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ret . Dnnic, II. 499. ^ 3. AE, .\L. 12. 1. ^ 7. M., II. (i56 ; — Gaill., Inscr.
DE LA VILLE
territoire entre le Sablon et le Marché ; à l'est, la voie romaine entre le Bourg actuel, au Mallenberg et vers le pont du Moulin. L'existence de la chapelle de St Christophe indiquerait déjà l'insuffisance des bâtiments paroissiaux. Celle de la Léproserie de
f*^ " •• fer * \ il
Ste Marie Madelaine, fondation de bienfaisance, qui existait avant l'an 1000, hors du Suburbium, au Sablon — la place actuelle de la gare — implique une population relativement dense et organisée.
ORIGINES ET DEVELOPPEMENTS
Veis 1080, l'église de St Doiialieii. an Bouii;, est agrandie ; N.-D. se trouve encoie hors ville ; mais St-Sauveiir s'y trouve depuis du temps.
Les grands dignitaires de la cour de Robert le Frison l'auront suivi, quand il transféra le centre de son inHuence k Bruges, et la ville aura vu suigir leurs Steenen. Le Comte construit la crvpte de Ste Catheiine sur l'ancien Galgeveld, avec la chapelle de St Pierre, au nord du Biirg, contie notre rue Philipstok. L'abbaye d'Eekhout. s'élève vers io5o ' d'après la tradition, quoiqu'elle n'entre dans l'histoire, pour nous, qu'en 1 i3o. Sans doute à cause de l'extension des fonds bâtis, au Sabion. la Léproserie de la Madelaine est transférée sur une hauteur hors de notre porte des Maréchaux, croit-on. vers 1012 ^ Donc la ville s'étendait, et ces faits correspondent au séjour de personnages anglais de sang royal, dont nous venons de parler.
Le XII" siècle. — Nous connaissoii» assez bien, grâce surtout à Galbert, la ville telle qu'elle était en 1127. La ville était ample et fréquentée, c'était comme une cité ^ Ses commerçants avaient des comptoirs h Londres, où ils apprirent, grâces aux communications suivies, dès le surlendemain, le meurtre de Charles le Bon. Ses étudiants fréquentaient les célèbres écoles de Laon. oi!i enseignaient des maîtres réputés ''. Le Bourg était lempli de bâtiments. Le siiburbium avait des tours et d'autres ouvrages d'art', une enceinte palissadée, renforcée d'un fossé, au moins en certains endroits, comme au sud et au fossé du vieux moulin, prés du pont du moulin actuel, a l'est ". Le faubomg avait des portes 7 Al'estdu Bourgquatre grandes liantes maisons furent incendiées par les traits en- Hammés des rebelles ^. La maison du Chambrier Isaac, construite en dehors de l'enceinte, communiquait avec le subiirbiiim par un pont °.
Le Marché devait être vaste. Il se trouvait sous les murs du Biirg, sur la rive gauche de la Reie, et s'étendait vraisemblablement depuis le Vieux Bourg jusqu'à l'emplacement a.ctuel du Théâtre. Au milieu, il y avait un marécage, paliides, cloacaiium
I. V, 1.1. 274. ^ a. Sandkkus, fi. 111.. n. iji. ^ .i. WAl.iliRi / V/« Knr.M Cmilis fhm., M,.;. Ctim.. xii 5:0. n" aS. 4. GP, 22; KIMÎ, XXV. 176-177, sur nos . apports avec Londres et Laon. *'5.(;P,5S. 11.,. 45. * 6. M. Pirenne a lort de pla W/ossal„m veleris ,mte,.di,,i prés de filopilal St-Jean lUP, Carie). Le texte de Galbert (GP. 169) semble cependant as clair pour qui connaît Bruges. Il aiira pris le Molcndhimn ad ai/tias (compte de iiwi) pour le foisatiim veleiis fiioieiiaiHi. 1127. ^ 7. GP. ,i5. ^ 8. GP, 48. ^ 11. GP, ,^0.
DE LA ville:
où l'on pouvait se noyer. L'ancien nom du Marché aux œufs, Bergpoel, en a conservé le souvenir jusqu'au XVl"^ siècle '. Vers 18S0, quand on creusa pour établir les fondations du théâtre, nous avons vu. à une grande profondeur, entre la Place de la Grue et la rue des Tonneliers, des terres noires avec des joncs écrasés, témoins peutêtre de cet ancien marécage.
il devait y avoir cependant beaucoup de fonds non bâtis à l'intérieur de l'enceinte du subiirbium. Contrairement à ce que l'on pense généralement, la plaine du Sablon, où se tirent les hommages aux Comtes, comprenait l'espace intérieur entre la porte sud du Sablon et l'église de St Sauveur =.
