‹ BrugesChapitre 62 sur 137 · XX- Congr · texte numérisé non relu

XX- Congr

i'c-g/. du Ton WG

-ioj, où il y a quelques eii .. ,. V, .1. .-.CM, pour Waterviiet etc. ^ 5. publiées par Gaill., Inscr. fun. N. D.,

r.70 *; étail. * .

:. 949; Beauc, N.-D., 9 Cfr. GP,

,.*.i, War:che; îiH.iiôtdeN.-D.

, Inscr. .V.-D.. vu

LE CULTE, LENSELGNEMENT

acres de Bruges jusqu'à l'érection du diocèse de Bruges '. Je crois que nos Archidiacres habitaient généralement Tournai.

Le diocèse de Tournai, d'après le Fouillé de i.^io-ii, était divisé en onze doyennés, dont celui de l'iuges =. comprenant, outre la ville de Bruges, trente-six paioisses des environs.

L'Kvèqne de Tournai avait sa « maison « ou glieestelic linf van Doniic/ce, dans la rue Traversière \ La connaissance des actions peisonnelles. par lui-même, son vicaire, son officiai ou ses scelleurs de Bruges, lui était reconnue de temps- immémorial et fut confirmée en 1407 -t. Ses notaires avaient leur chapelle dans le glieestelic linf ^.

.le ne crois pas que les évèques au.\il jusqu'à l'érection de l'Evéché de Bruges quoiqu'il soit probable qu'ils aient fait des séjours assez prolongés, peut-èlre au Glieestelic liof. peut-être dans dif- * férents couvents de la ville, d'après qu'ils appartenaient, ce qui était presque de règle, à l'ordre de St Augustin, de St François, de St Dominique ou des Carmes. Plusieurs d'entre eu.x ont Dorté le titre d'Evêque de Sarepta ; mais cela n'implique aucime lelation spéciale avec le monastère de Sarepta, établi à Moerkerke. qui ne se letira à Bruges qu'en 1 SyS, alors que le diocèse de Bruges e.\istait déjà.

Ils assistaient souvent à la Procession du St Sang et liient à Bruges beaucoup de cérémonies épiscopales, comme des ordinations, des dédicaces d'églises ou de cimetières et de chapelles, des consécrations d'autels, des visites de monastères, etc. '.

* La réorganisation de la hiérachie épiscopaledans les Pays-Bas fut décidée en 1559. C'est ain&i que le diocèse de Bruges fut érigé par Bulle Ex iujuncto Nobis, de Pie IV, du 11 mars i56o\ L'église collégiale de St Donatien fut élevée au rang de Cathédrale. La dignité de Prévôt de St- Donatien passa à l'Evèque, et ses revenus seraient unis, dés qu'elle deviendiait vacante, à la mense épiscopale de Bruges. L'archidiaconat de Bruges en l'église de N. D.

1 , Pl,.ï. A R, xxil. iSq ; Vos. I.,-s,ti,^,„l,:s rh. de lanc

res de Tour

qu'on connaît depuis 1294 ■sidé à demeure à Bruges,

M. Hubert Hoste, arcliilecte clmpiiie de N. D. à Ton

ô-2g6; AE, I.VI.32S. ^ 2.AF,, /«5c;-./»H. A'.-ZJ,.:S,. ^i,.

i52. ^ 6. Ursm. Heulikkb, Lts tvèqites ttuxil. de Cambrai et de Tonri . de Briig^es, AE, xzxvii, i cl seq'q. clc. j^t 8. M, ii. 90J.

ET LA BIENFAISANCE

de Tournai, fut transfert; au cliapitre

L'Evéque de Bruges, devenant Prévôt

de Chancelier iiéréditaire de Flandre

Bruges eut dix-sept évèques jusqu

:athédral de Bruges ', où il devint une dignité. de St-Donatien, liérita également delà dignité il écartela ses armes avec celles de Flandre. î la Révolution française. Le dernier fut Félix

Guillaume Brenart, qui mourut à .A.nholt en Wesphalie, le 26 octobre 1794 ^ Ils habitaient au Bourg, les locaux de la l'révôlé. hôtel actuel du Gouverneur, y compris des bâtiments démolis récemment dans la riie de la Bride.

