GO
, art.
5 et 6. ^ 4. WG, II.
26;-GO, 372. art, 5
. Opi.epkinck, Popa
Notre port était devenu insuffisant. L'on fit un avant-port au Dam qui prit une telle importance qu'en i i8o ses marchands et bourgeois obtinrent une charte de liberté. Guillaume le Breton a vu, en 121 3, les splendeurs de notre avant-port.
11 le décrit si large et offrant tant de sûreté qu'on y abrita toute la flotte de Philippe-Auguste, forte de 1700 bateaux.
On y trouvait, dit-il, les richesses apportées par les navires de toutes les parties du monde : des Hngois d'argent et d'or ; les tissus des Phei-.iciens, des Sèies (Chinois) et des Cyclades ; les pelleteries de la Hongrie, la graine pour la teinture en ecailate, des vins de Gascogne et de La Rochelle; du fer et autres métaux, ainsi que des draps d'Angleterre ".
Aussi notre colonie se développa- t-elle SI rapidement qu'on y construisit des Halles en 1241, et que l'église assez grande, dont Ch. de Wulf a retrouvé une partie des fondements, diit être remplacée par la belle église dont nous admirons encore les proportions et les qualités artistiques. Le droit maritime, né dans les ports de la Méditerranée fut consigné dans les Rôles d'Oléron, Rollen van Oltron van den vonnesse vander :{ee, dont nous avons un fragment écrit au Xll^ siècle, d'une rédaction qu'on pourrait faire remonter peutêtre au commencement du siècle précédent. 11 s'acclimata dans notre port et passa au.\ gens du Nord et de l'Allemagne sous la dénomination de rôles de Damme ou Zeerecht van den Dam '\ Ce fait corrobore l'importance qu'avait prise notre avant-port, où notre ville avait construit sa grande écluse, vers 1234, la première écluse maritime à sas connue en Europe. Cet ouvrage en bois fut renouvelé en pierre, en 1364 •'. Le bailliage de l'eau ou bailliage maritime de Sluus et du Zwijn, apanage du Comte de Flandre, dont Jean de Namur et son frère furent investis en i3i3, ne passa cependant à la ville de Bruges qu'en 1487 ■».
Le XII siècle se termina par un acte d'une importance capitale : la réorganisation de la foire de Bruges, par Baudouin IX, par diplôme du 14 août 1200 ^
Elle s'ouvrait le lundi après les Pâques closes, durait, comme les autres foires, quinze jours, et était organisée d'après les règlements de celle de Torhout, dont les chroniques attribuent l'institution à l'un de nos princes du X^ siècle, soit à Robert le Frison, mais qui existait certainement au temps de Baudouin à la bâche. Cette foire était si importante que la ville de Bruges avait a Torhout un immeuble où ses drapiers étalaient leurs marchandises *.
Nous possédons la réglementation codifiée de ces « rtestes «, donnée par Jeanne de