‹ BrugesChapitre 63 sur 137 · AE · texte numérisé non relu

AE

I. M, II. 994. j{. 2. VSK, 106. ^ 3. CArotn. S. Aiidr., éd. Weale, 65. «fe 5. WG, IV. 48. Cfr. GER, 200 ; il, 11. 1273. Malgré bien des recherches, nous n'avons trouvé aucun document pour abri celte date approximative. Evrardus éta\t piesiifer ciiratus S. Jacobi brugensis, vers 1271 et peut-être avant I25i (I, I 2. * 6. AE, xxxvlii. 26; xxivi. 358. 389. ^ 7. M. 11. 994. ^ S. Plus haut. i3. 20. 27t. et WG, II. 35. ^ g. CP, II. 3. ^ 10. fii.i.. <ji! II. Charte de 1075, ap. Vhed., F/. Elhn., 520; M. Il, 949 ; Beauc.N. D.. g. Cfr. plus haut, p. 20. ^ 12. Gaill., Imcr. fi A'.-n., viii :M, 11, 049. * i3. M. 11. 977 ; Gaill., 1. c, xi. ^ 14. Gill., Coîi/. tetihs miles, v. 6. jg i3. Voir plus haut, 6. i3.

278 LE CULTE, L'ENSELGNEMENT

apports d'alluvion. Or, dans cette paroisse de N.-D., appartenant au diocèse des Frisons, nous trouvons cette terre de Praet ', prairies basses, [pratorum, variante, dans la charte de 961 '), détachée plus tard de N.-D. En 1240, en effet, furent établis, sous la dépendance de N.-D.. la chapelle de St-Gilles et son cimetière. Cette chapelle était déjà devenue une église paroissiale, en i3i 1 ■'. La seigneurie de Praet s'étendait sur Oedelem, où se trouvait son manoir, et dont N.-D., avait les dîmes et le patronat, avant 1184 <; et, vu l'ancienne délimitation de St-Gilles, elle semble s'être éiendue sur la Cour de Gand, le Marclié du Mercredi, la rue Espagnole et la rue Courte de l'Equerre ', ce qui foi mait une section séparée du noyeau de la terre de Praet, par l'enceinte de la ville tracée vers l'an goo. Vers 1 2g3, St-Gilles s'étendait encore jusqu'à ter Panne (Coolkerke), d'après un Livre de rentes de St-Sauveur, et s'étendait encore hors ville, au commencement du XIX« siècle, depuis la Speipoort jusqu'au Vlainincdam, par le St-Gilliskouc, — triangle appuyé sur le rempart, lequel comprenait des parties de St- Pierre et de Coolkerke, — jusque contre Dudzeele'"". Un Ligger de 1660 mentionne plusieurs lieux-dits compris dans St-Gilles hors de notre grande enceinte '.

E.xistaient, de plus, en 961, chacune dans un domaine spécial ou villa, découpées peut-être dans les territoires des deux grandes paroisses primitives de St-Sauveur et de N.-D. : l'église de St-Michel in villa Weniebrigga, qu'un diplôme de 1089 appelle église mère, tout comme celle d'Orscamp >* ; ensuite la chapelle de Ste Croi.\, dans la villa dite Géra, appelée «église», en 1089?, qu'il ne faut pas confondre avec la « paroisse de Ste Croix » (même charte de 961), laquelle semble s'être trouvée en Zélande.

Notons encore, que l'enclos de la Vigne était discutable entre St-Sauveur, N. D., et St-Michel, lorsqu'il fut érigé en paroisse pour les Béguines, en 1245 '°.

La chrétienté de Bruges était représentée, au moyen-âge, par le doyen et chapitre de St- Donatien, l'Abbé et Couvent de l'Eekhout, le Prévôt et Chapitre de N.-D., le Recteur et Commun de St-Sauveur. Ceux-ci traitaient avec le magistrat etc., en leur nom et au nom des églises qui se trouvaient sous leur patronat ". L'on voit percer les origines : l'antique abbaye, les deux grandes paroisses primitives ainsique l'église, qui par sa situalion dans le Bourg ou Château et les titres de son Prévôt, avait nécessairement pris la première place. Bruges avait certainement un decanus Christianitatis au XIV'^ siècle.