A la suite du (Zon cordât du 26 messidoi I ' t ~;j«^ii" «,

an IX (i5 juillet 1801) ratifié parla Bulle Ec clesia Clirisli. du 1-.

août 1801, tous les diocèses du territoiic français furent sup primés. Par la Bulle Qui Chf isti. du 2q ne vembre 1801 •', fut ré érigé le diocèse de Gand, pour les dépai tements de l'Escaut et de la Lys, soit poui les deux Flandres Bruges n'avait donc plus de siège épiscopal Après la Bulle Qiiam diidiim, \~ août 1827, ratifiant le Con cordât conclu en cette année avec le Roi de Hollande ■'.il fut ques tionde la réérection du diocèse de Bruges mais ce ne fut qu'après i83o. qu'on se mit a traiter l'affaire. Pai letti es apostoliques du 17 décembre i832 François René Bous

Sen, Chanoine de Le^lisc .lu X.-H, et Ics mes aujacemes, extrait du plan à vol .iuise.m «rave

Gand, fut établi Eve- ,.arJla,cGl,ee,aerts,en.502. ,

que in partibtis de Ptolémais, au.K fins d'aider l'Evèque de Gand dans l'administration de son diocèse" ; et Mgr. van de Velde, Evèque de Gand, par lettres du 21 janvier i83i, chargea Mgr. Boussen, de traiter toutes les affaires concernant le futur diocèse, comme

lUH.

... 4-'fi. *

jnd, 1843, 534-

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f/»-.,6;. ^ s,. Receil d.-M.m.iement^ le la ColUcl. episl. past. Hriig. donne t(

274 LE CUL TE, L'ENSEIGNEMENT

s'il eût été déjà Evèque de Bruges. Le nouvel Evèque vint résider immédiatement en notre ville, et fut sacré à St-Sauveui, le 27 janvier f833.

Le diocèse de Bruges, comprenant la Flandre Occidentale, fut réérigé par Bulle Romanae ecclesiae, du 27 mai 1834. L'église paroissiale du titre de St Sauveur et St Eloi, devint cathédrale, sous le titre de St Sauveur et St Donatien ; et le titre de St Eloi fut éteint. Au Consistoire du 23 juin, même année, l'Evêque de Ptolémaïs lut préconisé Evèque de Bruges. Il fut installé le 23 juillet suivant '.

* Le Roi de France était seigneur temporel de l'Evêché de Tournai, comme l'Empereur l'était pour celui d'Utrecht =.

Le Comte de Flandre n'avait aucune influence sur la nomination des évéques dont la juridiction s'étendait sur le Comté. Robert le Frison, au dire de Meyer. voulut, en 1079, s'attribuer le droit de nommer l'Evêque de Térouane, « contrairement aux lois, à la liberté et à la coutume de ceu.\ de Térouane, qui étaient dans l'usage de choisir leur évéque librement et par leurs propres suffrages « ; mais il fut déboulé de ses prétentions ^. Le Liber Jloridus a conservé la lettre du clergé flamand, portant rart"aire devant le métropolitain de Reims 4, et les lettres de St Grégoire Vil nous prouvent que le Pape s'en occupa '\

Le droit fut réglé, dans un autie sens, en i5i6, pour les églises de France, donc pour celle de Tournai, par la concession faite au Roi, de nommer les Evéques. De même, lors de l'érection de nos nouveaux diocèses, au XVIi^ siècle, la Bulle £'.v injiiucto (1 1 mars i56o) érigeant le diocèse de Bruges * confère au Roi d'Espagne et à ses successeurs, le droit de nommei au Pape la personne idoine ; et la Bulle Ecclesia Cliristi (i5 août 1801), ratifiant le Concordat, concède cette nomination au premier Consul, tout en réservant, comme de juste, l'institution canonique au Pape '. Ce droit, passé à l'Empereur des Français, tomba, poui la Belgique, en i8i5. Le Concordat de 1827. qui concédait la nomination aux Ciiapitres, ne fut pas mis en vigueur, et par l'article 16 de la Constitution belge de i83i, nous rentrâmes dans le droit commun.

Avec St Eloi, Evèque de Noyon et Tournai ", commence la tradition religieuse de Bruges. Elle nous signale, vers 65o, en l'espace de peu d'années, l'institution de deux chapelles '>.

Ce fait, de deux constructions religieuses établies presque simultanément, s'il est fondé, démontrerait le grand succès de St Eloi, et permettrait peut-être de présumer qu'il avait trouvé ici des chrétiens.

Nous avons déjà parlé de cette double londation traditionnelle, sans examiner la question '". Contre la tradition qui attribue à St Eloi la fondation de la chapelle de N.-D. (plus tard St-Donatien), il y a un double argument négatif: la tradition actée au XI 11' siècle, et l'absence du cuite de St Eloi en cette église du Bourg ■'. Or, St Eloi jouissait, à St-Donalien, d'un culte. Son office, qui n'appartient pas au calendrier général de l'Eglise romaine, figure comme ((double», dans le Bréviaire imprimé en i52o. et il y avait des pitances spéciales, au jour de sa fête'-. Quant à la tradition du XI II": siècle, basée sur un seul texte, lequel renferme un anachronisme, elle est infirmée

