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55o NOS PLACES ET NOS RUES; MONUMENTS ET
de i3o3, il paya à la Ville, comme Pierre de Coninc, un loyer de 3o livres. Celte habitation était la maison séquestrée d'un puissant leliaert, Mathieu Hoeft, à la charge de qui le peuple avait déjà porté des plaintes en 1280 '. — HOTF.I. BlaDEI.IN. E. 19; grav. p. 101. Cette propriété appartenait à Pierre Bladelin et il construisit l'Hôtel, avant 1440. En 1455 l'Hôtel fut érigé en fief, relevant de la nouvelle seigneurie de Middelbourg, en Flandre, tondée par Bladelin. Il y apporta des changements, entre 1468 et 1472 ; et c'est alors qu'on inséra, à l'intérieur de la cour, les médaillons de Charles le téméraire et de Marguerite d'York. Cet hôtel était habité, en 1480, par un riche négociant florentin, Thomas Portunari, l'agent des MéJicis à Bruges ^ A l'intérieur on voit encore de belles salles avec poutres ornées de l'écusson des Médicis, ce qui prouve de nouveau.v remaniements. L'immeuble passa, peu de temps après, à Messire Jacques de Fiennes de Luxemburg ; en i53o, à sa sœur Françoise, veuve de Jean d'Egmont ; puis au fils de celle-ci, Jean Lamoral, comte d'Egmont, qui accompagna Charles- Quint dans son expédition contre Alger, en 1541, et mérita le titre de vainqueur de St- Quentin et de Gravelines. Par ses menées, il favorisa la révolte des Pays-Bas contre Philippe II. Envoyé parle duc d'Albe devant le Conseil des douze, il fut déclaré coupable de lèse majesté, et décapité à Bruxelles avec le duc de Hornes, le 5 juin i568. Son fils Philippe rentra dans le devoir et servit fidèlement son Roi. L'fJôtel passa, en 1617 à Jacques de la Flye, seigneur de la Gauguerie, qui le vendit, le 10 septembre i633, au.v Carmélites déchaussées, dites Thérésiennes. Celles-ci y habiièieni de i63i à 1668, et le vendirent à Pierre Southieu, en 1G69. L'abbé de Foere ^, qui fut membre du Congrès national de i83i, avait commencé en 1816, une école pour filles pauvres, dirigée par les Sœurs de l'Assomption, qu'il fonda, dans l'Hôtel de Miraumont. Cet hôiel, partie orientale du terrain de l'ancien Schietspel, rue St Jacques E. 64, se trouvait entre l'Hôtel de Gros, au Nord, et l'Hôtel de Fiennes, au Sud. En 1829, il acquit rHô;el de Fiennes. L'institution se trouve encore installée dans celte double propriété. Dans l'Hôtel de Fiennes, on voit encore un riche salon décoré de copicb de fresques de Raphaël et de Giulio Romano. La chapelle (i83o-33) par Cools, est consii uite sur une partie de l'ancien Marché au.x aiguilles. Elle est ornée de grisailles peintes par Joseph Paelinck. Les anges de l'autel et les bénitieis par L. Delvaux, proviennent de la chapelle royale de Bruxelles. La Vierge de l'autel est de Pierre Pepers. La niche, au-dessus de la porte du couvent, a été restaurée en 1892, et le badigeon de façade, enlevé en 1899. — Au coin nord-ouest de la rue des Aiguilles et de la rue des Tonneliers, se trouvait la loge des Lucquois, qui y étaient établis avant 1390, et qui fut reconstruite vers 1416. — Rue des Tonneliers, voir p. 5 19. — Rue St-Jacques, suite. Remarquez la façade D. 25, de 1639, grav., p. 367, restaurée en 1882, à lusticages légèrement saillants et sans tympans -t. — Le Conservatoire de Musique est établi dans l'Hôtel van Borsel, depuis 1886 5. Remarquez: D. 26, Het gouden wiel/cen, resiauré récemmeni ; — E. 20, restauré en 1908 ; — E. 19, den ouden wolf, 1671, avec des bas reliefs, représentant les venus théologales et l'enseigne du vieux loup mordu par un chien — on a gâté le rez de-chaussée, en 1904 ; — E. 5, den yWarten Ceunj-nck, plus tard Ste-Anna, vcis 1675, à trois bas-reliefs: le St-Esprit et deux bustes de rois; — E. 3, 't Peerde/au (vers 1675), à bas-reliefs: un cavalier, St Jean l'Evangéliste et St Jacques le majeui'. — Marché aux œufs, voir p. 343.
I. Kr)H, xvil, 2^8, 4t 2 V„iri-i'.ies!us, pp. 47. 48r. ^ J Voii Du Gerlachk, Hisl. Ji, ,„v. ,les Pays-Ras, II. 80. 85 ; -' Kuiis.nN, >«, «. hist . iH3;. J4rt ^ 4, Vuir, p. 36,1 ^ .S, Voir plus haut. p. 4i5. el p. 541.