‹ BrugesChapitre 127 sur 137 · PP · texte numérisé non relu

PP

. AA Eve,

■hé

, Rclalii/ slalKS 17

concéda aux paroissiens l'ancienne é^^lise des .lésuites. [.'emplacement de l'ancienne éfjjise et de son cimetière fut converti en liabitaiums, en 1787 '. — Jacques van Oost, le vieux, luihiia une maison faisant paitie aujourd'hui de A. 12, liu mois de janvier i63i jusque vers le milieu de i635. La maison A. 22 est le premier siège de l'Institution St- Louis de Gonzague. Voir p. 295 — Rue des Chevalier s. — Son nom RudJei strate se trouve dès i3o2; iu vico militum, i3ig. Faul-il admettre, avec Vcisclielde ^ que les tiois hautes maisons dont parle Galbert •>, à l'est du Bourg, qui fuient incendiées le Q mars 1127. étaient des maisons de chevalieis, habitant cette rue? — Vis ,t vis du chœur de l'église de Ste Walbuige, nu côté oriental de la rue, fut établi, en 1493, l'Hôttl des Portugais, dont on constate le séjour à Bruges, dès i3o8. Celte nation avait, au temps des gueux, son cdiisulat dais la lue St Jean et un comptoir à la place des Ecossais, aujourd'hui place de St Mai tin, vis-à-vis de l'église actuelle de Ste 'Walburge. — Maison A. 7, emplacement de celle dite St Patiice, oi!i fut institué le Séminaire, en 1571. Voir p. 290. Cette maison, qui appartenait à la Ville, en i5ii, fut achetée pour les Réfeclionnaux de St-Doi^atien, en i552. On y adjoignit d'autres propriétés limitrophes, en 1673. La propriété fut vendue en 17^4. — Rue Anglaise. — Cette rue a^çt\ét dinghelsche strate, en i357; porte encore, en i3q6, le nom de in novo vico juxta pontem régis. Le nom dinghelsche strate, se maintient : de iiieuu'c ingelsche strate (i?68) et, vers la fin du XI V>-- siècle, de inghelsche strate. Nous savons que la nation Anglaise était établie à Bruges, avant i252. La ville, du XIV^ au XV1« siècle, était remplie d'enseignes rappelant cette nation, sous toutes les formes. Mentionnons, dans le voisinage de la rue Anglaise: 5/ P^/' /ce dont nous venons de parler; de 100 scliild, devenu Oudt-Inghelaudt, en 1579, au coin nord-est de la rue St-Jean et de la rue Anglaise, partie orientale de la maison A. i5, rue St Jean, qui était peut-être une maison consulaire des Anglais, vers la fin du XV^ siècle ; la maison visà-vis de celle-ci se nommait dinghelsche u'apeii ; et le carrefour d'entrecroisement de la rue St-Jean avec la rue des Chevaliers et la rue Anglaise s'appelait dinghelsche plaetse (milieu XV<= siècle). On trouvait Hierlant, la belle propriété, au coin de la place St Martin, A. 4 ; Scliotlant, touchant au nord, au poids anglais, rue Anglaise, et qu'on trouve aussi, dans la rue des Rois, communiquant peut être avec celle-là. L'Inghelsche herberghe se trouvait rue de Cordoue, au nord de Coudenbrouc ; et, à la Place St-Jean, au n" 7 ou 8 (?) on avait dcn inghelschen schill, grande et haute maison avec cour, où tout annonçait « souhis et joye », comme l'écrivait Molinet, chanoine de Boulogne, en 1482 1. Nous savons que la maison de Lecke, place St-Jean (Hemelsdale), était la maison consulaire de la nation anglaise, quand elle fut vendue, en 1574. Les Anglais avaient beaucoup de propriétés à Bruges, en i382 '. — Du côté oriental de la rue Anglaise, à l'emplacernent de A. 16, se trouvait, avant i33o, la Balance ou Poids de la nation anglaise. Après le transférement de l'étaple des laines anglaises à Calais (1494), la Balance anglaise perdit son importance. Elle existait encore, en 1579; mais le local était déjà occupé par des particuliers, avant la fin du XVI= siècle, et la Ville vendit la maison, en 1682.

