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LA COMMUNE
ce COI ps était composé de mercenaires, recrutés à la tin spéciale d'aller défendre ces deux villes-iVontières.
Quand il ne s'agissait pas de la défense du pays ou des droits du Prince, nos communiers pouvaient refuser de se mobiliser. Philippe de Thiette parle, en i3o5. en termes formels de leur consentement, pour l'expédition, à l'aide du comte de Luxembourg ■. Nous voyons Bruges résister à Jean sans peur, quand il voulut faire intervenir nos milices dans la querelle des Armagnacs (1410), et les quatre Membres de Flandre ne se laissèrent entraîner qu'après bien des sollicitations. Ce fut un mauvais précédent. Car pour l'expédition de 1425, en Hollande, les quatre Membres ne purent refuser d'accorder des hommes et des subsides.
Toutes les fois que nos forces militaires allaient à Vost, hors de l'échevinage, elles devaient être suivies de celles du Franc, c'est-à-dire des villes subalternes dont Bruges était le chef-sens ^ L'ordre de marche du XIII^ siècle n'est plus conservé; mais nous avons celui qui était en usage en i38i. Alors les milices brugeoises étaient suivies de celles de Oudciiburg. Dixmude, Aerdenburg. Damme. Ostende". Munikenrede et Houckc. Ghistclles. BiankenberMhe, Oosthurg. L'eclu^e. Mude et Eecloo ^
L'organisation interne de nos milices communales est assez peu connue. Les données de Galbert, en 1 127-28, sont vagues,pour Bruges. Mais notre organisation était sans doute assez semblable à celle de Gand. Celte Ville avait, en i 1 27, un arsenal et une armée de la communauté, que le Châtelain convoquait, composée d'à r- /'Ay,,r, , ,/, .1/. 7, ,-. De Couinrk.
chers et de gens L^ plare du noursr. au XVII- siècle. Tableau, a» Musée de Cmutluisf.
des métiers, qui
amènent des engins de siège. Elle s'associa des mercenaires ■». Bruges acceptait l'aide
de chevaliers ■".
Nous restons, entre 11 28 et la fin du XII I^ siècle, sans renseignements sur notre armée communale. Après l'incendie du Beffroi (1280), notre wapeninghe devient mieux connue.
Analysons rapidement un travail assez étendu, que nous avons en portefeuille.
La magistrature locale réglementait les corps d'armée urbains, de l'assentiment du Souverain. Nous en avons la preuve dans les intitulés dé l'ordonnance de 1292,
.i.,342.*4GP.5;.*.^. GP, 143.
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cette cavalerie, les corps d'archer quQn trouve depuis 1476 -.
montés et de
pour la remonte de la Cavalerie, dans beaucoup de pièces subséquentes, et encore dans l'ordonnance réorganisant, en 1602, la Garde urbaine.
Du XII I"^ siècle, jusque vers 1480, l'armée communale s'est composée des éléments suivants :
La CaVALERIK (de riders. cavaliers ; ne pas confondre avec ridders. chevaliers). En faisaient partie, les bourgeois ayant un avoir de 3oo livres et au-dessus, divisés en cinq classes, d'après leur fortune. Les escadrons étaient formés par Section. Les trois classes supérieures formaient, en 1292, un effectif de 243 cavaliers. Un doyen et quatre jurés (vinders] surveillaient l'armement et l'équipement, qui étaient aux frais du cavalier. Vers i36o, ces escadrons des Sections étaient divisés en « lances » {glavien) de un à six chevau.v. Nous les trouvons encore en 1476, avec 122 cavaliers, divisés en quarante lances '.
Il ne faut pas confondre a\ « Gostelliers u, corps de mercenai
La Section ou Sestendeel. Les bourgeois moins aisés formaient les >'oz/^eH ou compagnies des Sections, commandées parle chef de la Section.
Le document produit par De Vigne, sur leur organisation, ne date pas de 1292. S'il est authciuique,ildou ètie beaucoup postérieur. Chaque Section avait ses dizeniers, ses trompettes, ses chariots, ses bannières et pennons, sa
grande bannière aux insignes de la Sec de campement ^.
Les sergents des corps de métiers 4 suivaient ceu.v des Sections. Ils s'exerçaient au métier des armes, l'après-midi de la veille des jours chômés. Les métiers avaient le droit d'avoir des armes et droit de bannière =, droits qui ne lurent jamais suspendus pour longtemps. L'armement, la tenue et le charroi étaient à charge de la commune.
Les ARB.M.IHRIERS, compagnies d'élite, recrutées parmi les bourgeois des Sections et les gens des métiers". Leur rôle à Groeninghe et à Mons-en-PèvIe est
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son dépôt d'armes, de falots et d'objets
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célèbre. Les chefs étaient souvent des notables. On trouve en 1297, nos arbalétriers au nombre de 52, conduits par quatre capitaines \ C'était, alors déjà, croyons-nous, un corps permanent =. A partir de i32i, semblc-t-il, les :;elscotte)S, comme les scotlers l'an otiser stede, dits aussi ghesellen van den voetboglie, formaient le serment de St Denys, devenu plus tard la Gilde de St Georges et St Denys, dont le jeune serment était détaché en ilqj '\
Li;s ARCHERS (scotters, mannen metten handboghe. archiers, buglienaers). Nous les trouvons dans notre armée jusqu'en 1478 •♦. Il n'est pas cejtam que la Gilde des Archers de ,St Sébastien ait existée avant 1 3()6 -^
Les COULEVRINIERS (biisseniers,. avec leurs handbussen ou haccbussen. se trouvent vers 1435 ''. Depuis, 1472 on les trouve régulièrement dans les contingents ?. Ils semblent ne s'être formés en gilde que vers i5i7 *.
Les ScerREWETTERS ou agents de police fournissaient souvent des contingents, pour les expéditions militaires, depuis la seconde moitié au XIV'= siècle. Ils apparaissent, non seulement comme garde de corps du Magistrat, mais encore, tantôt à la direction des transports ou des engins, taniôt aussi comme corps de combat. Lors d'une expédition, en i33c), ils étaient au nombre de cinquante huit et formaient trois compagnies".