I. Almanach voor /tel BUdomvan Bruggc, i- jaar, i83.\ F. de Pdclilere, pp. 5J-5S. ^ 2. WG, II. 33.,. ^ o. An,,. F/., loi. 29 r. ^4. illGNE, Vl., CLxiii. iooô;AE. vu. 43; WU, I. 33i. ^ .î. Mignb, PL., ci-viii; il. Fkrrant a reproduit les lettres du Pape se rapportant à lalfaire, dans sa K<> de St-AriiMil<f, n. 25-34. * 6. M, il. ooS. ^ 7. Hon, Législation des paroisses, en Belgique, 67. ^8. L'union des deux sièges de Noyon et de Tournai existait en 626 ou 627 et dura jusqu'en 1146; Warichrz, I. c, 58-63. 43. ^ 9. Vredius, fi. ilhn.. 4i5, ^ 10, Ci-dessus, 17. 20. ^ 11. Chan. CAI.I.FWAERT, AE. Lviii. 206. Cfr. VS. 32-33. ^ 12. Calendrier ms., conun. xvr siècle, en ma possession.

ET LA BIENFAISANCE

par le diplôme d'Arnoiild le vieux, 961 '. Dans cette pièce, ce prince dit que cette chapelle de la Ste Vierge et de St Donatien a été constituée, consdtittam, par Baudouin I'', — c'est-à-dire vers 865 —, en l'honneur de la Ste Vierge et de St Donatien, — duquel il venait d'y apporter les reliques ; mais qu'elle é'ait fondée ab antiqiio teinpore en l'honneur de la (seule) Ste Vierge. Ces mots ab antiquo tempore ne peuvent pas s'appliquer- à un fait, vieux seulement de cent ans ; ils s'appliquent mieux à la fondation par St Eloi, vieille de plus de 3oo ans =.

Au IV'^ siècle, la Gaule vit naître les paroisses rurales, constituées en dehors de la Civilas épiscopale ^.

A la tin de ce siècle, St Victrice en fonde en Normandie ■•. St Ouen continue le même travail, au VIi<î siècle, dans ce même diocèse de Rouen 5.

Pourrions-nous refuser d'admettre, malgré l'absence de renseignements lormels, que St Eloi. l'ami de Saint Otien, ait suivi ici la même discipline ( L'Evéque établissait autant de paroisses que les nécessités l'exigeaient, soit dans ldi lumic.iu [l'ictis) soit dans Lin caslium, LMnsULiit le long d'un divci ticuluin ujinain. De grands propriétaires en érigeaient dans un domaine [villa). Des moines et des reclus en fondaient autour de leur cella '•-. Ce travail d'établissement hiérarchique de la Foi. dans un pays éloigné de l'église épiscopale et qui souffrait beaucoup des invasions maritimes, doit avoir pris du temps.

Le culte des reliques — celles de St Donatien nous arrivèrent vers 863 — paraît avoir contribué beaucoup à rallier les masses au Christianisme T. 11 est vrai qu'on trouve encore, au XII<= siècle, des preuves vivaces de l'ancienne barbarie et de superstitions payennes '. Mais Bruges et ses environs semblent entrés définitivement dans l'organisation ecclésiastique, au IX^-Xi^ siècle".

Ion, provenant de l'abbaye de Spermalie, XIII* je en 190J, par MM. Blanchaert et Bressers. (Eglise du Béguinage de Bruges).

CI>. II. 3. ^ 2. Cfr Ad. DucLOS, 7"<7/o rfd 5a/t<j, ô' édit., page 187 note ; MB4RT DE LkToVH. Us pmoiiscs rj„ nlcs lU [ancienne GaiiU , Paris, Picard, r9oo.*4. E. V hz\^al,sv. St-Vict, icr. Paris re, ioo3, riosuivv.^5. E. Vacandard. Vie de Sl-Oiien, Pans, Lecoffre, rgoa, i23. * 6. Imbart DE LA Tour, l.c., 29-37. c. ^ 7. Warichez. Lesorig. Je tcgl. de Tout liai, no. ^ S. Ad. Duclos, Karel de Coede, 18S4, i22-i25. ^ 9- Plus haut, 20.

LE CULTE, LENSEIGNEMENT

Tout autour de Bruges, nous voyons, au VI I^ siècle, les premières manifestations chrétiennes, basées sur des traditions : notamment celles relatives à la conversion d'Oostkerke par les irlandais SS, Cuthago et Gildo ; à la fondation du monastère de St-Martin, à Odeghem (Steenbrugge), et à celle de TEekhout, par St Trond. La tradition nous signale la cella de Torhout, vers 826 ; Meunikenrede ainsique l'église et l'abbaye d'Oudenburg, au Xl"^ siècle.