3. Place St- Martin. — Cette place, dite de St Martin, au XIV-XV<: siècle, portait en même temps le nom de Schotten plaets, dans la première moitié du XVh siècle, à raison de l'Hôtel des Ecossais, qui y fut établi, croit-on, en 1470, et fut cédé, en 1619, aux Jésuites, pour la construction de leur église. La maison A. 5, rue Courte des

I. AE.illII. 5i.* a. VS, i3o. *3. UI',48*4 AE. ivi. 38. * S. I, ni. 281-5.

Chevaliers, reconstruite (seconde moitié du XVI I« siècle), avec son bas-relief représentant St Martin, portait déjà le nom de ce Saint en ôyij. — Rue du Verger, une des nombreuses rues et ruelles, à Bruges, qui ont emprunté leur nom à un verger (boomgaard). Maison A. 7, vers i5oo, dite de Candelare, au XVI« siècle. Ecole moyenne, voir p. 294. Porte datant du milieu du XVI« siècle, qu'on y a appliquée ; voir plus haut, p. 55!^ '. — Rue du Chandelier, dite Salemoens i>traetkin (1464), Stoofatraetkin (vers 1540) à raison d'une étuve qui s'y trouvait, et rue du Chandelier, à la suite de l'enseigne du Candelare, placée à la maison A. 7, rue du Verger, précitée. — Rue des Rois, connue sous le ntini de C;o»2HieK »•«/ (1290), auquel nom le mot s/rae/ n'est jamais accouplé avant le milieu du XVI« siècle. On y tiouve, en 1897, mention de la maison de feu Jan Coning, appartenant alors à Matthieu de Coninc et Marguerite, sa femme *. Cette rue conduit au rempart primitif de la ville, où le wal fait un coude, d'oij son premier nom. Le second nom devrait être rue de Coninc. Le Sconinx biucghe est connu dès 1288. — EGLISE DE Ste WalBURGE. Les Jésuites se sont établis à la Place St-Martin en iSgS. Donnons un souvenir au Pète Ignace Toebast, gantois de naissance, martyrisé à Santa-Fé, le i5 octobre 1684, qui habita leur maison. Nous avons parlé du Père Jean Claeissone, l'éloquent professeur de Théologie de la fondation Cuba ^ Citons encore le Père François de Blende, né à Bruges, le 14 août 1675. François de Blende alla propager l'Evangile au Paraguay, et fut martyrisé par les Chiquitos, en 1713. Son frère Antoine fut abbé des Dunes, et son frère Ignace, échevin du France. Mentionnons encore le P. Philippe- François Taisne, dont les publications sont nombreuses ; et le Père Gilles Carpentier, qui partit de Biuges, avec dix-sept compagnons, en 1618. Le magistrat de Bruges subsidia leur voyage. Ils préparèrent, en Chine, la voie au Père Verbiest, de glorieuse mémoire ; voir p. 53 1. 5 20. — Les Jésuites, ont posé la première pierre d'une église, en avril iSgô ^ ; mais la première pierre de l'église qui existe encore (grav., p. 447), fut posée le 11 juin lôig^et l'église fut consacrée le 14 octobre 1641 ', pendant les fêtes séculaires de l'approbation de l'institution des « clercs réguliers de la Compagnie de Jésus », par Paul III, en 1540. L'église, très belle en son style, fut construite d'après les plans de frère Pierre Huyssens *, fils d'un maçon de Bruges. Entré au noviciat des Jésuites, en 1598, après avoir déjà exercé le méîier de son père, il fut chargé de la surveillance de travau?. de construction. Plus tard, grâce à la protection des Archiducs Albert et Isabelle, il voyagea en Italie, oij il étudia le style en vogue alors. On lui doit les plans d'un grand nombre d'églises de la Compagnie. Celle de Maastricht, aujourd'hui théâtre, est de sa conception. Il acheva celle des Jésuites à Anvers, 1617-21, et en dessina la tour. Il est aussi l'architecte de l'église de St-Pierre, à Gand, commencée en 1629. II mourut à Bruges, le 6 juin 1637, à l'âge de 60 ans. Contrairement aux tradiiioiis du moyen âge, les seules parties extérieures destinées à être vues, sont ornées. Remarquez la nudité des murs et des parties inférieures de la tour. — La Compagnie de Jésus fut supprimée en 1772 9. Comme l'antique église de Ste Walburge tombait en ruines, les paroissiens obtinrent l'amortissement de l'ancienne églises des Jésuites en faveur de leur Fabrique '°. La translation effective eut lieu le 11 janvier 1779". Dès lors l'église porta le nom de l'ancienne patronne, Ste "Walburge. Au temps de la Révolution française, elle servit de temple de la Loi et