* 11 y avait vers le milieu du XII 1"; siècle, dans la ville de Bruges, six églises paroissiales ; celle du Bourg, celles de St Sauveur, de N. D., de St Jacques, de Ste 'Walburge, de StGillis. La paroisse de Ste Croix pénétrait en ville sur le territoire qui est devenu, en 1497, la paroisse de « Ste Croix et Ste Anne » '= comme membre de Ste-Croix, dont elle fut complètement détachée, en 1668 ■^. Dans l'échevinage il y avait les églises paroissiales subui haines de Ste Catherine et de St Bavon. Une partie des territoires de St-Michel et de St- Pierre, et peut-être même de St-Trudo, pénétraient dans le territoire de l'Echevinage de Bruges ; St-Michel, apparemment, pénétrait même dans l'enceinte de 1297 '••.

Lorsqu'on fit cette grande enceinte, une partie de la paroisse de Ste Catherine devint urbaine. L'érection de celte paroisse, avec son église hors la porte, peut être placée en 1270 '^ Une chapelle a sans doute précédé la construction de l'église paroissiale '*. Le chapitre de N.-D., était grand décimateur de la paroisse nouvelle, qui fut

I. Cliarte q6i, CP, 11. 6. .Sur celte terre de Prael, voir la charte (vers 1190), OB, 1. 1S9, et plus haut. p. 9a. * 2. CP, II. 6. jjjj 3. il, m. 588. Cfr. plus haut, .I4, et Rembrv, Hekende Pasiors van Si-Gi//is. iij. ^ 4, M, n. 977. ^ 5. Kbmbrv, 1. c, 3gi. 412. ^6. RK.MUKY. 1. c, 174.^7. AE. xxxvi. 347.^ S. M, III. iq. sous la date errounée de logo; Cfr. AE. Lvi.ôoS. * 9. Md. et actes de iiio, 1141). M. m. 2û. 44. ^ to. AE. Liv. 286. ^ 11. I. v. 207-20S. ^ 12. M, iv. 447, ^ i,î. AA Evéché. Acl.episc, to. xxili. fol. 100. ifi M- Dossier de uSo,., A A de .M. le Chan. Deschrevel. ^ i5. II, m. 604. ^ u.. Docum. de 1272, ibiJ.

ET LA BIENFAISANCE

prise dans son territoire. Elle s'étendait hors ville sur une grande portion de la paroisie actuelle d'Assebrouk, et en ville sur la partie du territoire longeant le rempart, et formant approximativement le territoire actuel de la Madelaine.

Cette paroisse a subi bien des misères. Son église hors la porte fut détruite en 1 382-3 et en iSyS '. D'après les documents que j'ai recueillis, les services de Ste-Catherine se faisaient, en septembre iSyg, à N.-D. ; et, en 084, dans l'église des Guillelmites, près de la porte de Gand. La Fabrique acheta, en 1 584 la chapelle et le cimetière des Tisserands, à la porte Ste-Catherine. Cecimetièie fut agrandi en 1622,1675 et 173 i. En 1766, achat de l'église des Guillelmites, où l'on entre le 10 août, et dont le cimetière est bénit le lendemain ^

* A la suite du Concordat conclu entre le Pape Pie VII et Napoléon, fut faite une nouvelle délimitation des paroisses de notre ville. L'Evèque de Gand, Fallet de Beaumont, y procéda, le 27 octobre i8o3 (4 Brumaire an XII). Nous y trouvons nos paroisses actuelles ^ Nous y remarquons que le Béguinage formait une paroisse, s'étendant autour de l'enclos, depuis le moulin du Speitje, qui était à St-Sauveur, sur les trois blanchisseries attenantes, au nord-ouest et au sud, à l'enclos jusqu'au rempart, ainsi que sur les rues de la Vigne, la place de la Digue et les deux ruelles depuis le pont de la Digue jusqu'à la rue Ste-Catherine.

11 semble résulter des documents

modernes que la blanchisserie touchant pliotograpli.ee dans le jardin de la clmpelle du St.Sang, 1908.

au rempart passa, du temps de Mgr. Boussen, à N.-D., avecla rue de la Vigne, la place de la Digue, etc.; tandis que les blanchisseries sises au nord et à l'ouest, ainsi que le moulinà-eau du Speitje, furent déclarées soumises à la juridiction du Curé de St-Sauveur (18 novembre 1844).

D'autres modifications sont survenues depuis i8o3.

