7e?/' Doest, et devant laquelle se trouve le bras de cierge en fer, forgé par J . Ryckam, 1707. On y voit, avec leurs attributs, les figures
1. Thofvan der Doest, AE, iLlll. Ô2i. Cfr. De Vlscll, Bibl. script, s. Oui cistercien., 327. ^ i. Voir ia gia». de Sandb- Rus, FI. Ht., II. 94. ^ 3, Kbrstb.n, Journ. hist., ill. 193. ^ 4. GK, 348. ^ 5. Voir p. 290, où Ion a iuipiimé 1834 au lieu de i833. ^6. Voir plus haut, pp. 295. 5i2. 531.*;. Voir le travail de M. Db Schbppeb, AE, Lx. 65-61. ^ 8. AE, x. j83.
de St Bernard et de St Robert de Molesmes '. — Objkts n'ART. — Haut-relief sculpté en pierre de Kehlheim : la Visitation, d'après une estampe sur bois d'Albeil Durer ; fiiav. p. 228. D'autres échantillons de la série se trouvent au liritish Muséum et à lUunswick. — Triptyque: Peintie inconnu Brugeois, vers 1470-1485: la Cène, l'Agneau pascal et Elie sous le genévrier. Le panneau central est une réminiscence atîaiblie et d'un coloris différent, de la peinture de Thierry Bouts, à St-Pierre de Louvain. Les lettres L M. dans les verrières du panneau central et du volet dextre, sont-elles les initiales du peintre (Jan Mersiaen ou Jooris de Meyere ?) ou celles de la personne pour laquelle le tableau fut peint ? — Suite de portraits des Comtes de Flandie et des Abbés des Dunes en grisaille: volets des bibliothèques de l'Abbaye des Dunes par un peintie brugeois inconnu, giav. p. 3o5. Le premier panneau porte le millésime 1480. Voir plus haut, iSœui s No!)-es, p. 532. Cette série a été continuée jusqu'au XVII I>^ siècle. — Collections complètes des portraits des Evèques de Bruges, depuis l'érection du diocèse jusqu'au temps de la Révolution française ; des portraits des Evêqucs d'Ypres et des abbés des Dunes depuis Campmans. Parmi ces portraits, il y en a de très beaux, entre autres par Jacques van Oost, le vieux et le jeune. Les portraits des évêques de Bruges, depuis 1834. — Beau portrait de F<obeit Holman, 36= abbé des Dunes (1568-72), daté iSyi, qui est probablement de Pieire Claeissins, le vieux, père d'Antoine ; — tableau représentant l'abbé Bernard Campmans, tel qu'il fut découvert en état de parfaite conservation, trente deux ans apiès sa mort, arrivée en 1642 ; — triptyque, St Jean l'Evangéliste avec donateur et donatrice sur les volets; peint par Jacques van Oost, le vieux ; — toile: l'e.vhumation du corps du B" Idesbald, en présence d'Albeit et d'Isabelle, i65o; — vue d'Anvers, prise de la Tête de Flandre, 1656, par Jean-Baptiste Bonnecroy ; tableau foi t intéressant et d'im éclairage très spécial ; etc. — Archives. Une collection de manuscrits à miniatures. Signalons : un Valère-Maxime en 3 gros volumes in folio, orné de 8 magnifiques miniatures ; — un missel cistercien, XV« siècle ; un bréviaire, XY<^ siècle ; — un registre de fondations de la table des pauvres de St-Sauveur, 1457. Quelques reliures brugeoises du XV'^ siècle, très intéressantes. — Continuons le Quai de la Poterie. — Jolie façade, F. 73, par Ch. De Wulf, igoi. Pignons des locaux dits Pest/iui^en, nomassez récent, parmi le peuple, d'un local qui servit de lazaret pour les cholériques, en 184g, et plusieurs fois, depuis lors ; mais qui fut affecté au service des Ecoles dominicales de 1818 à igo2. Les pignons furent restaurés en i8g8. — HOSPICE DE N. D. DE L.\ PO- TERIE, vue générale, grav. p. 260. A une époque que je ne pourrais déterminer, il existait un Hospice, sur la paroisse de Ste Croix, le long de la Reie, entre la rue de l'Huile et le Gotje. Il n'en est pas fait mention dans Galbert, qui écrivait en 1127-28. Mais il en existe un souvenir dans les chartes de l'Abbaye de Cambron. Une charte de l'an i3oo mentionne, en effet, le fond où se trouvait jadis le vêtus hospitale, à côté de son refuge =. Qui sait si la Halle, appartenant à Oems, en I2g3. sur une terre, dans la rue de l'Huile, touchant au Refuge de Cambron, n'était pas un reste de cet HôpitaP. L'Hospice actuel, bâti sur un terrain portant le nom de Poterie*, était en construction, à ce nouvel emplacement, en 1276. C'est en cette année que l'Hospice avec son curé, fut soustrait à la paroisse de Ste Croix. En 1277, on dota un chapelain. En 1288 Gui de Dampierre amortit le terrain pour l'église et le cimetière. En i2go, les sœurs sont placées sous la protection des Frères Prêcheurs, et la Ville achète une
:. Preuves, AE. LX. 77-78. ^ 2. J. J. De Smiît, ro»/. <//• /'.•(M. </<• Cnmiivit. iSoq, il. .';3S, Voir ci-iiessv.s. sur le Refufre de Cambron, p. 53?. ^ 3. /i,J.. 53l. ^ 4. Plus haut, p. 7.