I. Urav. ilans le lecueil de Rudd. ^ 2. I, 1. 38o. ^ 3. Plus haut, p. 290, et place St Jea 5. Dblbpibrrh, Précis analyt., II. 4. 144. ^ 6. liij , 204. 209. Cfr. AE, lixlv. 44. igi 7. RDH, II. 3 ^8. VSA, 6?. ^Q. Voir plus haut, p. 526.^ 10. AA Evéché, rcAiWc j/.î/kj, 1778. ^ 11. GK, 33o.

de la Déesse Raison '. Lors de l'oiiveiture des Eglises, en 1802, l'éj^lise de Ste Walburge pi il le titre de St-Donaas, la cathédrale de St Donaiieii étant démolie ; et elle conserva ce nom jusqu'en 1834. Seulement, jusque vers 1860, ce nom lui fut encore donné par le peuple. Ceci ne doit étonner personne. En i8:<4. on avait repris le titre de Ste-Walburge, mais sans acte de l'autorité ; et la chose ne fut régularisée qu'en 1854. — De grosses réparations furent faites à la façade, en 1841-51 ; puis, en 1884. Alors disparut l'inscription qu'on lisait au-dessus de la grande porte: D. O. M. ET S. FRANCISCO X.WERIO SACRUM. Celte inscription commémorait la peste de 1666 et le souvenir de la dédicace de cette église, à St François-Xavier, la première qui lui fut dédiée, dans toute la chiétienté ". — Maître-autel, 1643; tableau de la Résurrection, Suvée, 1783; statue de Ste Walbuige, placée en 1842 ; pédrella en cuivre (en style de pierre), i8g3. Confessionnaux, 1 655-56. Chaire à prêcher, 1667, Erasme Quellin. Banc de communion en marbre blanc, 1695. Jubé, 1763. Autel latéral septentrional, avec tableau d'un maître inconnu : un Saint Dominicain ressuscite un enfant, vers i65o. Autel méridional, de St-lgnace, par Pierre Verbrugghe, d'Anvers ^ Lutrin, 1776, au.\ armes du Chanoine de Blende, provenant de St-Donatien. — Triptyque de Pierre Claeissins, le jeune'' (grav. p. 281) : Notre Dame de l'Arbre Sec entre Mo'ise et Gédéon — allusions à l'immaculée conception de la Ste Vierge. Volets : les membres de la confrérie qui ont commandé le tableau au peintre, en 1606. Celui ci mourut en 1612, et une partie du pri.v du tableau fut payé à ses iiéritiers, en 1619. Le monogramme P avec S enlacé à la lige et la date 1620, restent inexpliqués. Ce tableau n'est pas de Pierre Pourbus, qui est décédé en 1584. Ce tableau est venu ici (1779), avec la confrérie de N.-D. de l'Arbre Sec, qui existait chez les frères Mineurs, avant 1410 ^ — Le Christ déposé de la Croix, Odevaere, 1812. — La Confrérie du St Rosaire, existant chez les Dominicains, depuis 1484*, fut érigée à Ste Walbuige, en 1796'. — L'image de N. D. du luiii, ainsi dite parce qu'elle se trouvait, en 1297, sur le liiin ou clôture du chœur, en cuivre, de l'ancienne église de Ste Walburge, est encore vénérée en l'église actuelle de la même saillie. — L'église est encore connue par la confrérie des Patriotes, érigée en l'église des Dominicains, sous l'invocation de N. D. de la Victoire et du St Rosaire, avec messe quotidienne et une octave solennelle, pour ceux qui étaient moi is pi o ans etfocis. dans la lutte des « Patriotes » contre Joseph II ^. L'œuvre a été étendue à tous les militaires tombés au combat. L'on a eu toit cependant de supprimer le nom des Patriotes, dans les affiches, vers 1880.