Les documents nous signalent la cella contruite en l'iionneur de St Michel, St .lean Baptiste et N.-D. dans la villa de Roxem, en 745. appelée basilica. en 870 ; Wcstlcirlca, en 877 ; les paroisses de Vtkerke. Holtaiva, Madkerka. Ostkercka apiid Biidanflit. Ste- Criicis {en Zélande), Sti Michaëlis in villa Wenicbrigga, Orscamp, en 961 ; et les chapelles de Ridevorda, de Wave (Waerdamme) et de Ste Crusis in villa que dicitiir Géra, en la même année ; Clemiskiica (ioo3); la paroisse d'Etteighem, vers io>6^

Nous constatons l'existence, au XI I« siècle, des paroisses de Coolkerke, Damme, Wenduine, Zuienkerke, Lophem, Moerkerke, Ruisselede, Betferkerke (St-André), Sijsseele et Zedelghem.

En voilà assez pour suivre le mouvement chrétien dans nos parages. Si nous avions conservé plus de textes, nous pourrions probablement assigner une antiquité plus grande à plusieurs de ces paroisses.

* Nous voudrions donner ici nos conclusions sur la question de l'origine des diverses paroisses de Bruges. Commençons par la rive gauche de la Suéne, qui était du diocèse de Noyon et Tournai.

Les termes de la charte de 961 ■ impliquent l'existence, avant le temps de Baudouin k, de la chapelle de la Sainte Vierge au Bourg ^, qui était ou devint paroissiale en 108g ', pour l'enceinte du Bourg ou château de Bruges, Elle dépendait d'une église-mère, avant son érection en paroissiale : à savoir de St-Sauveur ^, construite dans un hameau, le long d'un diverticttlum romain, et signalée comme de g6i, La prééminence du titre de St-Sauveur ;

(Cliapelle de N -D. des Aveugle!

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le diplôme ri;e, serait

ET LA BIENFAISANCE

peut-être un indice pour faire supposer l'antériorité. Cette paroisse de St Sauveur, après l'érection de la paroisse du Château, .continua à s'étendre à l'est du Bourg, sur le territoire actuel de Ste-'Walburge, détachée seulement en 1289', et qui resta sous le patronat de St-Sauveur ^ ; comme elle s'étendait, vers l'ouest, hors de l'enceinte actuelle, sur les terrains de St-Bavon, qui avait déjà un curé, en i23q^. La paroisse de St Jacques, autrefois en ville et hors ville 4, jusqu'à r//'e;7t'tV ou canal d'Ostende, fut découpée dans la territoire de St-Sauveur, vers 1240". La paroisse de St-Sauveur s'étendait encore, au XYI^ et au XVI 1^ siècle, sur une grande partie de St- André jusque prés du village et jusqu'à l'Iperlée, du Waggelivater à Schipstalle &. Cette paroisse de St-Sauveur peut avoir été érigée dans un vaste domaine, qui passa plus tard au Comte de Flandre : quand Ste-Walburge fut érigée en paroisse, elle était encore une chapellenie appartenant au Comte ?.

Passons à la rive droite de la Suéne. Ici nous sommes dans le diocèse des Frisons *, dans le diocèse d'Utrecht.

Outre la « chapelle;) de N.-D., construite au Bourg, nous trouvons, en Q(5i, une église paroissiale de N. D., parocliia saiicte Marie briigeiisis ". File aussi renfermait des prés et des courtils •". File avait été fondée vers 875, sous la juridiction du siège d'Utrecht, à l'usage de son chapitre de St-Martin ".

Deux documents de 1 1 16 et 1 122 disent d'elle: que eral priiis inSisela"\ mais l'église de Sijseele dépendait d'elle, en 1184'"'.

11 y aura eu là une seconde paroisse domaniale très étendue, dans le genre de celles de Lampernisse et Wulpen, démembrées, elles aussi, en nombreuses paroisses. Sa délimitation peut avoir correspondu plus tard avec celle de cette antique seigneurie de Sijsseele '4, dont les origines et l'histoire primitive n'ont pas été suffisamment étudiées. Au XVI 1« siècle, cette seigneurie s'étendait encore, en soi.vante dix-huit sections, sur Sijsseele, Assebrouk, Ste-Catherine, St-Michel, St-Bavon. St-Sauveur, Ste-Croix et Saint- Pierre.

Le lit de la Suéne doit avoir été assez variable, et n'a certainement pas toujours

concordé avec le cours actuel de la Reie''. 11 ^^,„, i^ancmen ei cressers iqoj.

ne peut en avoir été autrement, . dans des terres basses, presque sans déclivité, soumises au régime alterné des érosions et des

-D. des aveugle:

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