maison pour développer l'iiistiiuiion. Au compte de 1290 de la Ville, tïguient deux subsides, de 100 et de 3oo livres poui- la construction de la chiipelle de la « Maison du St Esprit I). S'agit-il ici de la Poterie ? J'en doute beaucoup. Il y avait à Bruges, depuis 1268, une maison du St Esprit, distincte de Notre Dame de la Poterie, où l'on tenait les scamele hiiiisipeeken '. Mais cinquante ans plus tard l'Hospice de la Poterie, s'appelle de sancto spirilii de Potterie, ei son église est consacrée, en iSSg, en l'honneur du St Esprit ^ — La Poterie était une institution communale. C'est ainsi qu'au XI V^ siècle, la Ville utilisa une partie des terrains comme Arsenal. L'Hospice, au commencement du XI V^ siècle, était dirigé par un Maître, des Frères et des Sœurs, 11 se trouvait sous la surveillance de Tuteurs et les Echevins vérifiaient la comptabilité. — L'église actuelle, bâtie vers 1354', fut consacrée, avec trois autels, en iSSq. Le pignon du milieu appartient à cette construction. Le pignon septentrional date de 1529 (remarquez la cheminée), celui du sud a été bâti en 1623. Cette église, très simple, pourrait inspirer nos architectes, qui d'ordinaire ne savent où chercher des modèles. Restauration, Ch. Verschelde, 1880-81, très soignée. Peinture décorative, par M. Ghislain Janssens, 1882-83. — Chœur. Le jubé est de 1645. Maître-autel, même époque, avec tableau attribué à Jacques van Oost, le vieux : l'adoration des Bergers. Au nord de l'autel, tombeau du chroniqueur Nicolas Despars, par Josse Wittebroodt, iSgy-t; au sud, celui de Jean de Béer et de sa femme, 161 3. Vitraux, Samuel Coucke, 1884. — Chapelle méridionale. Autel en marbre, donné par Jean Lucas, de Bruges, vicaire apostolique du Pérou, 1625, comme l'indique la pierre commémorative encastrée à gauche, dans le mur. Sur l'autel, presque contre la voûte, se trouve la statue miraculeuse de N.-D. de la Poterie, qui date du XIII^ siècle ; gravure p. 282. Cette statue a été repeinte. La dévotion à N.-D. de la Poterie est la vieille dévotion des mères brugeoises. Aussi ne négligent elles pas d'aller la saluer, le jour de leurs relevailles, et d'y porter alors le jeune enfant ; comme aussi d'y faire un pieux pèlerinage, avec leurs premiers communiants. Le dimanche de la Passion est depuis une époque reculée, la Station à la Poterie : Potterie-Kermis. Tout ceci tend à disparaître. — Sous l'autel reposait, depuis le 6 avril i83i, le corps du Bienheureux Idesbald (van der Gracht), S^^ abbé des Dunes, qui assista de ses conseils Sibylle d'Anjou, pendant un des voyages de Thierry d'Alsace en Terre-Sainte. 11 mourut en 1167. Le corps fut levé, le i3 novembre 1623. Un tableau le représente tel qu'il fut trouvé le 4 avril 1624, quand l'Abbé ouvrit le cercueil ^. Le culte du Bienheureux Idesbald a été régularisé par décret de la Congrégation des Rites, du 23 juillet 1894. Une fête eut lieu en 1896, pour célébrer cet acte de l'Eglise. A la suite de cette reconnaissance du culte rendu au Bienheureux, le cercueil en plomb renfermant ses ossements a été placé dans une châsse, dessinée par feu le B" Jean Bélhune, grav. p. 465, et une chapelle a été construite, en relief sur la nef méridionale, où cette châsse est exposée à la vénération des fidèles. A côté de cette chapelle, sur un cul-de-lampe, se trouve la statue votive de la Ste Vierge, grav., p. 280, placée en souvenir du vœu fait par Philippe de Tiédi et les phalanges brugeoises, sur le champ de bataille de Mons-en-Pèvle, le 18 août i3o4^. Ce vœu, consigné dans une pièce authentique, de 1418, consistait à aller tous les ans, à la Poterie, oft'rir un cierge de trente-six livres, à la Vierge, si la victoire restait aux Flamands. Ce vœu a été exécuté ; et tel est l'origine du Pèlerinage de N.-D. des Aveugles à la Poterie, tous les
I. Cailiil. Diimi: . 607. 611, 6.=>6 690. Voir RDH, XVII. 49. ^ 2. DoM BEELiàuE, Ev. aiixil- Camhr. et Tuurii., 119. 121, « 3. RDH, xvir. 40. * 4- i", i>- ^90. ^ 5. RDH, xxv. i8. 5o. 161 ; AE, ilvi. i ; Nivardus Van Hove, Lcvengh. hitsbaUiis. i3i- 133. ^ 6. Voir ma brochure Onze lieve Vioiiwe vaii Blindektns le Briigge, 1905, 5. 12. i5 ; et plus baut, p. S12.
ans, le i5 août. Inlenompu par la Révolution, en lygS, ce pèlerinage a été repris, en 1839, grâce à l'initiative d'un pieux prèire, Joseph-Jean Pirard, Prévôt de N.D. des Aveugles. — Candélabre devant la statue votive, 1898. — Deux grands candélabres en cuivre, à dauphins, 1700, signés : Guillaume et Hemi de Vos, d'Anvers. — Vitraux, d'après les dessins à la plume, dont nous avons parlé à la p. 490. Les trois, vers l'est, JF. Pluys, i85û; les deux autres, H. Dobbelaere, 1862. — Sacristie. Reliquaire de la Ste Epine, XV^ siècle, remanié au XVI«. — Reliquaire-ostensoir, fin \W^ siècle, remanié en 1604. — Croix de procession, Wl'^ siècle. — Calice, vers 1600. — Chasuble a ortiois historiés, XV« siècle. — * Toute la partie de la paroisse de Ste Croix, enclavée dans la ville, quand on creusa la grande enceinte (1297), était, au commencement du XV<= siècle, composée en giande partie de terrains cultivés ; sauf le long de la Reie, où l'existence des ponts prouve la nécesssité de pouvoir passer sur la rive droite de la rivière. Il y en avait en effet deux : le pont de l'Huile (i3o3) et le pont dit de la Poterie ou, Roelkins, au XllI-XlV' siècle et appelé n du Comte » à partie de 1408. Aussi venonsnous de constater sur la rive qui appartenait à Ste- Croix, l'existence d'établissements publics assez importants. Mais derrière ces constructions nous avons le Stiivenberg, déjà connu comme lieu-dit vers 1340, et qui était encore dans le même cas, au XVI^ siècle ' ; le Zandstraetkiii dit tantôt bi Stiivenberch, tantôt bi der Potlerie, au XVI^ siècle; le Haei ackei , lieu-dit jusque dans le XVJi^ siècle ; le Riichille, encore un lieu-dit, mais auquel on commence déjà à accoler le mot strate, au commencement du même siècle. Ce sont là des noms qui nous feraient songer aux dunes de notre ancien estuaire ^, à des terrains incultes et improductifs. — Nous arrivons ici sur l'Oostproosche, dixième section {beluop) de St- Donatien ^ Deux pierres, l'une avec le l) couronné, l'autre qui était sans doute aux armes de la Prévôté, se trouvent encore, in situ, dans le mur de la Poterie, vis à-vis des Scliipjes, et indiquent la démarcation des deux juridictions. — On vient de construire (1908), dans la rue du Persil, un joli enclos de maisons-Dieu, entourant une cour plantée d'arbres, dit de Schipjes, sous le patronage de St Pierre. Architecte M. l^ené Cauwe. — L'Hôpital militaire a été construit dans la rue du Persil, en 1870-71. Cette rue dite Pieter Cellestrate, dès 1400, ne pourrait être désignée sous le nom qu'elle porte. Son nom ancien n'est cependant pas encore expliqué.
1 1 . QUA! LONG, rive gauche de la Reie. Au XI 1 1« siècle les deux rives de la Reie s'appelaient Hoiitbrekersdam t. Le nom se maintint jusque vers la fin du XVI^ siècle, pour toute la rive gauche, depuis la rue actuelle delà Main d'Or, jusqu'à celle du Comte. La rive gauche s'appelait aussi vp tji'yc (Voir p. 533.) et St-Gilles fut construit Bachteii tuj'c. Le nom iipt jt'j-c se rencontre encore après 1375. Houtbreker, c'est autant que celui qui fend le bois. C'est le constructeur de navires [scipwerker), qui fend le bois, au lieu de le scier. On peut voir encore de ces chantiers, sur la carte peinte du Musée de Gruuthuse, au Viiulreiken, et sur celle de Marc Gheeraerts, en 1 562, notamment derrière la lue de Wulpen ; et le cadastre de 1579 renseigne le schipmatis poorte, un peu au-delà du Pont des Dunes. Les constructeurs de navires faisaient leurs services à la Poterie. Les chantiers de VHoutbreket s dam, qui e.xistaient encore, derrière Wulpken, dans une certaine mesure, au temps de ma jeunesse, et celui du Vutil-reitje furent en grande partie délaissés pour les chantiers établis au nord du Bassin ^. Un de ceux-ci eut son époque de succès sous Jacques Moentack, vers 1690. On y vit construire des frégates.