4. La Rue du Cornet, appelée Woiidestraetkin, Woiideslraet/dn et Woiidei straet- /f/H, prend le nom de Hooinstraetkin, vtvs 1379, du nom de la maison qui formait l'angle nord de celte rue et du Quai, — Quai du teinturiers, nommé déjà l'erirets dyc en 12.1^0, vaerwersdyc, au XIVi^ siècle. H fut garni de quais maçonnés, en 1370. — Athénée, voir p. 294. — Musée de peinture moderne, voir p. 490. — Le Pont de paille, sur l'ancien rempart, est déjà connu en i3o5. Il lut reconstruit en pierre, en 1 332-34. Au-delà du rempart, nous nous trouvons sur le territoire de l'antique paroisse de Ste Croix. Nous trouvons ici la rue de la Paille, connue par des textes du XIV<= siècle, et celle dite aujourd'hui rue des Blanchisseurs, qui s'appelait encove Bleckerstraelkin au XW" siècle. Elle devrait sans doute s'appeler rue du Blekker (haute dune). Elle conduit à la rue Stuifyand, aujourd'hui rue de Jérusalem. Plus au nord, nous avons le Sluven-

. UK, 348; RDH, V.367.AE, Ls 172, *2. KDH, 11. j ; plus li..ut, p Tzi. * 3. AIÎ, xxJiv 40, ix, 18.V * . AA de la Confiéiie. ^ 5. Voir plus loin: Couvent des 1-rhes Mineurs. CIr. AE, xxvill. r4i ; RI)H. l\ I. IV. 81. ^ 6. RDH, 11. 354. ^ 7. KDH, m. 35;-5. ^ 8. Ibid., v. 401 ; Kalholylie zoudag. m. 43.

TRÉSORS A R TIS TIQ UES ; SI TES El SOU VENIRS. 5 5 7

berg-, section septentrionale de la rue des Ménétriers, plus tard rue des XXIV maisons, et le Haarakker '. Tout cela semble nous donner une idée des terrains qu'on trouvait primitivement dans ces parages. Ces noms nous viennent sans doute d'anciens lieux-diis, dont le nom se sera conservé par une enseigne, puis par un nom de rue. 11 y avait, par contre des prés et des blanchisseries, au sud-ouest de Sie-Anne, au XVI« siècle '. Le Molenmeersch d'ailleurs rappelle également une prairie ^. — Nous trouvons déjà en 1579 l'enseigne de Vlissinghe, dans la Bleclcerstraetkiii 4. 11 y a quarante ans on a songé à faire de ce cabaret, A. 2, un bierliuiis dans le génie ancien. La salle d'estaminet est très-intéressanle, avec son ancien gîtage ; son comptoir dans laquel on a utilisé des panneaux sculptés du XVI^ siècle et des colonnes torses du XVIle siècle ; ses chaises du XVI I« siècle ; le portrait du Baas Tiieunis et de sa femme, décèdes en i6o5, le même jour, âgés l'un et l'autre de plus cent ans ! La cour est très pittoresque. Vlissinghe est \e siège de Kunstgeitcgeii, sociéié réorganisée en 1894, des élèves anciens et actuels de notre Académie des Beaux-aris. Le syndicat de la presse brugeoise y est également installé. — Quai Stc-Aiine, A. 23, Musée de M. le Dr De Meyer, voir p. 493. Ce quai s'appelait Scottendyc, en i3o2. La Loge des Ecossais s'est sans doute trouvée ici avant d'être établie près des Augustins, puis à la place St-Martin '". Notons que notre célèbre maître-maçon Jean van Oudenaerde, enterré au St-Sang *, a habité ici une maison que la Ville avait acquise en 1367 ?. C'est encore au 5c/!o//e7)rf(;7f, vers l'emplacement sans doute de la Brasserie den Hert^, que se trouvait la grande maison avec heester, qui fut le premier siège du Waerachtigen Berg van Cliaritate 9, qu'on a eu tort de fixer au Quai du Teinturiers. — Pont Ste- Anne, nom, depuis i63o, du Stocvischbrugghe (1410).

