‹ BrugesChapitre 71 sur 137 · LIV · texte numérisé non relu

LIV

Fonda

d'une

chapell

, ici.

>. ^ 3. AA, 0. i3i8, fol. 49 V. ^ 4- Gail: G.«LL., litscr./un.de N.-D., 24;*' rge derrière le chœur, 12S2; voir note \

324 L'ART ET LES BELLES LETTRES

Celui de i335 dit même que le tiiiv.iil commencé « il y a longtemps » {diiduiii}. n'est pas encore achevé. Mais la figure de St Louis, dans une des arcntures prés de la sacristie, l'ut peinte vers i333 '.

A analyser le style des éléments par lesquels on a commencé alois à i entbrcer les colonnes du croisillon, ainsi que le style du triforium, la variété de la Bore de celui-ci. le style des fenêtres rondes du transept et des arcs de support de la tour ; à considérer les formes du chœur, de son ambulatoire et de l'abside, et à lire les documents cités ci-dessus, l'on peut conclure, semble-t-il, que la construction gothique, encore farcie de formes de transition devenues des éléments brugeois, date de la seconde moitié du XII h' siècle. Elle fut commencée peut-être vers 1270 et le travail ne fut achevé qu'après une bonne soixantaine d'années. La fabrique aura absorbé d'abord ses propres ressources. Vers 1288, elle a dû prendie son recours au.\ aumônes. 'Vinrent ensuite les années agitées (1297-1328) ^. Le travail fut suspendu peut-être totalement. D'où nouvelles quêtes, à partir de i328, et achèvemeitt vers i335. Il ne faut donc pas s'étonner de voir des formes propres au gothique primaire tournaisien, se mêler à d'autres form-s accusant notre XIV<^ siècle. Ainsi, le triforium en pierre blanche d'abord, ensuite une Hore comme celle de ce triforium. des chapiteaux et des corniches de l'abside, qui se ressentent plutôt de l'influence française accusent notre XI'V^ siècle.

Cette partie de N.-D. est construite en briques jaunes et rouges, de o,3o sur o,o65 à 0.07. qui semblent toutes de la même provenance, et en pierre blanche de Baeleghem. La pierre de Tournai n'y est pas utilisée. Aux arcs boutants, contemporains de ceiic construciion, des mouffes de 0,28 à o,3o sur 0.06 remplissent, dès l'origine, l'espace entre l'intrados et la croupe. A la chapelle du St Sacrement, deux contreforts se trouvent conjoints, à angle droit sur les pans.

■■' Une grandiose construction en briques, est la tour célèbre de cette église.

Un chroniqueur -' nous apprend que la tour de N.-D. s'était écroulée, en i i63 : et que la nouvelle tour fut achevée en 1297 -t. Cette dernière date semble inexacte. Pour être terminée alors, on aurait bien dû commencer la construction pendant qu'on construisait les nefs. Et alors, elle aurait eu un autre caractère, serait faite d'autres matériaux ; et l'on n'aurait pas fait le triplet compris maintenant dans sa face méridionale, dans le bas-côté. La section des piles qui la portent, ainsi que les profils et détails, et les arcatures murales sous la tour, nous reportent vers la tin du XI 11'= siècle. .le suis tenté de croire que la construction de la tour devait s'élever jusqu'à la hauteur des faîtières actuelles, quand on s'adressa au Pape, en 1289, pour pouvoir continuer l'œuvre qu'on appelait « somptueuse » ■". Ce grand qualificatif s'applique bien plutôt à la tour qu'au chœur de la Collégiale de N. 1)., qui devait céder en luxe devant l'église de St Sauveur, alors une simple église paroissiale, qu'on construisait en même temps.

Il est bien possible que l'œuvre entreprise à N.-D., vers 1270, ait été commencée pai les changements faits au transept et la construction des bases de la tour.

La structure, grandiose dans sa simplicité, est très brugeoise. L'unique décor consiste en hautes travées, sévèrement profilées à arête vive, couronnées par un plein-cintre. Les baies bouchées à l'étage supérieur de la cuve sont également profilées à arête vive et couronnées par un plein cintre. L'arc brisé apparaît dans les arcades décoratives de cette partie des contreforts, qui appartient à la seconde époque de la construction ;

i.KDH, IX, 190. 210-14.240 .» , .Veyer, fol. J5i v. ^ 4.

; lettre de l'Evëqucde Toun

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