à 85 pieds de quille sur 28 pieds d'estraque et même des navires de guerre, dont l'un était armé de 66 canons. Les baleinières entraient à cette époque dans notre port. — E. 7, emplacement ancien du Groote Catiwersine et du Cleene Cauifersine, bureau.\ des banquiers dits Cahorsinsou Lombards. Voir, p. 4761 3o5. Ils étaient établis ici avant la fin du XII I« siècle. Avoir la façade', on se croirait en présence d'une construction luxueuse du XI V« siècle, modifiée au XVI h siècle. Elle avait eu sans doute des tourelles d'angle. Après le départ des Cahorsins, vers i5o2, leur établissement servit à une draperie de Leyde, et devint, dit on, à tort, sans doute, l'Hôtel de Dudzeele (voir p. 514, rue du Receveur), et se trouve annoté au cadastre de 1679, comme servant au Woticker de^er stede. C'est en cet immeuble que fut organisée une autre institution, le Mont de Chai ité. Waerachtigen bei gh van charitaie, dont nous avons esquissé l'origine, à la p. 3o5. Etablie d'abord au Schottendij le {Quai Ste Anne), après 1379 % elle fut transférée ici, en 1629 ; mais le nom de Groote Cautuerchiîine s'était encore conservé en 1676. La façade, qui fut ornée de sculptures, vers 1629, fut modifiée encore, en 1757. La grande porte et la pierre sculptée avec entrée de tronc sont de celte date. Après la Révolution, le Mont de Charité fut uni avec le Mont de Piété, et installé dans le local de celui-ci, qui était l'flôtel de Gruuthuse. Il fut réinstallé ici, en 1876. Voir p. 498. — L'Hôtel St-Pol \ avrc sa jolie tourelle du XIV« siècle, MG, doit son nom à la famille de St-Pol, dite de Chàtillon. D'après Bernard d'Ypres, moine de Clairmarais,, qui a continué la Généalogie des Comtes de Flandre, de 12 14 à 1329, c'est près du pont Snaggard que Jacques de Chàtillon habita, en i3oi-2. Ce sera bien le nom de ce pont, qui aura inspiré au peuple l'idée d'appeler Snakkers les gabelous avides et mal embouchés de Jacques de Chàtillon, sobriquet qui se trouve déjà sous la plume du trère Bernard d'Ypres. Au XVl^ siècle, cet Hôtel était devenu Hôtel de Clèves ou de Ravestein ; il devint le PRIEURÉ DE SarePTA, en 1617. Des Sœurs de Ste Elisabeth, établies à Bierviiet, devinrent chanoinesses régulières de St Augustin, en 146 1 +, et leur Couvent prit le nom d'Emmaiis. Fuyant les inondations, elles acquirent le bien ter stove, primitivement Donckerdorp, à Moerkerke, et s'y construisirent un Couvent, en 1483. Si le titre de plusieurs évêques auxiliaires de Tournai ne doit rien au nom du couvent de Sarepta 5, celui-ci par contre doit son nom à l'un d'eux. C'est, en eft'et, Gilles de Raerdemaker, évéque de ce titre, qui aida les Chanoinesses à s'établir à Moerkerke, qui fit la consécration de leur église de Sie Elisabeth avec maître-autel et cimetière, le 14 septembre i486, et imposa au nouveau monastère le nom de Sarepta *. Après l'incendie du couvent par les Gueux, en 1578, les religieuses qui avaient vendu assez récemment leur Refuge du F/i/weeZ/u)/ aux Annonciades, vécurent dispersées, quelques-unes à Bruges, d'autres à Damme, où elles achetèrent en 1587, l'ancien Prieuré de SoetenJale. Mais celui-ci fut exproprié pour les nouvelles fortifications de Damme, en 1617. Elles achetèrent alors l'Hôtel St-Pol, oi!i elles construisirent leur église, voûtée en briques, qui existe encore, E. 19, et qui fut consacrée, toujours en l'honneur de Ste Elisabeth, le 17 mars 1619'. Supprimées par Joseph 11, elles virent vendre leui- couvent en 1784; qui depuis lors, a servi un peu à tout : magasin militaire, atelier de tissage. Ecole de Musique (i85i-86); voir p. 41 5. — Rue des Annonciades. Il y a eu ici deux antiques Bassins. Voir la carte peinte, à Gruuthuse. Celui au sud de l'Hôtel St-Pol, qui prenait tout l'espace jusqu'à la rue dite de Colard Moïse ; et le Viile reikin, nom donné déjà
I. Grav. dans Sanderi-s, F/., ilL. II. 148, avec descr. de la façade ancienne. ^ 2. AE. XUII. 70. 536. ^ 4. M, IV. 4J5. ^ 5. Plus haut, p. 272. ^ 6. RDH, 111. 3'>5. oï2. ^ 7- AA Evèché, Acl. épisc, reg.
