‹ BrugesChapitre 22 sur 137 · IJ,3».. *3.1J · texte numérisé non relu

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LE TERRITOIRE

L'ouviiige élait nés avancé en 1299 ; il ne restait plus à construire alors que la porte de la Bouverie. Même, en 1298 et 1299, on travailla beaucoup à creuser le second fossé ou cingel '.

Il ne reste rien de tous ces travaux d'art de la tin du XIII« siècle.

Ces travaux à peine achevés, la lutte éclata, aidente, entre les Flamands et le Roi de France. Nous l'avons décrite ailleurs -. Philippe le Bel imposa à nos ancêtres le Traité d'iniquité, signé à Athis-sur-Orge, en juin i3o5 ^. Toutes les forteresses de Gand, Bruges, Ypres, Lille et .,^ / -^s

Douai devaient être abattues. Mais Bruges regimba contre le traité ■». Le 10 juillet iSog, le Roi déclara que les fortifications de Bruges ne pouvaient être établies audelà de ce qu'avait permis Philippe - Auguste ^.

Nous n'avons trouvé aucun renseignement au sujet de ce que ce dernier Roi aurait permis pour Bruges ^. Mais nous savons que St Louis autorisa le comte Ferrand, au mois d'août 1229, à relever les portes de ses villes de Flandre, sauf qu'elles devaient être construites en bois sur les fondations qui pouvaient être en pierre ?. Si quelque chose se fit alors à Bruges, il s'agissait encore de la première enceinte ; or, en 1229, cette enceinte était déjà enserrée par les faubourgs. En tout cas, nous ne croyons pas que Bruges ait été démantelée à la suite du Traité d'iniquité, car nous voyons le roi Charles le Bel ajourner à deux ans, le 19 avril i326, la démolition des ouvrages de défense de Bruges et d'Ypres ', et cela malgré l'ordre donné encore, en i3i3, de démolir nos fortifications «. Nouvel ordre de démolition, le 20 décembre i328 '°. La démolition semble donc postérieure à i328. Le 8 janvier suivant Philippe VI permet seulement de conserver les fossés devant servir à l'écoulement des eaux ". En mai, aoiàt et octobre i337, le recreusement des fossés est permis, sous condition de n'y élever aucune fortification '^ En janvier i338, autorisation de « relever et redresser » les fossés, mais sous défense de faire des portes. L'on ne pourrait mettre que des haies ou des bailles de bois '■'. Seulement, en mars, le Roi revient sur sa décision, et permet de rétablir les portes, telles qu'elles étaient, sous Philippe le Bel, avant leur démolition '••.

La reconstruction des portes est immédiatement entamée, au témoignage du compte

I. IJ, 347. «^ 2. Onze heUfiiviin 1Ô02 171 b. et Cmi. difl.. passim. ^ 5. 1, 1. agS. Charles Comtes de FI., Caud. n" 1262 p. 064.

.Î6J pp. ^ ô. Cad. difl. (Soc. dl , Ô47, 35o. ^ 7. \VG, 1. 054. ^ 8.

! II. I, I. 40Ô. ^ 12. I, I. 478480. i

LE TERRITOIRE

pour l'exercice i337-38'. Le recreusement de 618 verges de fossés coûte yoSg livres 7 escalins, 6 deniers. Pendant le même exercice on construit les portes de la Bouverie, des Maréchaux et des Baudets, et l'on fait des ouvrages avancés (barbacanes) aux portes de Ste Catherine, de Ste Croix et de Gand ' : celles-ci donc, semble-t-il, n'avaient jamais entièrement disparu.

Ces travaux se poursuivirent.

De i36i à i3Gg, on reconstiuisit entièrement cinq portes : celles de Gand, de Sie Croix, de la Bouverie, des Maréchaux et des Baudets ■=.

On entreprit bientôt d'achever le creusement du second fossé appelé le Cingel. Ces travaux commencés en i382 n'étaient pas encore achevés en 1415 ■». Rappelons-nous la bataille de Roosebeke, perdue par Artevelde, le 27 novembre i382.

De i383 on pouisuivit les tiavaux aux portes.

L on fit des ponts-levis; mais on construisit des ponts tournants aux portes des maréchaux, de Gand et de Ste Catherine ; les remparts sont recieusés ; certains lemparts sont garnis de murs d'enceinte garnis de tourelles ou coips - de -garde (tfaerden); on achève les portes en y mettant des giiouettes, etc. Des maté- 1 taux provenant de la démolition de l'ancienne église de Ste Catherine, hors ville, furent utilisés, entre autres du côté de la Bouverie ^.

Certains de ces travaux existaient encc.re quand Marc Gheelaerts grava sa carte de Bruges, en 1662.

Ces travaux sont encore continués pendant le XV« siècle.

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