‹ BrugesChapitre 33 sur 137 · I.in. i?. * =■ liiJ.^l.l. I letc.jJS;:. I.v,.or.*8.I,v · texte numérisé non relu

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LA COMMUNE

Lors du grand effort de i3o2, Bruges soudoya beaucoup de professionnels. Ainsi, les Oostlicereu ou chevaliers Allemands, des chevaliers de Zélande, des Templieis blancs et des Templiers noirs, des soudoyers d'Aix-la-chapelle qui étaient peut-être des arbalétriers allemands, des arbalétriers de Langemark, des fantassins hollandais ou zélandais, des soudoyers d'Angleterre ; des chevaliers suivis d", troupes de pied ; des soudoyers aux frocs noirs, gris, jaunes, bleus ; d'autres, aux frocs noirs à croix

blanche, et blancs à croix noire ; d'autres, aux frocs coupés de blanc- et de bleu '. En même temps, Bruges soudoyait la noblesse qui faisait partie des escadrons conduits par Guillaume de Juliers, par Jean de Namur, par Gui, frère de celui-ci. En i3o4. la 'Ville équipe encore deux compagnies, lune d'Anglais, l'autre d'Ostrelings -.

Les mercenaires semblent disparaître de nos colonnes, après ces campagnes, desquelles dépendait l'indépendance de la Flandre, pour réapparaître progressivement avec l'évolution des armées, vers le système des armées de professionnels, permanentes. Cette réapparition co'incide avec les luttes sous Philippe d'Artevelde. Ainsi, en i382, la grande Commune autorisa le Collège échevinal à enrôler im corps de mille hommes, pour un mois, afin de tenir garnison à Furnes et à Nieuport. La même année, la Ville organisa encore un corps avec quatre capitaines et un iippei hooftmaii, composé de 143 compagnons, qui furent à la solde de la Ville pendant quarante et un jours. Un siècle plus tard, en 1487 et l'année suivanie, nous voyons enrôler des fan- '''"■'■■ lassiiis, des cavaliers et des arbalétiiers

^' " ■ de Malines. pour le service intérieur de

la ville et pour tenir garnison à Aardenbuig, etc. Parmi ces fantassins, il y a des arbalétriers et des coulevriniers •"'.

L'AUMÔNERIE ET I.E SERVICE DE SANTÉ. L'aumônerie était organisée en i3o2. Le Frère Mineur gantois, qui décrit la grande guerre, accompagna l'armée en plusieurs expéditions 4.

Les aumôniers accompagnaient toujours l'armée, même la ' Hotte : ils appartenaient souvent aux ordres religieux établis à Bruges •'.

Au X1V« et au XV"" siècle, une grande tente, délicatement ornée, lournie d'un autel avec retable et d'une statue de la Ste. Vierge, servait de chapelle ".

oeitt'itb. tnighrcott., fui. ."isofl, vi. 22.^); — c, i3S2-.^. I. ni- 5 ; — I. vi.

LA COMMUNE

La messe célébrée sur le champ de bataille de Groeninghe. l'ostension du St Sacrement et l'armée communiant du sol de la patrie (i3o2^ ont laissé des traces dans l'histoire ; celle qui précéda la bataille de Mons-en-Pèvle est connue '.

La "Ville de Bruges avait son chirurgien juré, mentionné déjà au compie pour 1294 =. Les expéditions militaires étaient accompagnées de chirurgiens {siirgien, arsater). parmi lesquels surtout le chirurgien juré, ils étaient montés ; on leur payait des frais de médicaments; ils étaient accompagnés d'aides, de gens de l'Hôpital St-.Iean et souvent de leur femme, haliilc iiux pansements ■'.

Le riiAlN. — Les impedimenta d'une armée en campagne étaient considérables, au moyen âge. Sans parler de celui des princes et seigneurs, nous pourrions donner une idée de nos expéditions communales, en étudiant le comptes de celles de Ham en'Vermandois. 141 I. et du siège de Calais. 1437'». De nombreu.\ chariots portaient les tentes, pour hommes et pour chevaux, parmi lesquelles il y en avait de très grandes, des armes offensives et défensives, la bière et le vin, la pioviande de conserve soit hareng soit viande fumée., des caisses de chandelles et des falo's, la batterie de cuisine de la troupe en campagne. Des chevau.Y traînaient les engins de combat et de siège ^

Le comte ou doyen des Ribauds et ses pijiircy. qui accompagnaient le magistrat dans les herevaciteu ou expéditions armées, étaient, dès 1291. spécialement chargés des tentes ".

L'armée était accompagnée de vliekensniders. qui confectionnaient sur place les flèches et les traits d'arbalète; de charpentiers, faisant l'office de pontonniers ; d'un grand personnel de cuisiniers avec leurs aides; de ménestrels ; d'un nombreux personnel des engins ; de ribauds ou hommes de peine '.

La KLOTTK. - La ville de Rruges n'a jamais eu de maïuie militaire. Nous savons cependant qu'elle en aflVeta et équipa, jusque trois fois.

Zil'ijn. après la victoire des Eperons d'or.

i.^ uiioc U,. i,„„t lldmand. vers id rue des Pol.e Fusain de M. Flokim. Van Acker, liaprés son tableau, appartenant â M. .irlhuiHubeiis

D'abord, en i3o2. pou Elle établit d'abord t

apitaines du Zwijn ; acheta une cogee. en arma cinq auti

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