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ET LA BIENFAISANCE

mentation édictée, de commun accord, par 1 Hlvèque et le Ma^nsti it.est de 1612 ' .Dans iiseignement moyen, ou des humanités, nous ne voyons intei ■ Ntnir le Magistrat de lîiuges que par voie d encouragement et de subsides. L'intervention du Gouvernement ne se lit sentir, qu'au milieu du XVI= siècle, surtout en fait d'enseignement supérieur et moyen. Le Gouvernement, sous Marie- '1 liérèse. prit la direction de celui-ci. et c'est sous son règne qu'on eut les premiers établissements moyens de

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Telle fut, croyonsnous, la situation jusqu'à la Révolution.

* Dans les pages suivantes, nous nous efforcerons de procéder plus ou moins d après notre manière de diviser l'enseignement, en enseignement supérieur, moyen et piimaire : mais cela

II est pas toujours aisé, et bien des fois, impossible.

l. X'ciiseignfmciit sjiipciicur. — Notre Ville avait des étudiants au s Écoles des hautes

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290 LE CULTE, L'ENSEIGNEMENT

études de Laon, en 1127'. Des chanoines de St- Donatien allaient, en 1242, d'après une « antique coutume », faire des études supérieures aux Ecoles d'études générales, dites Universités, établies à Paris, à Orléans, à Montpellier, à Angers, ou à Bologne et ailleurs en Lombardie -. Il en était de même pour les chanoines de N.-D., en 1239'. Au XIV<= siècle, le Chapitre de St-Donatien inscrivait à son budget un subside annuel pour les élèves pauvres de ses écoles, étudiant à l'Université de Paris 4. Ces études duraient normalement trois ou quatre ans, étaient d'ordinaire théologiques ; quelquefois elles se faisaient à la faculté de médecine. Plus tard, nous trouvons nos étudiants surtout à l'Université de Louvain, érigée en 1425, ou à celle de Douai, fondée par Philippe 11, en i562 ; quoique, au XY'^ et au XVI<^ siècle, certains allaient encore à Paris, et même à Pavie, à Bologne, à Rome \

Au cours du XV« siècle, la Ville, à son tour, était généreuse en faveur des éiudiants en théologie, en droit et en médecine ". Notre magistrature octroyait aussi des subsides pour les solennités des promotions au doctorat en théologie de nos prêtres, tant réguliers que séculiers, et pour le banquet qui les suivait '.

* Bruges elle-même posséda des cours d'instruction supérieure. Notre compatriote Jean de Witte, de l'ordre de St Dominique, évêque vie Cuba, qui avait été le précepteur des filles de Philippe le Beau, vint finir sa carrière à Bruges, où il mourut en 1340 ^\ Par son testament, daté du 10 février iSSg", il fonda des leçons publiques pour les « bonnes-lettres ') et la philosophie, ainsi qu'une chaire publique de théologie. C'étaient de véritables cours de iiaut enseignement, qui, au témoignage de Mathias Lambrecht. devaient se donner en deux ou trois leçons quotidiennes, l'une pour la théologie, les autres pour la littérature grecque et latine '". Grâces à l'intervention pécuniaire de la reine de France Eléonore, sœur de Charle^-Quint, dont de Witte avait été l'aumônier et le confesseur, les leçons de belles-lettres furent inaugurées par Georges Cassandre. en présence du Magistrat, en 1541, et celles de théologie, dans le réfectoire des chanoines de St-Donatien, en 1545. Ces leçons publiques, qui se sont tenues pendant un certain temps dans l'ancien Landhiiis du Franc, sous le Sleen, et qui se donnaient dans l'aile orientale des Halles, en i562 ", sombrèrent, au temps des Gueux, en i58o. La leçon de théologie, reprise pendant deux mois, en 1584, resta vacante jusqu'en i58o. La leçon de belles-lettres, reprise en 1618, au Séminaire, fut changée en un cours quotidien de philosophie ".

* L'enseignement supérieur fut continué au Séminaire. Celui-ci fut ouvert le 23 juin iSyi, dans la maison dite St Patrice, rue des Chevaliers, appartenant aux Réfectionnaux de St-Donatien "^ mais seulement comme Ecole d'humanités '*. Fermé en iSyS, il fut rouvert, en 1611, cette fois-ci comme Ecole de théologie, et une défense de thèses théologiques eut lieu dès la première année '^ Fermé en i632, il fut ouvert en 1719, dans les anciens locaux agrandis "'. Les Séminaristes prirent possession de l'Hôtel de Pitthem, aujourd'hui Palais épiscopal, en Avril 1740 '?, et y restèrent jusqu'à la Révolution. Après la réérection du diocèse de Bruges, le Séminaire s'ouvrit, en octobre 1834, dans l'ancienne Abbaye des Dunes, qui est devenue la propriété du Bureau du Séminaire, le i3 juin 1887.

I. GP, 22 ; voir ci-dessus, p. 28 noie 4. ift 2. AE, xxxvil. 125-6. «J» ô. Gaill., Inscr.fm 129; — I, VI, 5j2. ^ 5. AE, 1. c, 80. 610; 248; — I, v.5i2-i3; vi. 47t. ^ (>. I, v. ,'ii2-i3; vi. 471 8. AE, xvii. 347 ; xxx.n. 5i el suiw. ; xxxvii. 240- elsuivv. ^ 9. AE, xxxi.i. 4.Î ; xxxvn. 261. ^ xxxlll, 4g; AA.,c. t562,fol..58. ^ 12. AE, xxxm. 54. 2,'i6. ^ i3. AE, xxxiii. 93. 141. 145 ; x> xxxtil. 141. 145, et Bïogr. nation, Tiix.Awnoia (de) Kodonn. ^ l5. Dbschrevel .Hiogi. nal. 16. ÂE.xxzlIi. 433. ^ 17. IHd., 297. 466.

èr. A'.

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