XVI- s
iicle. *
oye.
. 2. P, 11. 3So ; CE, IV. 61.S. ^ 3. RDH, xx (i88.i) i 1880, Les rrîahons de la Hanse teutonique avec j86-7 ; AE, x»m. lai. Gravure, plus haut. p. 46.
GRANDEUR ET DECADENCE
PhohS'. de M. y,
U Madone, Madehi térieui's du triptyque du Bapti
le Cordiei le du Chr
vec Ste Marie Mauelaine et sa fille.
, par Gérard David. Voir p. 65. — Mus
; de l'Académie.
74 GRANDEUR ET DÉCADENCE
siiitout, est indéniable. En 145 1 les Oslrelings avaient fondé des comptoirs à Utiecht ; mais en 1458, ils nous étaient revenus '. Amsterdam et Anvers commençaient alors à faire le commerce des marchandises dont Bruges avait le monopole dans le pays, et, malgré que Pliilippe le bon eiit renoLivelé les privilèges des Hanséates fixés à Biuges. en 1456, ceux-ci finirent par émigrer vers ces villes concurrentes, et ne tinrent plus ici que les peaux ^. Et voici comment cette émigration fut fatale à notre prospérité.
Bruges était et devait être le point central de l'Europe, où le Sud et le Nord venaient s'échanger leurs marchandises.
Mais Bruges par suite même de l'affluence dans son port des navires du Nord et du Midi, au XII1<^ et au XI V« siècle, négligea sa marine marchande, si prospère au Xll" siècle. Celle ci semblait être devenue inutile. Biuges se contenta du rôle de courtier. Notre flotille de commerce abandonnant la navigation au long cours, ne s'adonna plus qu'au cabotage et à la pèche : et ceci devait précipiter la décadence ^.
Quelles que fussent les relations, au XV« siècle, avec les pays du midi, qui même s'accrurent singulièrement au cours de ce siècle, noue ville ne pouvait rester le centre des affaires, sans avoir l'étaple des maichandises du Nord. Or. il n'y avait plus que la Hanse teutonique pour conserver notre contact avec les pays boréaux. Du moment que celle-ci s'affaiblit par les guerres de l'Allemagne contre le Danemark et la Hollande, dès que l'Angleterre se mit à lui faire la concurrence, et qu'elle laissait échapper sa prépondérance sur la Suène, Bruges, dénuée de flotte marchande, devait naturellement cesser d'être le centre où les gens du Nord venaient prendre les marchandises de la Médilerrannée, et ceux-ci les produits du Nord.
Nous ne sommes pas au bout des causes de notre déchéance.
Bruges aussi n'avait pas su s'adapter aux changements qui se produisaient dans le commerce. Son tonlieu inféodé et toute son organisation commerciale restèrent ce qu'ils avaient été au XIII^ siècle, époque à laquelle Bruges était la ville marchande la plus libérale de l'Europe. Avec son système devenu suranné, elle ne l'était plus ■». Les transactions étaient paralysées. Puis, les impositions pour payer les guerres et le luxe des ducs de Bourgogne, l'écrasaient : elles furent mises à charge des étrangers, qui réclamèrent souvent vainement ^.
Ajoutons que la découverte de l'Amérique et l'organisation de la grande navigation, avaient produit un changement profond dans les relations, et faisaient marcher le monde du commerce vers le système des transactions modernes. Aussi bien, tout semblait déjà préparé pour cela.
Nous avons vu que Bruges était le centre du change et des opérations de banque. Nous avons vu les Medicis de Florence et leurs agents, les Portunari, y établir leur centre d'aHaires. Au XII h' et au XIV'-' siècles, les compagnies marchandes étaient constituées de bourgeois de la ville même. Mais le développement du crédit ouvrit la voie à la création de puissantes sociétés, qui font des spéculations en grand, étendant leurs opérations sur tous les grands centres de l'Orient et de l'Occident. C'est ainsi qu'en 1496 Thomas Portunari envoyait de Venise à Bruges une galère portant une cargaison qui, avec la galère, sa vaisselle, ses vivres et son encaisse, valait plus de cinquante mille florins d'or. Cette caravelle avait été prise par. un des marchands de la Hanse teutonique, et nous connaissons ainsi son chargement, qui était des plus variés. Ces sociétés spéculent
A.k,&cr.Rcsulitlità.
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en grand, comme nous le voyons d'or, le velours, le satin, les lapissi la baisse en leurs mains ".
iossier du procès, sur ;. les meubles Je luxe