au second, à la fin du XIV»; sicLle. Ce dernier bassin était, sans doute, déjà très rétréci, à celte époque ; et le nom indiqua qu'étant délaissé par le commerce, il était devenu un déversoir d'immondices. Aussi, ne voit-on sur ses quais aucune de ces antiques caves du XilIXIV'^ siècle, comme on en voit le long du Quai du Miroir. Il fut enfin comblé, en i835, pour établir une rue, non pavée, appelée Veerde ifeg ou Aunoiitiateii straei (1844). La partie large de celte rue avait été plantée d'arbres, vers i836. Ils ont été enlevés en 1884. Pouiquoi ne pas les renouveler ? Le pont à l'amorcement du Vide reildn avec le Reie, pour le passage sur la rive gauche de celle-ci, s'appelait, en i336, biiicghe bi mi/Il sheer Heinricx. Le Vule reikin a la forme d'un vrai bassin, sur la carte peinte de Gruuthuse, et allait jusque tout près de la rue nord de Ghistelles. On y voit, sur la carte de Marc Gheeraeils, le Baliebiugge (i3i8) à la rue de la Barrière, et le Raembiugghe, à l'issue de la rue du Hameau St-Gilles. Ce bassin se terminait au Maegdendal, issue de la rue nord de Ghistelles, dans la rue Ste-Claire. 11 n'en fut peut-être pas toujours ainsi. Le couis d'eau, se détachant du vieu.x rempart, près des Augustiiis ', passait entre le F/?/)î'c'e//io/ et le Château d'Houtmarc, et se dirigeait vers la Reie. Sur ce cours d'eau il y a un oveilrac ^ Sa partie en aval était peut-être un bras méridional du delta de VIpet leet, qui, d'après un texte, vers 1430, passait au coin (sud ou nord ?) de la rue du Comte. En tout cas, il y avait une éclusette au sgiaveubriigge ■*. Il communiquait sans doute anciennement avec le Vule reikin, car il y avait, en i336 un pont au Frère?! Acker, autre nom du StGillis dorp. Le vadum atite satictam Clarain, autre bras, probablement, de VIperleet, s'y déchargeait sans doute. Il fut comblé avant 1478 *. — Dans la rue des Annonciades, vis-à-vis de la rue du Hameau de St Gilles, se trouvait le Fluweelhof, appelé encore Hôtel de Croy ou Hôtel d'Espinoi. C'était une construction élégante à tourelle (voir MG), séparée primitivement du château de Houlmarc ^ par le cours d'eau dont nous venons de parler ; mais dont, au XVI<= siècle, le terrain s'étendait jusque dans la rue Ste Claire, comprenant celui sur lequel est bâti aujourd'hui le Couvent de l'Ange gardien ^. Nous savons que le Fluweelhof étah le refuge des Chanoinesses de Sarepta, quand elles habitaient Moerkcrke 7 ; mais qu'elles venaient de le vendre, assez récemment aux Annonciades, quand les Gueu.x détruisirent leur couvent, en 1678. — Il fut fondé, en 1423, hors de l'échevinage, un couvent comprenant des Tertiaires et sept Frères conventuels, qui fut reconstruit, vers 1466, tout près de la Porte des Baudets (voir MG) et fut occupé par les frères de la régulière observance. L'église fut consacrée le 5 févrrer 1476 *. Léon X ayant uni ces Frères avec les Frères Mineurs de Bruges, en i5i6, autorisa les Religieuses de l'Ordre de l'Annonciation de la Vierge Marie, à s'établir dans leur couvent. Elles étaient venues, au nombre de liuit, du couvent de Bourges en Berry « et s'étaient établies chez les anciennes sœurs de Ste Elisabeth, de la rue des Baudets, qui dépérissaient. Leur règle fut approuvée en iSiy. et elles entrèrent au Couvent des conventuels en i5iq-20. Vers 1427, le couvent prit le nom de Cloître de N.-D. des VII Douleurs et les sœurs furent appelées Sœurs rouges, à cause de la couleur de leur scapulaire. Elles furent dotées pour vivre à vingt, par Charles-Quint et par Marguerite d'Autriche '", cette grande figure lie femme, charmante poète à ses heures ", et qui écrivait si souvent à n sa bonne mère, sa mie sœur Ancelle », supérieure de la maison. Marguerite d'Autriche mourut à
I. Voir Cdile peinte, ;i Gruulliusc, et jiliis li^iut, p. 525. ^ : VOiidtn IV/t/eiii., et IJ. 356. 483.* 5. Voii ci-dcsius M;//«.n>., ] VI. 64. jt; 9. F, XI. 114. ^ 10. CCE, 284. ^ II. Voir plui haut, p. 415
Malines le i«'' décembre i53o. Elle fut enterrée en janvier i53i, devant l'autel de l'église des Annonciades ; et son cœur, placé dans le tombeau de Marie de Bourgogne, sa mère. Quand le corps fut transféré en Savoie, en avril i532, le cœur fut porté aux Annonciades'. Charles-Quint fil ériger aux Annonciades un monument en albâtre, i53i^, que les Gueux ont détruit. Le cœur néanmoins, sauvé par les religieuses, fut placé dans une nouvelle tombe en 1714. Lois de la suppression, sous Joseph II, l'évêque de Bruges, Mgr. Brenart, déposa en 1784, le cœ'ur de Marguerite d'Autriche dans le tombeau de Denys Chrisiofori, à St-Donalion, à côté de celui de Philippe le bon. A la Révolution française nous en perdons les traces. — Le couvent des Annonciades hors la porte des Baudets ayant été démoli, en 1578', celles-ci se retirèrent au Fhiu>eelhof, dont nous venons de parler, et qu'elles avaient acheté en 1578. Elles s'y construisirent un couvent (i6o2-36), dont l'église fut terminée en 1620 Elles furent supprimées par le décret de Joseph II, du 27 aviili782. — Sur la partie du Flutveelhof donnant dans la rue Ste Claire, fut construit, en 1 833, le Couvent des Pénitentes (voir p. 524.) et Mii<= Annette Serweytens s'en réserva une aile, qui devint le couvent contemplatif des Servantes du Sauveur (i855). Elle la quitta pour se rendre avec ses pieuses compagnes dans l'ancien Couvent des Annonciades, rue du même nom, qu'elle avait bâti et qui fut bénit le i5 septembre iESq-*. Le Couvent se doubla en i85q, d'une institution enseignante, les Sœurs de l'Immaculée Conception. Cette communauté, érigée en Maison mère, le 19 mars 1897, se fixa à Heyst. — Vis à-vis du Fluipeellwf. se trouvait, en 157g, l'Hôtel de Gaesbe/ce, qui fut acquis en i838, pour y établir l'école de St-Gilles, tenue, depuis 1844, par les Joséphines. Les nouveaux bâtiments (1892 1900), sont assez appréciables, comme valeur artistique. — Le long du Quai, entre les n"' 46 et 52, s'ouvrira le prolongement décrété en 1908, de la rue Walwein, qui a été percée en 1901. Derrière l'entrepôt du Bassin, se trouvait, en 157g, un enclos avec maison de plaisance appartenant à Charles Walwein. Cette famille est connue à Biuges, dès 1202. Cette rue prolongée coupera la rue du Calv;iire, nom moderne de la Galglteberchstrate ^ Nous sommes ici sur une des Sections de la Prévôté, qui avait droit de justice. 11 est bien possible que sur un tertre se soient élevées les fourches patibulaires de celte Seigneurie, disparues peul-étie quand on incorpora St Gilles à la ville, en creusant la grande enceinte, de 1297. — Nous avons cité déjà la 1 ue du Comte*, dont le nom s'gravenstrate n'est connu que depuis la fin du XI'V« siècle. On a expliqué diversement ce nom. Il viendrait du 's Graveit Fleei schip, parce qu'elle faisait partie de la juridiction de la Prévôté ? ; ou bien du 's Giaven Heestei-, qui s'y trouvait, en 1579 ". Ne viendrait-il pas plutôt de la tour de Raven Dauwilt, qui se serait trouvée encore à l'angle de cette rue et de celle de 'Wulpen, à la fin du XllI^ siècle"? Rave Dauwilt vendit à la Ville l'ammanie du MaeiiJaegsche, en 1288'°, et il appartenait à une famille tiès importante à cette époque. Le nom de tour de sHecr Raven peut avoir pioduit sgraven. — Teii Wiilpine était compris entre la Reie, à l'est, le Rempart, au nord, et le bras de l'Iperleet à Oi'ertrac, dont nous venons de parler. Il y avait ici deux ponts. L'un sur ce cours d'eau, conduisant au Boulevard intérieur (carte peinte, à Gruuthuse), l'autre pour passer de la porte de Coolkerke à celle de St- Léonard (MG). Ces ponts teii Wulpine, jiixla Wiilpirie, sont connus dans les textes, depuis la fin
I. F, XI. 114. ^ 2. EB, I. 65.^ 3. Delhp.. Précis anal., I. 2 14.I. ^4. Rembrï. Bekcnde Pasl. SI Gil/i!, 5o ifeS. IJ. 494.* 6. Plus liant, p 542*7. ""iJC., /',<.o«/<..«,7S; GK,54-*8. VS, .2i; AE, iL.M,292 *g. IJ 347 * 10. Plus haut, p. 94.
