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GP, .43. * 4. l'AG,

LA COMMUNE

lettre de Marguerite de Parme aux Ecoutète. Bourgmestres, Echevins et Conseillers de la Ville de Bruges (i563) rappelle qu'ils sont tenusdemettre bonne garde aux portes et aux remparts, contre les entreprises des sectaires '.

Seulement, quand les forces communales étaient insuffisantes pour défendre la ville, le magistrat s'adressait au gouveineur pour obte- ^^Bp^fî'lî nir des troupes.

Ainsi d'Egmont en envoya (i 566l. après que le magistrat eût déclaré qu'il ne savait pas mettre 3oo hommes sur pied '.

Tantôt, pendant les troubles religieux, l'on voit la Ville demander une garnison. Tantôt, elle en demande le retrait, le dangei étant passé ; ou elle en demande le maintien •'.

Nos pères n'aimaient pas ces premières bandes d'ordonnance des armées permanentes, recrutées au hasard, composées de mauvais éléments, souvent étrangers, mal payées et sans code disciplmaire, qui étaient un vrai fléau pour la

i/m/U. pli.

le et ses environs.

, * 2. Ibul.,

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LA COMMUNE

Le logement de ces garnisons était lourd pour la commune '. Aussi la Ville de Bruges obtint-elle, en 1584, d'ùtre exempte du logement d'une garnison; et celle-ci fut établie à Damme. Le plan de Damme, dans Sanderus, indique les logements militaires qui y lurent établis. En 1604, il fut convenu que Bruges logerait cependant quatre compagnies d'mfanterie et une de cavalerie, composées de troupes du pays ; mais le Fianc fut chargé d'en supporter les frais.

Le logement militaire était une ciiarge communale. On l'appelait cunlribtilions Jes quartiers. Les Placards sur cet objet sont nombreux. La dépense, à Biuges, de ce chei. montait, en 1789, à plus de quatre mille livres. La Loi du 22 juin 187? stipula la reprise des casernes par l'Etat.

Cette défense de la ville par le soin du Mgistrat, à l'exclusion des étrangers, resta Je régie, même après la réorganisation des milices urbaines, en 1602, alors que les armées permanentes existaient. Nous en avons les preuves dans les mesures prises en 1678 et en lôqS, quand la ville de Bruges était menacée par les armées étrangères. Ainsi, en 1678, à l'approche de l'armée française, le Magistrat met la ville en état de ilcfense, fait inonder les fossés, fait appel à ! "loo volontaires pour défendre la place. iistribue des mousquets, prend des mesures il' précaution contre les incendies, qu'un iiinbardement pourrait provoquer. Le cierge même est appelé à la rescousse, pour gaider le dépôt de poudre transféré à la Waler halle, et travailler au.\ fortifications. Mais, comme il s'agissait d'une aggression ■ intéressant tout le pays, les frais que fit le magistrat purent être portés en déduction sur sa quote-pait du subside à fournir.

Malgré tous ses privilèges, au milieu des guerres du XYII-^ et du^Vlll' siècle, la Ville ne put se soustraire au cantonnement des armées de passage. Les documents de 1674- 1677 et de 1690 nous fournissent des détails à ce sujet. Il arrivait qu'on logeait les troupes aux Halles et dans des baraques construites en différentes places de la ville, sur les remparts ; puis au marché du Vendredi, du Couvent des Capucins jusqu'à la rue de la Bouvtiie, pour SL-rvir d écuries (1744). On met toutes les écuries en réquisition ; on adjuge six mille lils, prend les cuves des brasseurs pour pétrir le pain. La Halle sert de dépôt d'avoine ; le dépôt du foin est établi au Bassin. Le Franc est prié d'ordonner à tous les villages de fournir des grains et des fourrages.

On construisit de même, en 1642, au Marché du Vendredi, une baraque, à la demande du duc de Villa-Hermosa, pour y loger une garnison espagnole. En 1714, on y construisit

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le Corps-de-garde, démoli quand on construisit notre première Gare, oi^i logèrent tout d'abord des troupes autrichiennes, et qui servit plus tard à la garde bourgeoise.

Ce devoir de la garde du rempart, pour la défense de la ville, contre tout coup de main, fut l'origine du guet, awette '. Il se faisait toutes les nuits aux portes de la ville, jusqu'au commencement du XV<= siècle, par un détachement de sergents des métiers. Alors, les portes étant devenues de vrais châteaux-forts avec tête de pont, comme on peut les voir sur la vue cavalière de Marc Gheeraerts. on établit des veilleurs spéciaux, aux huit portes de la ville ; et leurs gages s'élevaient ensemble, en 14 12, à 1 14 livres parisis.