— Place Ste Anne. Le cimetière de Ste-Anne était très-vaste et ses grands arbres lui donnaient un beau cachet. Voir MG et la carte de Popp, i865. Il fut remanié en 1870. Alors on a commencé la construction du nouveau quartier Ste-Anne et percé de nouvelles rues. Celle de Nicolas Despars date de cette époque. En fait de constructions, il n'y a à signaler que les maisons, dans le coin à droite, marquées A. i5, 16, 17, r8 et 19, qui ont été bâties en style brugeois par Charles Van Robays, en 1870. Elle forment un joli groupe, quoique quelques- unes d'entre elles soient fort simples; la coupole de Jérusalem, qu'on voit à l'arrière-plan, vient encore en rehausser le charme. Mais un propriétaire mal avisé a quelque peu gâté le point de vue, en 189g. — Dans les prairies à l'est du Schottendijk se trouvait le fief, ressortissant du Bourg, dit Coenemachpoorle ou Coemanspoorte, qui touchait au nord et à l'est à un autre fief dit V Ho/ van Praet ; et, vers le milieu du XV' siècle, 't Hof ou tliuus van der Vere ou ter Veere '°. Ce dernier fief fut acquis par les paroissiens de Ste-Croix habitant le territoire enclos de la ville, vers 1497, et l'évêque de Tournai, par acte du 9 septembre de celte année", affirme avoir consacré l'église, avec cimetière, sous le titre de la Ste Croix et de Ste Anne, comme membre de l'église-mère de Ste Croix, hors ville. La séparation complète des deux paroisses se fit le 24 juillet 1668". Avant cette époque, Ste-Croix avait deux curés. L'acte de 1668 dit qu'ils habitaient alternativement une semaine en ville et à Ste-Croix.

— On voit l'église de 1497 *'^'' Marc Gheeraerts : c'est la chapelle septentrionale, avec son clocher-arcade. On y ajouta deux nefs et une tour, vers i5i6 '•'. L'église fut mise à sac, par les Gueux, en 1579, et vendue. Elle fut rachetée et réparée, 1607-21 '4, en style

I. Voir plus haut, pp. 24. 3o-3i. 3^■i5. 27Ô. 278. 540. ^2. IJ. Stz: Rej. i555-57i fol. 495. ^3. Voir plus haut, p. S40,. A/oknmeersc/i. ^ 4. AE, xLin. 6q. ^ 5. Plus haut, pp. 527 et p. 541. ^ 6. Plus haut. p. 453. * 7. I. n. 140 ; IJ. 383, * 1 ■ 70. -I. <fi 0. Voir plus haut, 2' seateur, /aune >"e. ^ 10. IJ, 417. 407. 5i2. * 11. M, iv. 447. ^ .2. AA Evêché, Ac/ , I, fol. 106. ^ i3. A A, c. i5i5-i6, fol. 48 v. ^ 14. AA, secieet resolntieb. 1607-32, fol. 120.

de la Renaissance. L'on voit partout, à l'extérieur, les traces de la construction gothique, l.a voûte fut construite alors et les fenêtres chant;ées de forme. Celle éijlise est empreinte d'un style religieux et flamand qu'on ne trouve pas à Ste-Walburge. L'intérieur de l'église a été peint, sous la direction de Louis Delà Censerie, en 1879. — Le mobilier est d'un beau style. Maître-autel, 1667; partie ancienne des sialles, 1646; confessionnau.x, 1609; chaire de véiité, i675;jubé, 1642; buffet d'orgues, i683 ; deux bancs sculptés, sous le jubé, vers 1670 ; un autre piès de la porte, 1700. — Tableaux. A côté du maîtreautel, deux volets de tripiyque : l'Annonciation et la Nativité, fin XVI« siècle. Au nord du chœur. Ste Anne enseignant à lire à la Ste Vierge, Jacques van Oost, le vieux. — La moit de la Ste Vierge, avec l'Assomption en haut, d'un maître inconnu qui semble être un imitateur de van der Goes. — La Présentation, peintre inconnu fin W\^ siècle.

