XIV-XXV
comme ceux faits au Miiinewater, au Quai du Kosaire, derrière St-Jacques, rue des Bouchers et rue St- Georges en mettent d'anciens en valeur.
Malgré bien d'actes regretables, qui sont le fait de particuliers mal avisés, il n'est pas jusqu'à la moindre rue qui n'otîre encore, soit une façade remarquable, soit quelque détail de construction ou de sculpture digne de fixer l'attention du visiteur. Le tracé de ses places et de ses rues n'a pas trop souffert, et c'est surtout en notre ville que le regretté Camillo Sitte est venu prendre ses plans-types, quand il écrivit son beau livre sur l'Art de bâtir les villes. Bruges est de toutes les villes de la Belgique, celle qui a le mieux conservé son aspect de ville du moyen âge ; elle peut être appelée le Nuremberg de la Flandre ; elle surpasse même la célèbre cité bavaroise.
■Voyez les collections de cartes postales illustrées. Méfiez- vmis cepeiulaiil de certaines inscriptions. On imprime Qiiai Voltaire au lieu de Quai du Rosaire, ce qui n'est pas tout- à-fait la même chose; on
inscrit rue aux laines, au lieLi de rue des pierres ; une vue sur la porte des iMaréchaux devient le Parc; la Cour du Prince s'appelle l'Athénée; on met Croeuenhwg (s\c) sous la maison de Bouchoute. Il y en aurait d'autres à signaler.
El voici ce qu'il faut remarquer.
Dans les anciens temps, il n'y a que de rares exemples de démolitions pour alignement. Nous en trouvons un, en 1485, où une maisonnette siluee VIS à- VIS de la porte de l'écoutète Pierre Lanchals fut démolie pour l'élargissement de la rue Gillis Dop, la rue actuelle des Chartreuses, au vieu.x Bourg '. La manie des démolitions pour alignement ^ n'existait pas, à cette époque.
Nous la devons, en notre pays, au corps des ponts et chaussées. Il s'y mit, en notre ville, vers 1845; et, l'administration communale d'alors s'y ralliant, vers i855, le redressemen
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