Il m est impossible d'admettre que le Marécage {Alor), dont parle Galbert •', corresponde à nuire rue du Marécage. 11 s'agit là sans doute de l'endroit qui est devenu le village de Moere. Au Marécage, contre l'enceinte au nord de la ville se trouvait vraisemblablement avant le XI II^^ siècle, une chapelle dédiée à St Jacques ; mais Galbert ne la mentionne pas.
llyavaitléglise de St Pierre, près du fossé septentrional du Bourg, et celle de Saint Christophe, au milieu du Marché 4. Mais ce n'étaient que des chapelles, sans droits paroissiaux. Nous trouvons donc seulement les trois églises paroissiales de 961: celle de St Donatien.
celleduSeigneur- Sauveur, qui avait subi un incendie, fut reconstruite et consacrée le dimanche, 24 avril p/,,, G. 7y„i,:;s. Kewnstitu.i
11275 et celle de P"' '
Notre Dame in
Brudgis ", laquelle se trouvait sous la juiid
d'Utrecht. Les chroniques disent que celte dernière église aurait été reconstruite sous Charles le Bon 7, qui y aurait institué un demi-chapitre. Jusqu'ici aucun document n'est venu confirmer cette assertion, et rien, dans le bâtiment, ne semble trahir cette reconstruction.
1.GP.67. 5o.-Cf.p, 20. note ^ 6. GP. i6j. j65. ^ -j.ExcelI. cro IdtsbaU (189Ô). Soc. St-Aug. BruB.
3o ORIGINES ET DÉVELOPPEMENTS
Ne nous figurons pas cette cité, construite comme nos villes modernes. Les rues n'étaient pas régulièrement tracées. Des maisonnettes couvertes en chaume, construites en bois et en torchis, placées irrégulièrement, entre des curtilia et des prés ; des chemins de terre, où les ornières traçaient leurs méandres, qui aboutissaient à une plaine servant de forum, au milieu duquel se trouvait un cloaque, dans lequel on jetait les cadavres des suppliciés : tel nous paraît ce bourg, bien en-dessous de ce que sont aujourd'hui nos paroisses rurales moyennes de la Flandre.
Ce bourg cependant avait de l'importance.
L'importance commerciale de Bruges au XII^ siècle ressort non seulement de ses rapports commerciau.\ avec Londres, mais encore du fait que notre ville vit alors surgir à ses portes le bourg du Dam qui s'élève déjà, en 1180, au rang de ville et s'était construit une église assez vaste, dont feu Charles De Wuif a retrouvé, il y a peu d'années, une partie des fondations.
Damme même verra se former à ses portes : Meunikenrede, un petit centre industriel, au commencement du XI Ile siècle; ville franche, en 1266, dont les navigateurs participaient, en 1262, à l'expédition de Zclande. Ajoutez y Houcke ; Mude, dont la charte est de 1242. Voilà, avec Damme, quatie centres d'élaple eî de comptoirs, situés le long de la Suène, satellites se mouvant dans l'oibite de la Bruges du Xll*^ et du XI Ile siècle.
La ville de Bruges devait déjà disposer de grands capitau.\ : témoin cette digue énorme de Bruges à Cadzant, commencée en ii68'.
Le XIII' siècle. — Au XIII^ siècle Bruges continua à convertir en fonds bâtis les prés et les curtilia au-delà de son fossé d'enceinte [poortgracht).
.l'ai reporté sur une carte les rues dénommées dans les documents avant l'année i3oo, et j'ai pu constater que non seulement il y avait nombre de maisons le long de toutes les artères conduisant au.v portes actuelles ; mais que bien des rues secondaires avaient leurs habitants, qu'on y faisait des travaux de pavage, y établissait la Moerbui^e ou autres conduites d'eau, des puits publics, etc. Entre i283 et i3oo, des travaux publics, s'exécutent dans une cinquantaine de rues portant les noms qu'elles ont encore pour la plupart, ou parfaitement identifiables, en dehors de la première enceinte. .le n'y compte pas les' rues nombreuses encore appelées relro Walteri Cants, versus ^abulum, juxta mansum Goedifilles, juxta Envoorde, post clofhamers, supra terrain Joannis Scinkcls ou Christiani Pecsteens etc. qu'il est difficile quelque fois d'identifier. Des travaux de pavage se font en-dehors la ville ancienne, avant la fin du XIII« siècle ; ' et il est à remarquer que les comptes des dernières années de ce siècle, qui se trouvent encore dans nos archives, renseignent quantité de travaux de « renouvellement » de pavage et des travaux de « réparation » considérables aux tuyaux en plomb de la conduite d'eau. Nous aurons à revenir plus loin sur ces travaux.
