Ktitist. tijdsrlir., Brugge, iv (r
Jaeti'.. Sf Joris, 2 ,J» 7. I. VI. 67. 7Q.
LA COMMUNE
Lks Chaperons ROL'GES, corps de volontaires, composé de gens des métiers. . Ils ;ipp;uiiissenl, pour la première fois, en iSSq '. Leurs chaperons rouges étaient ornés de deux ll^ en drap blanc. Ce corps, supprimé plus lard, fut rétabli par Marie de Bourgogne, en 1477. lis étaient alors au nombre de cent, choisis parmi les hommes des métiers, ayant un capitaine, et soumis à l'inspection de la grande Commune ^. On ne les trouve plus après 1484^.
Les PiQUENAIRES (pj^ckeuûc-rs fan deser stcde] paraissent avoir constitue un corps spécial, entre 1467 et 1477, vèiu aux couleurs de la Ville, dont les journades poi talent le b couronné. 11 avait Lin guidon au.\ armes de la Ville t. Au milieu du XV^ siècle, notre arsenal possédnit près de six cents piques, aux hampes longues de quatorze à \ingt pieds ■\
Le personnel des engins. — La Ville avait son artillerie — espringales, pierriers, etc. — qu'on appelait du nom générique d'Engins, a la direction de laquelle elle mettait des employés compétents. En i3o3, il y avait un maître des Kspringales ''. Cette fonction existait encore en 1379 ; et le Maître avait dans sa suite cinq charpentiers, six servants et sept charretiers '. Nous voyons, en la même année, les Scerreivetters chargés de les manœuvrer *.
Parmi ces engins, nous voyons figurer les ribaiidequins, dî:i i3o3"; mais ces engins-là ne me semblent pas avoir été des armes à feu : c'est si tôt. Les contextes
LA COMMUNE
nous font croire, au contraire, que c'étaient des engins de l'ancien système qui lançaieni peut èire des barils à mèche, remplis de poudre, il semble qu'il en soit de même des nieifen engieneii die meii heet ribaiide, des compies de l'iiq à 1341 '. Ils avaient aussi leurs « Maîtres »■ dont les noms figurent d.uis les comptes, et qui étaient accompagnés de charpentiers, de prives et de cliarreliei s =. Mais le nom de nbaudc-quin avait passé (1339-40) à l'affiit des canons ■'.
1, 'artillerie à feu doit a voir fait son apparition dans nos comptes communaux pour les exercices, compris entre i320 et i33o, qui sont perdus. On fabriquait déjà de la poudre à canon à Bruges, vers 1345 •*, et Pierre de Bruges, qui fondit la Connoille à Tournai, en 1346, était un potier d'étain, brugeois '.
A partir de 1379, nous voyons des Meesters van den Biissen toucher un traitement annuel, d'autres sont payés par e.vpeduion °, Souvent ces Maîtres-canonmers sont des spécialistes.
étrangers à la ville. Ils ont leurs ribauds pour le service des pièces. Leurs compagnons ne sont plus empruntés au métier des charpentiers, mais à celui des lorgeroiis '.
Au principe, ces canonniers sont chargés des engins anciens, en même
temps que des ribaudequins construite versi575 etdémolie en IQOO.
et des donrebtissen. Nous trouvons les canons sous les noms de bombardes, de serpentines ou de coulevrines à bouche en tète de serpent, de veuglaires ; et plusieurs de ces pièces portaient des noms spéciaux. Elles étaient de bronze, de ter, de cuivre, et se chargeaient par la culasse, en appliquant des « chambres ».
L'épreuve des pièces d'artillerie se faisait hors des portes, devant des e.vperts appelés d'Ostende ou de l'Ecluse «.
Corps de professionnels SOUDOYKS. Nous savons que les Brugeois appelèrent, en 1 128, des chevaliers au.xiliaires, Wouter Crommelin, de Lisseweghe, avec les siens, les gens d'Oostkerke, Hugo Snaggard et ses frères ".
Espa^îiiole. /.,i Casanegr