‹ BrugesChapitre 5 sur 137 · III. ^JranDcur et ^éca^c^cc · texte numérisé non relu

III. ^JranDcur et ^éca^c^cc

Bruges, centre du commerce cosmopolite. — • Le commerce brugeois devait avoir acquis une certaine importance, dès le IX'^ siècle, puisque nous constatons alors l'existence d'un Hôtel de Monnaies. Nous en avons pailé h la page 20.

Au X'"^ siècle, l'intercourse entre la Suène et la Tamise prend un rapide développement. Des marchands allemands, anglo-saxons, frisons et wallons se rencontrent à Bruges avec ceux de la Flandre, et notre ville commence à prendre son caractère international. Les monnaies d'Ariiould II (988-1036) et de Baudouin IV ( 1036-1067), découvertes en Danemark, en Prusse et même en Russie, prouvent les rapports de nos marchands avec ceux de la Baltique ^. Meyer affirme que le marché hebdomadaire de Bruges fut institué, en q58, par Baudouin III. Notre ville devient un centre pour les bateliers qui se livi.neiit au commerce errant, le rendez-vous des caravanes.

L'on peut lire plus haut, p. 26, comment on trouvait dans notre ville, aux débuts du XI^ siècle, les choses les plus utiles et les plus piécieuses. Bruges était alors un entrepôt et un port d'exportation. Le caractère international de notie port et de notre ville s'accentue : il se trouvait d'ailleurs sur la route de l'Angleterre vers l'Europe centrale et sur celle de l'Orient et du Nord.

« Bruges, dit M. Pirenne, devient par excellence le débouché des marchandises qui descendaient d» l'Italie et de l'Europe centrale dans les Pays-Bas. C'est là qu'on embarquait pour l'Angleterre les vins de France, les pierres sculptées des carrières de Tournai, les épices, les draps d'or amenés par les Lombards, les tissus de lin et de laine fabriqués dans le pays.

» Au chant du Kyrie eleison, les marins remontaient la Tamise et déchargeaient leurs cargaisons dans les entrepôts qu'ils possédaient au bord du Heuve, d'où elles étaient expédiées ensuite vers les foires et les bourgs de l'intérieur.

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