La paroisse de St Gilles réclama vainement, en 1834 et 1837, à être remise en possession de la Cour de Gand, du Marché du Mercredi, de la rue Espagnole et de celle Courte de l'Equerre, qui faisaient partie de son territoire, avant la Révolution ■*. Mais

Plwh

N.-rs. DE BON .SECOURS dans l'église de St Basile, à Bii "'"" ■" ' Ipolych

Statue du XIV

1. 1, m. 34. 44-45 ; A A, Secr. resolutieb., fol, l?4 V., ordonn. du u CapH., fol. 137. ^ 2. AA. Egl. de la Madel., et RDH, vil. 75. de Gand. ^^4. Rembrv, 1. c, 3oi. 412.

Delbp ... ^ .5.

annlyl.. I.

LE CULTE. L'ENSELGNEMENT

par acteépiscopal du 2 1 août iqo3, elle sacciut du Port intérieur et d'une partie du territoire de Coolicerke, situé entre le canal maritime et celui de Damme. portions de son ancienne circonscription suburbaine.

La paroisse de Ste Anne n'a pas été démembrée jusqu'ici, quoique la question ait été posée en 1901. Mais une chapelle annexe de St Joseph, construite au Bilhslieii. rue Longue, a élé bénite le 8 décembre 1903.

Sle-Calherine, qui piit le titre de la Madelaine en 1809, a conservé sa délimitation de i8o3, malgré les démarches faites, en 1878.

Mais elle abandonna l'église de l'Hospice de la Madelaine, .Marché au Fil, où elle s'était fixée en i8o3, pour occuper la nouvelle église, au Parc, consacrée le 18 juillet i853.

La création de nouvelles paroisses, dans les faubourgs qui se sont formés depuis peu hors les portes de Ste Catherine et des Maréchaux, et le déplacement de la gare seront, d'ici à peu de temps, l'occasion d'un remaniement délimites pour plusieurs de nos paroisses urbaines et limitrophes.

La ville de Bruges, comprise dans l'ancienne enceinte, compte aujourd'hui, depuis le Concordat, sept églises paroissiales.

Sur son territoire agrandi, elle a d'abord une nouvelle paroisse, créée à Bruges-sur-mer, par Arrêté royal du 19 octobre 1900; à laquelle l'Evêque donna le titre de St-Donatien, lui assignant les parties annexées au territoire brugeois, prises aux communes de Heyst. de Lisseweghe et d'Uitkerke. Il y a ensuite la paroisse antique de St-Pierre sur la digue, comprenant la commune supprimée de St-Pierre, et qui s'est accrue (21 aoijt

.1/. yù. De Cnh

XIV siècle, du V

œu fait à la bataille de iloris en Vi\

La polychromie e

st modcnjc. (Eglise de la Poteri.-,)

ET LA BIENFAISANCE

1903) de la partie de Coolkerke située à l'ouest du Port intérieur et du canal maritime. Il y a enfin certaines parties rurales, qui continuent à faire partie des paroisses de Coolkerke et de St-André.

* Il n'est pas possible de traiter ici les questions de juiisprudence touchant la propriété, le haut domaine, l'amortissement et l'administration du patrimoine des églises et des chapelles ou des cimetières leur appartenant. 11 y aurait à distinguer entre la période domaniale, celles qu'on pourrait appeler féodale et monaichique. et la période moderne, issue de la Révolution. Puis, il y aurait des rectifications à faire sur plusieurs points que les légistes anciens et actuels ont toui-nés à leur sens. .«Miisi à Biuges, sauf

au temps des Gueu.\, nous ne trouvons pas, sur les e.xemplaires authentiques des comptes des fabriques, la mention de contrôleurs désignés par l'autorité civile, .'e traiterai, un jour, ce sujet, dont les développements prendraient trop de place. Notons toutefois que Joseph II lui-même n'a pas enlevé à l'Eglise, la propriété de son patrimoine. La Révolution seule a osé mettre la main sur les églises, leurs cimetières, leurs biens et les autres biens ecclésiastiques.