du XI 11"^ siècle. Avons-nous ici un ancien îlot devenu un promontoire, qui nous rappelle le nom du courlis? Un texte de i3.^8, brticglie vor ./ans va7i Culpeii ", ferait peut-être penser à la famille van Wulpen, importante entre iSooet i.^58: G?*//?*"» == Wulpen ? Cette famille peut aussi avoir pris son nom à la situation de son siège familial. Ne tranchons pas. — Nous avions tout près d'ici, au XVI« siècle, un Waterhuus pour l'alimenta tion d'une partie de la ville, qui fut supprimé en 1790 ^. — Nous avons parlé du pont sur la Reie. reliant les deux rives, à l'intérieur du rempart. C'est le pont dit du Spei, appelé aujourd'hui pont St- Léonard, construit avant 1297, au-dessus du sas qui date de 1291 ^ Ce pont est en pierre sur la giavuie de MG. Il y a ici encore un moulin à eau, qui existait déjà au XI 11"= siècle ■».
12. Trois portes donnaient sortie à la ville, au nord. Voir grav. p. 85. Il en e.\istait certainement deu.\. en cet endroit, avant la constiuction de la i;rande enceinte (1297). La première sur la rive droite de la Reie, pour aller du Quai de la Poterie vers la berge méridionale du Canal de Damme, la Speipoorie, qui fut développée en 1297. La seconde pour aller de la rive gauche du Quai long, vers Coolkerke, la porte de St Nicolas, conduisant à Coolkerke, citée en 1268. La troixième porte, à l'entrée actuelle des cours du Bassin de Commerce, porte de St- Léonard, dans l'axe de la route vers Dudzeele, existait en i3o3. Notez que St Nicolas est le patron de Coolkerke, et St Léonard était vénéré à Dudzeele, peut-être dès le XII' siècle. Ces portes furent souvent changées. La carte de Marc Gheeraerts nous montre la Speipoorie telle qu'elle fut après les travaux de f40i 2 ; celle de St Nicolas, entre les deux, est peut-être encore la parva porta vers Coolkerke, construite en 1207, un peu modifiée; celle de St Léonard est telle qu'elle se présenta après les travaux de 1 382-83. Quant à la porte de St Nicolas, qui devint la plus importante. Elle fut reconstruite, seule des trois, en 1621 et en 1691, et prit alors le nom de Dampoorte. Elle fut démolie, en 1871 . Il existe encore une partie d'une de ses anciennes tours. La Speipnorte, après les travaux de fortification (1578-1622)5 ne servit plus que pour donner passage vers les glacis derrière les escarpes protégeant la face externe du ciiigel ; et la poi te St Léonard, démolie à la même époque, fut remplacée par un éperon. La Porte du Spei a été mémorable, dans nos annales. C'est là que fut reçue Isabelle de Portugal, le 9 janvier 1430, le surlendemain de son mariage à l'Ecluse avec Philippe le bon. Il en fut de même de Marguerite d'York, en i^68, après son mariage avec Charles le téméraire. C'est ici que les Brugeois firent tant d'honneurs au frère de la mariée, Edward IV, roi d'Angleterie, le 19 février 1471, qu'il délaissa les bateaux ornés préparés pour le conduire à Damme, et fit la loute de pied, avec ses amis de Bruges. — A l'ouest de la porte de St Léonard, fut établi, en 1375, l'écluse du Cattegat ou de St Léonard,, pour faire des chasses dans YOude Ztfijti, au moyen des eaux d'un ancien bras de Vlperleet. L'écluse de Walweiii, qui servait à l'évacuation du rempart iniérieur, dans le canal d'Ostende, est supprimée depuis qu'on a comblé le rempart (1899), et fut remplacée, en 1898, par celle du nouveau canal de dérivation, s'amorçant au rempart de la Toison d'Or, pour déverser les eaux de l'ouest de la ville dans le canal d'Ostende. au \Vaggehi>ater. — 11 y avait des bureaux du Tonlieu. aux portes de Bruges''. Celui de la Speipoorie, du sire de Ghistelles, était bâti sur le fonds de la Ville. Il existait avant i332. Le Toolneboom était établi dans l'eau, hors de la Speipoorie et de celle de St Léonard : il consistait en un arbre tournant ou une chaîne ? établie dans le canal. Le lecteur se souvient
. IJ. 432, ^ 2. Voir p. 232. ^ 3. Von p. 40 ; et IJ, 3o,l, , 88-S9; et la carte de la première éJitioii de SaiRleius[
sans doute, qu'avant la suppression des octrois communaux (1860). tous les soiis. l'entrée de la Coupure se fermait au moyen de portes de fer (7 Y:^er Hekketi) ou d'une chaîne de fer. La Ville avait aussi son Tolnehuus au Toolnebrugghe, à Damme. — Canal de Damme, et Onde Zwiju, voir pp. 204 et 208 18. — Le Bassin de Coniwerce ' fut creusé en 1664, en dehors des fortifications terminées en 1626. On le mit plus tard sous la protection du steeuen boltverk, dit Fort- Lapin, qui ne figure pas sur la Carte de Sanderus ^. L'ouveiture se fit le 26 avril i665 '. Il fut lecreusé, en 1672. Il existait, en cet endroit, en 1629, des chantiers pour construction de navires, qui eurent leur importance ; et, à la fin du XVI I<^ siècle, on y construisit même des navires de guerre 4. On vit des baleiniers entrer dans notre bassin, et Bi uges jouit d'un renouveau, dont nous avons parlé '. — Travaux du nouveau port, Vdir p. 210. Au-delà de l'écluse, entre le Canal maritime et le canal d'Ostende, à l'est du Krakeeltje, se trouve le Moiieketi Speye, construit par la Ville de Biuges, en 1297, ''" confluent avec VIperleet (voir p. 210), et du waterghang van der Does, ou Lisseweegsche jpatei ganc. qui est sans doute la canalisation d'une ancienne crique, faite à leur usage, par le moines de l'Abbaye de Ter Doest, à Lisseweghe, au XIII« siècle. — Boulevard du Bassin, Komveste. Nous regrettons que ce boulevard s'établisse sur une partie de notre rempart comblé en 1899 ° ; mais la faute étant commise, on a eu tort de ne pas le tracer, en pleine largeur, jusqu'à la rue de 'Wulpen. Pourquoi cet étranglement? Faut-il toujours tout faire à demi?... Ce boulevard fut aménagé et planté en 1896-1904. Derrière les magasins du Bassin, se trouvait, en 1781, une glacière, qui fut supprimée en 1867. — Nous avons à notre gauche l'ancien Clarendam (voir p. 525 et 5 18) ; et, au coin de l'avenue Ste Claire, la nouvelle clinique de Sœurs Auguslines de Meau.v, construite par M. Hubert Hoste (1909-10). A l'extérieur du rempart comblé, se trouve le Quartier-Stûbben, ainsi nommé parce que l'architecte Stùbben, de Cologne, a tracé le plan des rues et des avenues à y établir (1898). Le petit paix, près du Bassin et le Parc Milne- Edwards, vis-à-vis de la rue des Bouchers, furent plantés en 1907 8. Ce sera une bonne chose quand ce Boulevard et celui de la Toison d'Or verront disparaître — ce qu'on espère pour 1910 — la ligne ferrée vers Blankenbeighe, qui y est établie depuis un demi siècle.