Je sais qu'à cette époque beaucoup de terrains étaient encore vagues, plus ou moins, dans l'enceinte moderne, il y avait, les plaines où étaient établies les esselettes (y?i7;;;('H! aux endroits suivants: au Genthof; Ten Ooie (nouveau quartier de la Madelaine) ; au Fret en Aclcer. à St Gilles; Ten Wijngaerde, allant du Béguinage à la Bouverie ; près de Y Ingenium ou Château d'eau, à West-Brugge ; à Cattei'oorde, entre la rue des Baudets et la rue de la Rame. On voit que l'industrie des Foulons était
I . \Vkai.b, Hriig. et SCS env. ^• éd., 23... — Voir le Carton C sur ma cirte des environs de Uruges.
DE LA VILLE
piospèie, puisqu'elle était forcée d'avoir d'aussi nombreux et d'aussi vastes terrains pour y établir les châssis sur lesquels s'étendaient les draps à l'effet de les sécher et de les tendre en largeur et en longueur. Mais aussi cela prouve qu'il restait encore bien du terrain à bâtir, dans l'enceinte actuelle, et jusque prés du poorigraclil, notamment en la Cour de Gand.
Les gués que les documents nous signalent de la Boterbeke et derrière Ste-Claire, se trouvaient dans les bas-fonds, au.x extrémités septentrionale et méridionale de la ville actuelle.
La population augmentait ?t-.lacques devient paroissiale vers 1240. Vers la fin du même XII I« siècle, l'église de St Sauveur doit être reconstruite. On la bâtit avec trois nefs, un transept, un chœur avec ambulatoire qui le contourne et une chapelle absidale dédiée à la Ste Vierge. Nous verrons certaines parties de cette bâtisse, quand nous visiterons l'église.
/■//,./. ,/e .1/. 7. De Coniiick.
Ru Desbin de J. C. Veibrutîf,'e (2J i
Portefeuille j
En 1240 on fonde l'église de St Gilles, a'j^c nef et bas-côiés en appentis, dans un des quartiers récemment encore peu habités ; et, l'année précédente la chapelle comtale de Ste Walburge avait été élevée' au rang de paroissiale: preuves de l'extension plus considérable de la ville et de l'augmentation de la population.
Mais en même temps, nous avons des preuves de l'abondance qui régnait dans la ville prospère, par l'établissement des Frères de St Martin (Staelijser) du Tiers-Ordre de St François, établis dans la rue neuve de Gand, près de la Madelaine (1246) ; ainsi que des quatre ordres mendiants : les Dominicains ( 1234-36), les Augustins (i25o), les Frères Mineurs (1264), les Carmes chaussés ou Frères de N. D. (i265).
ORIGINES ET DÉVELOPPEMENTS
En mcme temps s'établissent prés du Bassin, les Riclies Claires-Urbanistes (i 266), et des Béi;uines étaient venues vivre ensemble au lieu dit (. la Vit;ne sur la Reie », avant 124^.
Les établissements de bienfaisance se développent. A l'Hôpital St-.Iean se construisent deu.\ énoi mes salles (± 1270-1291); l'Hospice du St Esprit e.\istait déjà, rue puits au.x Oies, en 1268. Un ancien hôpiial qui existait le long de la Reie (emplacement actuel de l'Ecole des SS. Anges) avait disparu avant l'année i3oo;'mais un nouvel Hôpital avait été bàii à la Poterie, vers 1276.
Des Hospices pour voyageurs pauvres, constiuils au.\ portes, démontrent non seulement la sollicitude de la charité chrétienne, mais aussi l'affluence des étrangers.