Disons un mot des Cimetières. Ceu.x-ci entouraient nos églises et l'on enterrait également dans toutes les églises et chapelles publiques. Un cimetière pour les Réformés fut établi près de l'Hospice de la Madelaine, en 1584 ' ; mais ceux-ci avaient un caveau au cimetière de St-Jacques, à la fin du XVIlle siècle-. Le 17 juillet 1784 fut publié à Bruges -Me décret de Joseph II, du 20 juin précédent, par lequel il était interdit

I. AA, /îé;ic/«//Vi., 4 ocl. iSSj. * 2. AA deSt-Iacq..c. i:gi-Qj. 4» 3. AA. HaUnreb..la\. 204 ; AA St-Sauveur. Ms. du Curé

LE CULTE, LENSEIGNEMENT

d'enterrer dans les églises, chapelles ou autres lieux couverts, comme aussi dans les cimetières situés dans les bourgs et les villes '.

Le clergé porta d'abord des vues sur le cimetière de Ste-Croix = ; mais le 9 août, le magistrat proposa à l'Empereur et Roi une parcelle à l'est du St-Trudoledcken. qui fut acceptée par lui, le 23 aoiàt ^. Le clergé préféra prendre une autre lei re (4 mesures et 234 verges) appartenant comme la première, au couvent de St Trudo, au nord du Soelenweg [Paellatideu, j^i'^ begin). L'Evêque autorisa, le 22 sepiemhrc. la Pneuie à la vendre ^. Les Echevins approuvèrent ce choix, le 1 1 septembre ■''. Les Fabriques des églises de Bruges achetèrent ce terrain, en vertu de l'article 10 du décret du 26 juin 1784. L'affaire fut menée surtout par le Curé des la'ics de St- Donatien. Le cimeiièie fut ouvert le f novembre 1784 et bénit le 3 du même mois''. Chaque église avait son dépôt mortuaire d'où les défunts étaient trans portés, le soir, au cimetière '.

Ce cimetière, avec habitations pour fossoyeur et chapelain, orné d'une croix de bois, était désigne parmi le peuple, du nom dédaigneux de Raepstik: des actes de violence accueillirent le char funèbre * ; des infractions assez nombreuses se présentèrent, en 1787, par des enterrements dans les cimetières des églises ?.

Après la déchéance de .loseph II, un Hallcgebod du 20 novembre 178g, vint permettre l'enterrement aussi bien dans les cimetières des églises et chapelles qu'au cimetière général '°. Une boulangerie militaire a fonctionné au cimetière génélal, en 1793-94 ". A partir du 21 avril i8o5. par arrêté du Maire de Bruges du 3o Ventôse XIII (21 mars i8o5), fut rendu obligatoire l'enterrement dans le cimetière général '=.

Le cimetière a été agrandi plusieurs fois depuis lors, notamment en 1841, 1864-65 et en 1892-93. La Ville a acquis le 3 mai 1907, un terrain de 2 h., 13.17, adjacent au cimetière suburbain de St- Pierre sur la digue, afin que celui-ci puisse être St-Jacques, de St-Gilles et de Ste-Anne.

Le caveau avec le Calvaire, lequel a été renouvelé d'après un modelage de François Dumon (i853), date de 181 1 ; il est réservé à l'enterrement de hauts fonctionnaires. La chapelle du Chapitre fut construite en 1864-65, sur les plans de Maître Jean Bethune, sur un terrain nouvellement incorporé au cimetière ; elle fut bénite le i3 décembre 1866,

utilisé pour les paroisses urbaines de

I. F, VI. iqS, où il y .i à taire des reclinc-itions ; K. CopriETERS, Journal, publia par la Soc li Eniuhit.. loo;. 44. Les listes de rEtat civil ne donnent pas Philippe Mourcou parmi les défunts des années 1784-SS. ^ 2. AA Evêcliê, Act. i-fiisc. Reg. 75, fol. ii5v., 2j juillet 1784.; ^3.; AA, Rrsoliilieb.. fol. iiû v.; HalUgeb., iri^-m>. f.il. 200. iSsepl. 1784.^4. A A Evëdié. 1. c. fol. i3q. ^ 5. AA, Resolulieb. fol. iiS V. * 6. AA Evêclié, 1. c, fol. i53 V. ^ 7. AA Calliédr., Ms du Curé Ockel, 6^ ;GK, 3J4, ^ 8. F, vi. 2o3. J^ 9. VSK, 167 ; Rembby, fi«*«n/c /"aifo, s rail 5/-C<7/if, 3o2. ^ 10. hk. Hallesri.. lo\. j^i. ^ 11. AE, xLvm. 365. 367. ^

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