Le guet ordinaire était tenu par les Scaerjpetters, toutes les nuits, et la Ville louait, vers i335, la maison Coolkerke, la seconde au nord de Cinnenburg, pour ce service. Elle acheta, en i35o, la maison Groeuevoorde. au côté ouest des Halles, n" 2, pour leur servir de Corps-de-garde définitifs Le guet extraordinaire se fai-

dans la maison Coolkerke.

D'autres fois, les greffiers rédigeaient les rôles des personnes obligées à faire le guet (1470-71), au Marché ou aux portes. Le guet se faisait alors alternativement, par voisinages. Ceux qui devaient marcher, étaient désignés au soit et leurs noms proclamés au Marché (1471). Les magistrats le conduisaient. Cette garde bourgeoise était quelquefois mise alternativement sous le commandement d'un magistrat, d'un Hooftmanou d'un des Zwaerdekeiis {\.\^i).

voyons le guet se faire, en i338. tantôt par 182. tantôt par 120 arbalétriers.

sait en temps de tumulte intérieur,ou quand la ville craignait des agressions armées.

11 se faisait alors aux portes, aux remparts, au beffroi, par les Bourgmestres, les Echevins, les Conseillers, suivis de sergents.

Les sections firent souvent le guet à tour de rôle, sous la conduite de deux des Hoofimannen. C'est ce que nous voyons faire, en 1336-7.

Alors ils étaient accompagnés de soixante bourgeois.

Ils avaient leur lieu de réunion à la Grand' place,

détachés aux portes de la ville. On le voit faire, par crainte d'une surprise des Gantois, alternativement par l'un des bourgmestres, accompagné de dix ou onze magistrats, de sergents et de garçons de la 'Ville (mars 1379). Ces Garsoenen faisaient partie de la police. En 141 2, pendant huit semaines, le guet se fait par la Ville, toutes les nuits, par les Echevins et les Conseillers.

En 1436, nous voyons établir, pour plusieurs jours, des canons à la Grand' place.

On aplanissait les chemins intérieurs des remparts, pour que le guet put s'y promener à l'aise (1452). Le guet était accompagné d'hommes portant des vierpannen, falots ou pots-à-feu, comme on en voit au Musée des Halles.

Lors d'expéditions à l'extérieur, les hommes de soixante ans restaient en ville, pour faire le guet. Même, en 1379, lors du siège d'Audenarde, on laissa une réserve de 112 archers en ville, pour tenir la garde des portes. On dût cependant les retirer, pour les envoyer aux opérations du siège.

Le ijuet' continua à se faire au XVI^ siècle; et, en certaines circonstances

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graves, comme en 1678, on supprima tous les privilèges qu'avaient certaines classes de personnes, comme les monnayeurs. de n'y être astreint que dans les circonstances d'une gravité exceptionnelle '.

Le devoir défense du pay

Ainsi, en pour Thierry 1 leur Châtelain, premier corps =

garnis., I commune aiiii prise d'Aire p:

militaire obligeait la Commune à la Landgeiveer, c'est-à-dire à la ; et des droits du Prince.

1128, les milices brugeoises font campagne, hors de l'échevinage, l'Alsace, reconnu comme Comte. Elles sont appelées et conduites par qui, à la bataille d'.'Kxpoele, commande, ensemble avec Thierry, le

La charte d'Aardenburg du 6 avril 1 127, stipule une amende contre ceux qui, sans avoir d'excuse légitime, n'auront pas répondu à la convocation du Comte, appelant en expédition militaire '.

A hi disparition du Châiclain, ce qui arriva pour Bruges en 1 224, les Echevins i tirent la convocation, à la I semonce du Bailli. C'est toujours le Bailli qui, en septembre 1483, convoque les milices de la Ville et de la chàtellenied'"\'pres, quand tous les hommes, de 18 à 70 ans doivent marcher, armés d'arcs ou de piques, pour défendre le jeune Philippe le beau contre Maximilien.

Les milices communales n'étaient pas tenues à tenir garnison dans d'autres villes. Nos milices le firent cependant, dans l'extrême péril de la patrie, pour la défense du pays ■».

.\insi elles allèrent tenir 3()2. .\insi encore, la grande :s d'armes, en i382, après la

magistrat à recruter un corps d'homm

■ les Français, pour la défense de Furnes et de Nieuport. L'on sait que

les villes flamandes s'étaient solidarisées à une époque assez ancienne. Mais, en i382,

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