St-Julien, à la porte de la Beuverie, est connu avant 1275 sous le titre de N.D. d'Egypte et desservi par les Filles- Dieu d'.^rras; l'Hospice delà porte des Maréchaux qui deviendra plus tard N.-D.
des Aveugles, voit le jour, dit-on. en 127g ; l'infirmerie de St Aubeit, desservi par des Béguines, est fondé près de la porte de Ste Croix, avant la même année: ce qui fait voir qu'en ces endroits la ville s'étendait déjà jusqu'aux remparts qu'on allait creuser seulement
Celle abondance de bienfaiteurs prouve l'aisance la démontre peut-être davantage encore, c'est que, lor
vers 1297. et jusqu aux nouvelles portes qu'on allait construire vers la même époque.
Une école d'apprentissage est instituée en 1283, rue Ste-Catherine [Curtriciuech), qui de-
r,pi..H.. viendra l'originederEcole Boggarde.
qui régnait en ville. Miiis ce qui de la remonte de la cavalerie des
DE LA VILLE
milices brugeoises, il y avait en ville deux-cent quarante trois bourgeois possédant au-delà de mille livres, dont quatre-vingt sept en possédant plus de trois mille. Nous nous étonnons qu'on n'ait jiimais publié ce rouleau de parchemin, si intéressant, à plusieurs égards. Le bonigeois loriuné de trois mille livres devait se procurer un cheval valant
se procur
au moins quarante livres ; ceu.x dont lavon- était de mille livres devaient montei' un cheval de vingt livres. Il y avait donc dans noire cavalerie urbaine deux-cent quarante trois chevaux valant au moins vingt livres '. Or, vingt livres était, en 1281-2. la somme
34 ORIGINES ET DÉVELOPPEMENTS
payée au procureur envoyé à Paris pour traiter la grosse question de l'amende imposée par le Roi aux cinq villes de Flandre ; les deux Bourgmestres, qui étaient trésoriers, touchaient ensemble vingt livres de traitement, et le clerc des échevins, maîtie Nicolas de Biervliet, touchait un traitement de vingt livres par trimestre '.
Au X1I]<= siècle se placent lu construction de la Halle et du Betîidi. de la Grue (avant 1292)', de la Monnaie (1290), du Château d'eau (1288), du Moulin à eau au rempart Ste-Catherine (avant 1291), d'une partie de la grande enceinte avec ses portes (1297-1300).
On voit s'élever l'église des Frères Prêcheurs (1284) — ruines du portail de l'église, près du pont des Dominicains —, le Béguinage, l'institution des Staelj':;erbroeders (12461, les couvents des Frères Mineurs (1254) — gravure p. 3i — , des Carmes Chaussés (1265), des Riches Claires Urbanistes (1266), etc.
Mentionnons encore comme dévelopjjements appartenant au XIII<= siècle, certaines parties de la construction des églises de N. D. «t de St Jacques ; la construction de l'église de Ste Catherine, lez Bruges (1270). démolie en 1578.
Le XIV' et XV'' siècle. — La ville vient d'acquérir sa grande enceinte, celle qu'elle a encore. La levée extraordinaire du quatrième denier en i3o3 nous permet de classer les sections, d'après l'importance de la recette =. Voici le chiffre du produit par section: Ste-Walburge (75 Ib.), N.-D. (33), (larmes {5o), Bourg (33). St-Nicolas ( 101. St-Sauveur (8j et St-Jacques (5). Ces chiffres disent quelque chose pour celui qui veut se faire une idée du nombre des maisons et de la richesse des habitants de chaque quartier.
Nous remarquons dans les comptes de la ville de nombreux pavages et autres travaux d'utilité publique. Ainsi le développement de la « conduite d'eau » (Moerbui^e), en i33i, au quartier de la Bouverie, du Marais, sur les parties de la paroisse de St-Jacques sises hors des anciens fossés et sur St-Gilles ; en i332, au quartier de Ste-Claire, près de la porte de Gand, derrière Ste-Anne; en i334, à St-Gilles et à ten Ooie; en i335 et i336 rue vieille de Gand et à St-Gilles ; en 1341, rue est du Marais, etc. ^.
L'on voit le réseau des rues se compléter et bien des vides disparaître à l'intérieur du rempart. Les noms des rues sont presque tous des noms qui correspondent à ceux qui existent encore, et les dénominations par à peu près, dans le genre de celles signalées au XIII« siècle, p. 3o, deviennent plus rares.
Les réparations de quais, la construction de ponts en pierre, le percement de nouvelles rues, l'amélioration au système des égouts. le curage de la Reie et des petits canaux prouvent l'activité du service des travaux.
