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prospérité de Bruges. En disa s'ajoutèrent des causes de n Notre draperie « tombai petites villes, qui achetaient '. fabrication brugeoise ■•.
XI 1 h' ou au XI V- siècle, pillés et détruils; les chàteau.v, comme le célèbre lilituH'huis. le Laiti u On inlhiis, pillés, ravagés, abandonnés. Voilà une pai ne de lœuvre des Gueu.v, autoui' de la ville. Il faudrait des pages pour décrire les ravages en ville.
Aussi, au milieu de tous ces troubles, la ville devint déserte. Nos annalistes ont conservé les noms des grands personnages qui ont quitié Bruges à cette époque, et dont beaucoup ne sont plus revenus. Van Maie nous a appris ce que la ville perdit alors -. Cette luine, la pai.\ de 1384 ne l'a pas réparée. Cette pai.\ d'ailleurs fut suivie de cinquante ans d'incertitudes, de va et- ' ' vient d'armées, d'escarmouches et de
^ batailles, et le commerce, ami de la
pai.v, se fixa déhnitivement à Anvers.
an xan Oudveide, au Un pubUcistc anglais, L. H. Court-
a table de tiavait. |,ey, M. P. ^, dit que ces troubles reli-
siaiiidi.on lei 7,. gieu.v out potté le dernier coup à la
lit II le dernier coup » il est dans le vrai. Car à tout cela atuie économique.
: en désolation et perdition, » sous la concurrence des a laine espagnole sur notre marché et l'enlevaient à la
p. 68. ^ 3. Migration .
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GRANDEUR ET DECADENCE
D'autre part, vers 1548. la lame anglaise fut frappée, en Angleterre, de droits nouveaux, ce qui ne put se faire qu'au détriment de notre commerce et de notre industrie '. Les acheteurs Oslerliiigs émigrèrent de Bruges à Dordrecht, le stock des laines anglaises diminua en Flandre et les prix augmentèrent. En 1430 déjà, les marciiands
italiens ne venaient plus piendie leur laine à l'étaple de Bruges, mais aux halles que les Anglais avaient à C.ilais. Ceci dura jusqu'en iSdq, année en laquelle leur étaple des laines fut transféiee à Embden. On alla même la prendre dnectement en Angleterre. Puis, déjà sous Edwaid III (1327- 1 377) les progrès de la draperie anglaise étaient devenus menaçants pour la Flandre. Dès lois, les Hanséales quërèrent en Angleterre leurs draps destinés aux pays du Nord.
Avec tout cela,
W^' 'lliJHJi^^HJI^I "^''tlg'''^ toutes les
mesures prises par nos princes.
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i„^. Les ertels ne
furent pas aussi
rapidement désf)laiits pour Bruges, à raison de l'apport de laine espagnole, qui était cependant de qualité inférieure -.
Une autre cause de décadence que nous avons déjà entrevue, vint aussi s'ajouter aux précédentes ; la désorganisation du comptoir des Ostei liiigs '. La nation lianséatique complaît, à l'époque de sa piosperiie, plus de trois cents personnes qui jouissaient de l'estime générale ei dmit plusieuis familles illustres d'Allemagne tiraient leur origine. Mais au XVi^ siècle, les villes hanséatiques vivaient en dissension; la discorde s'était communiquée aux particuliers; la ligue, dont les principaux membres transgressaient, de parti pris, les règlements, était tombée dans le mépris aux yeux des peuples et des souverains, et- son comptoir était endetté.
Dès 1420 la Hanse teutonique végétait en notre ville comme ailleurs 4. En 1457, pour la Hxer en notre ville, le magistrat lui donne un splendide Hôtel, qui fut reconstruit en 1478 par notre grand architecte Jean van de Poêle ^ Leur déclin, à Bruges