i3. Au sud-ouest de la Porte des Baudets, commence l'ancien Rempart des Maréchaux, nivelle et planté, en i885, et qui depuis lors s'appelle Boulevard de la Toison d'Or. — Porte des Baudets. Notez que la traduction officielle d'E^elpoort est : Porte d'Ostende. Toutes nos félicitations ! II ne faut pas confondre cette porte avec celle de Ketlehi'ijk, dont nous avons parlé, p. 517. Il y avait ici une porte sur la dérivation de la Bolerbeke, avant qu'on ne fît la grande enceinte de la ville. Elle est appelée porta asinorum (1282. 1290), e^elporta (1282) ; et quand on la reconstruisit en 1297, ce fut sous le nom de porta stijabobi, qu'on la porta aux comptes. La vraie et antique porte de St Jacques se trouvait au Pont des Baudets, sur l'ancien rempart ; et l'on inscrivit aux comptes (i 297-1302') des arriérés de recettes pour droits de chausséage, qu'on y avait perçus avant l'agrandissement de l'enceinte. La porte des Baudets, construite en 1297, par Guillaume Rynvisch et achevée en i3oo, remaniée en 1 337-38, fut reconstruite par Jean Slabbaerd, en 1369-70, d'après le même type que les portes des Maréchaux et de la Beuverie, qu'il venait de bâtir. En 1403, on haussa le toît et arrangea les fenêtres, pour tirer avec de l'artillerie {busse7i). Les tourelles et les archières furent encore reconstruites,
I. Voir. p. 42. ^ 2. Plan de Bruges, par C. Janssens, 1777 ; voirplus haut, pp. 88-89. ^ 3. CE, m. 495. ^i 4. CE, 1 s bauf, p. 540. ^ 5. Plus haut, p. 77. ^ 6. Voir, p. 258.
en 1432-33. C'est dans cet état que nous la voyons sur la gravure de MG, qui s'écarte assez du projet de restauration imprimé à la p. io3. Celte porte fut reconstruite, en grande paitie, vers 161 5. Elle se présente encore en cet état, grav. p. 102, sauf les avantcorps, qui dataient du XV1II« siècle, démolis au XIX«. Elle a été réparée en 1906. — Maintenant que le rempart du Bassin est comblé, la porte baigne assez ridiculement à l'est, dans une soucoupe remplie d'une eau, qui ressemble à une prairie. L'on vient de décider (mars 1910), pour réparer un peu la faute commise, de ne pas laisser bâtir jusque contre la porte ; mais de ménager, à l'est de celle-ci, un espace d'environ 5o mètres, qui sera planté d'arbres. — Parmi les souvenirs attachés à cette porte, il y a celui de l'arrivée de Joseph II, le i3 juin 1781, lequel accompagna, le lendemain, la Procession du St Sacrement, un flambeau à la main ' ; et celui de l'entrée en ville, le 1 1 juillet i8()3, de Bonaparte, alors premier Consul, accompagné de sa preiTiiére femme Joséphine Tascher de la Pagerie, veuve du vicomte de Beauharnais. Ils quittèrent Bruges le 14 du même mois, pour aller à Gand, par la Porte de Ste Croix ^ — Scipstal est un lieu-dit, déjà connu en 1 167 ^ Le pont de Scipstalle sur Vlpei leet ne doit pas être confondu avec le Scepsbiiigghe (1288), qui se trouvait derrière Ste Claire et par lequel on allait à Lisseweghe. 11 y avait tout un quartier hors de la Porte des Baudets, à l'est de la chaussée, où il y avait au commencement du XIV'; siècle, des ruelles dénommées. Von GM. C'est laque se sont établis les Frères-Mineurs de l'Observance, dont nous avons dit un mot et qui furent remplacés par les Annonciades, en 1519-20. Voir p. 342.
14. Rue des Baudets. L'entrée de la rue a été élargie (1900) et ornée de quelques jolies constructions. La démolition des Aciéries des Flandres (19091, ouvre le leirain à de nouvelles rues qu'on est occupé à faire, et qui étaient plus ou moins en projet depuis
,875. Près de la porte, au côté est, se trouve sur la carte de MG un petit manoir,
de la première moitié du XV1= siècle, qui est le Torre van Londen ou la maison Beihune, deu.x propriétés contigues, au cadastre de 1579. '1 se trouvait, en 1875, au milieu d'un potager, et dans le bâtiment se trouvaient quelques détails anciens. — Un peu plus loin, du même côté, se trouvait le Susterhuus de Ste Elisabeth, fondé, paraît-il, vers 1450, par Marie Bruynsteen, et dont les dernières religieuses passèrent aux Annonciades •*. Le couvent fut cédé à la Ville, par Bulle du 3i août 1 5 17 ; et elle y transféra, en i5i8, son Ecole de filles pauvres. Arme maegdekens stedeschool ■\ qu'elle avait érigée dans la paroisse de St Gilles, en i5io, et qui prit le nom d'Ecole de Ste Elisabeth ; mais on l'appelait aussi, vers ib^o, \&s, scamelen maegdekins. L'école y était encore, en 1579, sous le nom àt Meyskeris schole deser stede, et les bâtiments, avec église, figurent sur MG. L'école fut transférée au Pont du Roi, en 1781 *, delà à l'ancien Hospice de la Madelaine (1802), et supprimée en avril 1884. — Au sud de cette école se trouvait le Couvent des Thérésiennes ?, qui sert de caserne, el dont l'église fut mise à la disposition du culte protestant, vers 1817. Cette église fut construite en 1684. — Comme \\s-à-\is, nous avons l'Hospice St-Josse, qui, au dire de Sanderus, était très ancien. Les Bueidedragers avaient là leur chapelle. Josse Lambrecht, chanoine de St-Donaiieii, décédé en i593, y établit un Hospice pour vieillards, douze hommes et une femme, en 1575. Sa dalle tumulaire, incrustée de son efïigie et d'emblèmes évangélistiques en laiton, fut placée, en 084, dans le pavement de la chapelle. Les cuivres gravés ont été encastrés dans le mur. Dans le dallage se trouve aussi la dalle en pierre grise de Josse
1-5. ^ 2. Biikorf. ilv(ioo3) 10. ^ 3. K, im. 2a3 ^ 4- Voir pl.is haut. p. 5)2-3. ^ 5, Plus luiul, *7- riusl,aul,p.522.