L'augmentation de la population se constate par la fondation, aux XI V"; siècle, de plusieurs petits hospices ; par la construction de la chapelle de St Jacques et St Séverin, des tisserands, à la porte de Ste Catherine ; mais surtout par le développement des églises paroissiales.
Remarquez le rapide accroissement du quartier bas de la ville, sur la rive gauche de la Reie. En 1240, on avait fondé la chapelle de St Gilles, avec cimetière. Un document de 1 3 1 1 nous apprend qu'alors la chapelle était déjà devenue une église paroissiale 4. En cette même année l'Evèque de Tournai bénit le cimetière 5; et, en i3.'>9, celui-ci doit être agrandi de nouveau " . Sur la rive droite, également en aval, le quartier de
I. F, I. 146, seqq. ^ 2. IJ, 365. <j Delepiere, Précis attafyt., I. i, clvii.
DE LA VILLE
Ste-Anne, encore soumis à la juridiction des curés de Ste-Croix. est devenu si important que les curés de cette église habitent alternativement en ville et à la campagne '. Au centre, on ajoute à l'église de N. D. déjà si vaste, une quatrième nef, du côté septentrional, vers 1324.
Le XV« siècle a vu l'apogée de la splendeur brugeoise, comme nous le prouverons tout à l'heure.
Les quartiers, même excentriques, se bâtissent de plus en plus. Nous parlerons plus loin de toutes les belles constructions qui s élevérenl pendant ce siècle. Les comptes communaux de 1405 à 1450, remémorent une recrudescence de travaux d'utilité publique, comme les pavages, le placement d'un cadran au Beffroi, et des reconstructions, en pierre, de ponts en bois, l'aménagement ou la constiuclion d'édifices pour halles et marchés couverts. Nous y trouvons beaucoup de dépenses sompiuaires comme des statues en bronze placées sur des quais de pont, des embellissements aux portes de la ville.
On construit l'aile méridionale de l'Hôtel de ville (1401-21) et l'on y fait quantité de travaux de luxe ; le Greffe civil est restauré (1421-42), le Palais du Franc construit (1434- 40). Notons encore les constructions et reconstructions:
de la Halle au beurre (1404 et 1420), de l'Hôtel de la monnaie (1429), du moulin à eau, au rempart Sainte- Catherine (1481), de la boucherie du Biaemberg (1488). La ville rachète le Wiilhmis{i^Zi)ti l'on voit commencer la construction de la magnifique Cour du Prince en 1429.
De ce siècle datent la plupart des splendides Hôtels que se construisit la noblesse et la haute bourgeoisie, ainsi que les consulats des nations.
L'église de St Sauveur commence, en 1480, son grand ambulatoire avec chapelles latérales, une sacristie et les grandes chapelles absidales, travail qui ne sera terminé que vers i55o. N.-D. s'agrandit d'une cinquième nef, au sud, avant iqSb. Si-.lacques prend son plan terrier actuel (1457-1479). L'on ajoute deux larges collatéraux à
P/wl. de M. y. De Coniuck.
Ruines de Téglise de Ste Walbuige.
— Dessin ges, poiteft
36 GRANDEUR ET DÉCADENCE
St-Gilles 11460-62), avec un chœur et transepi (1 1470) et la chapelle méridionale (1475). Sle-Anne est cnnstruit sui' VHof vcin liei i, ou Vere, comme église auxiliaire, en 1496.
Pendant le XVI<= siècle la liste de nos places publiques et de nos tues se complète. Le cadastre de 1579 en mentionne yo3. La ville contenait alors 8i()4 maisons et constructions publiques.
Nombreuses sont encore, au XVIe siècle, les constructions qui viennent orner la ville, que ce fussent des monuments d'utilité publique, des hôtels de riches particuliers ou de Nations.
Qui sait quelle splendeur liiui^es eût atteinte et quels eussent été ses développements, si de tristes circonsiances n'avaient interrompu sa marche ascendante.
La propriété très morcelée prouve la grande valeur du terrain à bâtir. On voit vendre, au X'V'^ et même au XVI'-- siècle, des seizièmes et des trente-deuxièmes de maisons. Ce n'est qu'en 1 588 que la dépréciation se produisit.
L'indication des lettres de section et du numéro de la maison, à côté des portes, a eue introduite seulement en 1790 '.
Au 3i décembre 1900 le nombre des rues, dans la ville actuelle, était de 33o. Celte diminution est le résultat de la suppression de beaucoup d'impasses et de ruelles, depuis 1579 ; le nombre des bâtiments numérotés était de 10.689.