— St Sébastien, Louis de Deyster, 1692. — L'immense toile, au fond de l'église, représentant la condamnation des péchés capiteaux, est de Henri Heiregouts, i685. Cette toile est d'un goût très douteux. Les figures sont deux fois plus giandes que nature. — Autres tableaux de Louis de Deyster, Donatien van den Bogaerde et Bathasar d'Hooghe, (ces deux derniers, religieux aux Dunes '), de Jacques Cobrysse, religieux de St- André (i6c)o), J. B. van Meunincxhove, Dominique Nojlet, van Windekens. Jean Antoine Garemyn (1760-68). — Sacristie. Ostensoir-tourelle, 1617; deux chandeliers d'acolyte bosselés, vers i5oo; bassin d'offertoire, XVI« siècle. Quelques belles broderies du XVII« siècle, parmi lesquelles un devant d'autel, brodé en bosse. — Cloches, ibgg et 1754.

— On a découvert, en 1880, dans le cimetière, une dalle tumulaire très intéressante, de 1499, et un caveau peint de la même époque ^

5. Rue de Jérusalem. Les textes du XVI<i siècle l'appellent Stuiifiandstiate. Voir plus haut, p. 540 et 5 56. Nous touchons ici à VOost-proosche, dont la juridiction s'étendait derrière Ste- Anne, entre la rue de Jérusalem et le Rolleiueg ^. Le prolongement, vers le nord, de la rue du Fenouil, dite die/houc, fut supprimé en 1610. — Entie la maison A. 62 de la rue de Jérusalem, et celle marquée A. 52, se trouvait anciennement une grande propriété, avec vaste jaidin et deux maisons dans la rue Courte de Ste Anne. Elle est représentée aujourd'hui par les Maisons A. 52 à 62 de la rue de Jérusalem et de nouvelles constiuctions au côté méridional du cimetière Ste Anne, bâties vers 1870. Nous avons là la belle façade, aujourd'hui A. 58. 60. 62, grav. p. 353, construite vers i535, restaurée en 1864 par Charles van Rohaeys, l'un des intelligents collaborateurs du Baron Bethune, et dont le nom est intimement lié avec l'église de Dadizeele et le Château de Lophem. Ce bloc fut acquis par parties, à la fin du XVJe siècle <, par Pierre Allaert dit Covarruvias, qui le céda, en octobre 1600. aux Chartreux (voir rue Longue) ; et ceuxci le vendirent, le 27 mars 1 60 1 , à l'Abbaye de St Nicolas, à Furnes. C'est là que s'installèient les Pénitentes de Bourbouig (voir p. 509), lesquelles obtinrent, le 1 mai i652, de l'Evêque de Bruges, l'autorisation de faire célébrer la messe dans leur oratoire ^. Ces religieuses cédèrent leur propriété à la Ville, en septembre 1703, et allèrent se fixer rue Ste- Catherine (voir p. 5o2). L'enclos servit alors de maison de refuge, iuchlhuis, pour jeunes gens déréglés, transférés à la Maison de force, dans l'ancien Hospice de la Madelaine, Maichéau P"il, en 1739''. En 1741, la Ville concéda l'immeuble à Arnould Colnet, seigneur de Gouchy, pour y établir une verrerie, ainsi que son habitation et celle de ses ouvriers '. C'est ici même, au temps où la propriété appartenait à Charles van Robaeys.

I. Plus liaut; Scminaiie, p. 5.Î7. ^ . Evétlié, /(«.e>ijc., Rec. l6, fol.Sov. *6. P ^ 7. AA, Resoitttieb., 1740 42 fol. 98 v.

Page 1