de Bul. Le collier en cuivre de cette dalle a été déposé au Musée des Hospices ; voir p. ^90. La façade est du XV« siècle; la chapelle, à fenêtres italiennes, est d'une date postérieure. — Entre la rue des Baudets et le Ruu^eudael actuel, se trouvait un vaste terrain qui servait aux esselettes, dans un lieu dit Cattevoorde. Ces esselettes sont connues par des textes remontant à la fin du XIIli^ siècle. Leur destination est rappelée par la rue de la Rame ', qui représente la lisière oiientale de l'espace où elles se trouvaient, et par le nom de Sledestrale dat men heet Caltevuurde (vers 1400), et Sledestrael/cen ofte Coite Raemstraet/feu (ibyq), noms de la rue du Traineau, qui y conduisait. — L'HuTEL D'UlTKEHKE était une magnifique habitation seigneuriale. J'en ai donné une gravuie agrandie, d'après Marc Gheeraerts, dans mon A )t des façades {pi. V. n" 5). Celte construction de la première moitié du XV' siècle était très luxueuse, à voir les semelles de poutre qu'on y a découvertes, en 1906. Voir le moulage d'une d'elles au Musée Archéologique. Une des anciennes façades, qui avait été remaniée au XVI« siècle, a été restaurée, en 1892. Cet Hôtel était la propriété des Van Halewijn ; il passa, au XVI'= siècle, aux Claerhout, seigneurs de Maldeghem, Uitkerke etc. Les CARMES DÉCHAUSSÉS, après autorisation de l'Evèque et du Magistrat (i63o), s'étaient installés au Boninsifitl, près de l'église actuelle de la Madelaine ^ ; mais en i633, ils acquirent l'Hôtel d'Uitkerke et des propriétés adjacentes, de Georges de Montmorency, baron de Croiselles. Ils en prirent possession, le 29 septembre de la même année. Le plan de l'église fut dressé par le frère Patrice de St-Hubert (Théodore de Hane, d'Anvers) qui avait fait profession en 1669. La sculpture des autels est l'œuvre de divers religieux du Couvent. La première pierre de l'église fut posée le 3 juillet 1688 ; elle fut bénite le 26 juin 1691 et consacrée le 23 juillet i6gi, en l'honneur de St Jean Baptiste. Le couvent fut remanié en 1720-24, et la façade de l'église réparée en 1734, 1789 et en 1892. La tour fut démolie en 1792 et remplacée par un clocheton. Les Carmes déchaussés furent expulsés de leur couvent, le 7 janvier 1797. Mais, ayant racheté leur Couvent, le 3o décembre, aux enchères publiques, ils n'ont cessé d'y habiter et ouvrirent leur église au culte, le i5 juillet 1801. En i833 ils célébrèrent les premiers, à Bruges, le mois de Marie. Leur couvent fut réérigé canoniquement le 6 novembre 1842. Tableau du maître-autel, de Henri Herregouts, 1698 : la Vierge avec St Joseph et l'Enfant Jésus accompagnés de Ste Thérèse et de St Jean de la Croix, appaisent le courroux du Père céleste ; — la Présentation de la Ste Vierge, J.-B. Herregouts, lils, 1703 ; — plusieurs tableaux de Mathias de Visch (1747-64); — Marie et Joseph adorant l'Enfant Jésus, Jacques van Oost, le vieux ; — le Christ et la Vierge, en buste, école des Claeissins ; — le Christ portant la croix, école espagnole (Morales ?) ; — N.-D. de Milan, petit panneau provenant du Couvent des carmes chaussés, à Bruges; c'est une copie (XVIh siècle) d'un tableau du XV« siècle, réputé miraculeux, qui se trouvait autrefois dans l'église des Carmes, à Naples ^. — Entre l'Hôtel d'Uitkerke et la straetkin bachten Willem Pojytevyns {\3i8), se trouvait une ruelle supprimée (après i562), nommée le Coolhof. N'omettons pas de signaler les belles façades, œuvre de Charles De Wulf, D. 2 5. — La rue des Pottiers s'appelait 5/iee;- Glierard Dulles strate (i338), nom qui se maintint jusque dans le XVI<= siècle ; mais le nom actuel commence à se substituer à l'ancien, vers i363. — Du côté occidental de la rue des Baudets, vis-à-vis des pignons restaurés des Carmes, s'ouvrait le Nieiiwe ^ak, oblitéré avant 1579; puis, plus au sud.
. 69. ^ 2. Cfc. Etoilissement etc. J,:s Carmes dicluuissis à Binffss, par M. le chan. De Schkevel, Milange ictc d'EniuL, Biug., 1910. ^ 3. RDH, vu. 33o, avec grav., p. 328: Arcltivenboek, l. 62.
on a encore le Zaksken. Ces noms se rattachent à celui de la Rue du Vieux Sac, artère vieille et importante, où se trouvent de grandes propriétés. Nous trouvons : In veteri sacco (1284), in den houden ^ak (i3o6). C'était un cul-Je-sac, s'amorçant hors de l'enceinte primitive de la ville, à la route vers Scipstalie. Cette impasse était déjà percée vers la rue Wulthaghe, avant le X1V« siècle. La famille du Sac, Uten^acke, lui doit son nom. Cette famille puissante a fourni à l'Ordre du Temple, avant i 3oo, le frère Pieroi» du Sac, grand-maître de l'Ordre en Flandre. — Voir les façades, D. 47-2 1, de 1741, encoie assez brugeoises. — Ruckendale (1370), nom donné jusqu'au milieu du XVIe siècle à la rue qui a emprunté alors son nom de Roosendale ( 1370) à une de ses ruelles latérales. Il se trouvait, en 1 579,3 l'emplacement de la brasserie D.q, une belle construction à tourelle. — E. 18-28 Hospice Simoens, 1647. — Couvent des Sœurs Maricoles, que le peuple appelle de Marulletjes. Les sœurs de ce nom, fondées à Termonde, en i663, se fixèrent à Bruges, au Roo^endal, en 1667, où elles restèrent jusqu'à la Révolution. Elles restèrent réunies, dans une maison de la rue Flamande, où elles ouvrirent une école, en 1802. Elles se fi.vèrent au Vieu.\- Sac, en i8o3 ou 1804 ", et continuèrent à s'y livrer à l'enseignement. Nous avons parlé d'un beau tableau de la descente de la croi,x, qu'elles possèdent ^. On trouve aussi, au couvent, une Passion du Christ, peinte sur bois découpé, et composée primitivement de 170 pièces, qui est attribuée à Jean-Antoine Garemyn, attribution très admissible. — Vis-à-vis de ce couveni, là où se trouve la porte monumentale!!) en style classique, bâtie en 1907, se trouvait le couvent des Sœurs grises {giauive :{usters) de Sle Elisabeth, tertiaires franciscaines, bâti en 1455 ^ Une partie d'un des pignons, attenant à cette porte munumentale, appartient ans. constructions des Sœurs grises. Leur cimetière fut bénit en 1492 et leur église, reconstruite en i63i. ne fut consacrée qu'en 1691. Le couvent fut fermé en mai 1784. Les Sœurs avaient toujours continué à porter la couleur grise. Elles soignaient des aliénés. — Nous avorts parlé à la page 545, du Pont des Baudets et de la Porte de la ville qui s'y trouvait. — Jolie vue vers l'est, grav., p. 141.
i5. Rue St- Jacques. Au coin du pont des Baudets, E. 68, se trouvait l'hôtel de Gros, dont la jolie tourelle a disparu et qui a été complètement modernisé. Vendu vers 1882, il fut divisé en deu.x habitations. Ma.\imilien, roi des Romains, fut incarcéré au Cranenburg, le 3 février 1488 1 ; on le transféra à la maison de feu Jean de Gros, le 27 du même mois; et il y resta prisonnier pendant onze semaines. Cette captivité ne fut pas dure ; car, pendant ce temps, on s'efforça de lui donner bien des récréations : de pompeuses visites en cortège, des banquets, un tir au papegaj- etc '\ ce qui se fit sans doute au Schietspel, qui était attenant. Le 16 mai, on vint l'y chercher processio.inillemeiit avec les corps des métiers, la châsse de St Donatien et la sainte Croi.v de Notre- Dame. Ma.ximilien fut conduit au marché. Il signa la pai.x au Cranenburg, qui avait été sa prison, et prêta serment sur un trône élevé devant un autel, au milieu de la place. Un banquet lui fut offert chez Jean Canneel, il assista au Te Deuni à St-Donatien, et quitta la ville par la porte Ste-Catherine. L'hôtel de Jean de Gros était réputé un des plus somptueux de la cité. Le célèbre peintre Gérard David y travailla, lors de la captivité de Maximilien. L'Hôtel fut malheureusement reconstruit, en 1704. Jean de Gros, secrétaire de Philippe le bon, en 1442, est devenu plus tard premier seciétaire d'état, audiencier et contrôleur des finances de Charles le téméraire et de Marie de Bourgogne.
RDH, IV 243-45, ^ 1. Plus haut, p. 456 el B, 1. 23l. ^ i. Voir Rr.ivuie, UKP, 55, et M( boeckvan al 't gène datter gesciedtis binnen Brngghc tichtcnd jaer 1477, 14 fcby. tôt i
FI fut crée chevalier de la Toison d'or, en 1473, et devint trésorier de l'ordre en 1481. L'empeiein- Maxiiiiilien le nomma à la dignité de maître-d'hôtel. Il fut un des grands bienfaiteurs de l'église St-.Iacques '. Il mourut à Dijon, en 1484. — La porte, qui apparlieni aujourd'hui au Couvent de Foere, appartenait au Schietspel, vaste immeuble, rue Si-.Iacques, E. 64, jusqu'en i665, quand elle devint l'entrée de l'Hôtel de Jean Gonsalés de Snldaigne, plus taid l'Hôtel de Jean Joseph le Biun, sire de Miraumoni. La façade du Scliietspel, E. 64, 1562-1674, est très intéressante. Elle fut restaurée en 1896. Voir grav.. p. 385. — La maison attenante, à l'ouest, E. 62, même gravure, 167g, avec trois œils de bœuf, dans lesquels on a placé des bustes, il y a une trentaine d'années ; D. 45, au millésime 1644. — Derrière le chevet de l'église de St Jacques, il y a un joli coin, avec un puits à margelle, orné dans le style ancien. Tout ce coin a été aménagé par Ch. de Wulf, en igoo- 1901 ; il est rehaussé encore par les constructions faites pour M. Claeys (1901) par M. Etienne Timmery. — Rue Si. -Jacques, à droite, le Grand Hôtel de Coiuiiieice, habitation jadis somptueuse de Don Juan de Peralta, consul de la nation de Navarre, construite par lui vers l'an 1600. Cette maison devint, vers 1720, l'hôtel des Courtiers, qui reconstruisiient l'immeuble. Joseph II logea ici du i3 au i5 juin 1781. Le 14, il accompagna la Procession du St Sacrement, un flambeau à la main; et, le lendemain, il partit pour Gand '. C'est ici également que logea, le 29 août 1781, le duc Albert Casimir et Marie Augustine, archiduchesse d'Autriche, sa femme. Gouverneurs générau.x des Pays Bas. — Sur l'ancienne Halle de beiiire. voir p. 433-4. Constiuit sur une partie de l'Hôtel de Ghistelles, avant 1540, le nouveau Biieleiiniis était ouvert en celte année. Il en reste les substructions et certaines autres paities : grav. p. rgS. — Vers 1834. on fit ici une Salle des concerts ; elle est d'une excellente acoustique. La décoralion de la salle, faiie il y a près de quarante ans, a été refaite en 1878. — Rue des aiguilles (iiaeldestrate. 1290), ainsi nominée du marché des aiguilles qui s'y lenait encore, à la fin du XVlIIe siècle, sur l'espace occupé par la maison E. 17 et le jardin attenant de l'Ecole de Foere. Au mur septentrional de cet espace, on voit encore des arcades aux chapiteaux tournaisiens, datant de la fin du XIII« siècle. Ce marché était compris entre l'Hôtel de Ghistelles et l'Hôtel Bladelin. Le Schietspel et plus laid l'Hôtel de Miraumont, ainsique l'Hôtel de Gros avaient une sortie sur ce marché. — Nous voyons au coin de l'entrée du Beutei huis, des restes de l'ancien Hôtel de Ghistelles. Il y a d'abord une tourelle du XV« siècle, construite en briques rouges. Les arcatures simulant des mâchicoulis sont très gracieuses. La tourelle qui faisait pendant, est mutilée et n'est plus visible de la rue. A la maison marquée E. 7, et qui faisait anciennement partie des mêmes bâtiments, nous remarquons deux fenêtres décorées de bases de colonnettes. L'Hôtel de Ghistelles fut érigé en fief en faveur du duc de Vendôme, Antoine de Bourbon, en 1444. Ces bâtiments et tout le coin des rues des Aiguilles depuis E. i5, rue des Aiguilles, jusqu'à F. 40, rue St-Jacques, c'est-à-dire avec la Salle des Concerts, incluse, formaient l'Hôtel de Ghistelles. Nous avons parlé du Ghistclhof, aux pp. 527 et 514. Nous avons donc ici le troisième Hôtel de Ghistelles, où les Sires de Ghistelles s'établirent avant 1460. La construction (MG) est de cette époque. Le fief fut racheté par Charles-Quint, en 049 ; mais avant iSyg, l'Hôtel était devenu la propriété de Jean de Matance. — Jean Breydel, fils de Jean, le chef des Klauwaerts, habitait, en i3o2, et probablement depuis la bataille des Eperons d'Or, qui eut lieu le 1 1 juillet de cette année, une maison dans la rue des Aiguilles. A partir