‹ BrugesChapitre 80 sur 137 · I. Cuntpare/ ces j;; limai, xiq · texte numérisé non relu

I. Cuntpare/ ces j;; limai, xiq

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L'ART ET LES BELLES LETTRES

relief; les chapiteaux sont très peu classiques. Tout cela amait t'ait tVémir un Vignole. Par

suicioît. la tiadiiion Ju moyen âge. conforme aux traditions de r.iiicienne Grèce '. tut observée : Jean Ziitterman fut chargé, en i SSy. de dorer et de polvchi orner ce bijou archilectural. Malheureusement, nous n'eûmes pas de nouvelles nianifcsialioiis de celte indépendance ; quoique, dans plusieurs monuments encore, nous poimons constater des preuves

d'un goût local.

* D'une tout autre allure était l'ancien

consulat des Biscayens =. En 1494. la Ville

acheta deu.v maisons pour la nation de Bis-

caie •'. Mais rien ne dit que leur Hôtel ait été

construit immédiatement. Marc Gheeraerts

nous le retrace, en \b6i \ mais il r.e se

trouve pas sur la carte peinte du Musée de

Gruuthuse. pioduction assez fantaisiste,

antérieure peut-étieà 041 ou même à i52o.

Serait-il donc construit dans le second quart

du XVJe siècle ? Il ne nous importe pas

beaucoup de le savoir, car c'est un monument

hétéroclite, œuvie sans doute d'un étranger, dont

le dessin ne me rappelle aucun autre monument.

Certains détails toutefois le feraient croire contemporain de l'Hôtel de Piithem.

Le Jonc Hof. rue St- Georges. 33. construit

en 1342, est d'un type plus classique ■*; tandis que

l'Hôtel de Pitthem '\ aujourd'hui Palais épiscopa bâti en 1549. mais totalement changé plus tard, e beaucoup plus brugeois.

La lutte cependant entre l'élément étranger et style du terroir n'était pas terminée. Comparez la Maison corporative des Maçons, rue des Pierres'^, qui est de 1621. avec celle des Poissonniers, Grand' Place ^ qui est de la même année, et vous vous rendrez compte de l'enchevêtrement qui existe à j,^^^,, ^„„ ,•/,/>.■ -iJaisons rue. le lenisiiiein Bruges, à la suite des efforts de l'art nouveau contre se, ss.ôo, .onstruiiesveis i.îôs.

la résistance de l'art local. Ce n'est qu'en 1662-65

c]u'on nous construit la Vierscare de la Prévôté *, un monument, celui-ci. en Renaissance, où cependant un examen attentif de l'aspect général et du décor fait découvrir encore des éléments du terroir. Comparez-la avec la Halle aux draps de Tournai, qui est de 1610, qu'on appelle déjà du nom de Renaissance attardée", La Vierscare de la Prévôté valait surtout par ses proportions. Aussi devons nous dire que c'est une aberration inouie. de lui avoir fait perdre toute sa proportionnalité, par l'extension qu'on vient de donner à sa façade, en 1908.

Nous avons à marquer ici, d'une façon définitive, la tin de notre art brugeois.

I RDH, TIV. a3.1-*2. Giav.

Je flans, colipfs etc. ^ 5. Voii H^M.^MS, Gand et Totn-Hai, ijo.

elMarcGlieeratrl = etGRP.64 ^6.

. *3.I.v,.39<); IJ.

Irav.p 6..*:. Gr:

LART ET LES BELLES LETTRES

Le bâtiment du Tribunal, qui a remplacé le Palais du Comte et celui du Franc, en 1722-27; le remaniement de l'Hôtel de Pitiliem (Evèchéi. en 1738-40 — comparez avec la i^ravuredeSanderus; les remaniements au MontdeCiiarité, quai long. 1757 ; la reconstruction (1768), sous la direction de Henri Pulincx, de l'ancien Hôtel consulaire des Anglais, au quai du Miroir (Ecole moyenne de Filles) ; tout cela souligne le déclin. Mais dans ces travaux encore, on usa rationnellement des matériau.v, et les monuments ont encore un certain air et du style. Tandisque la Waterhalle étant démolie en 1787, on construisit, en 17(10", le bâtiment du côté oriental de la Grand'Piace -, disparu à la suite d'un sinistre, en 1878, en style parisien de contrebande, avec des briques

plafonnées

voit sur graveur

:•!. L'.\RCHlTECrURE MILIIAIRE. — 1. Nous avons décrit, pour autant que pos sible, lesfortificationsdu Bourg, tellesqu'elles étaient en 1127^, et nous avons donné, à la page 24, une représentation de ce qui en existait encore, vers 1646. Une partie de ce mur d'enceinte du Bourg sert de base au nuir méridional de la chapelle d'exposition du St-Sang. La gravure de Vredius suffii pour nous laire voir que cet ouvrage de défense avait des affinités avec certaines tortitications françaises du X'= et du Xl^ siècle.

Il est admissible que le faubourg, siiburbium, a été fortifié par Baudouin H ■• et nous avons décrit ' ce que nous savons par Galbert, de l'enceinte de 1 127. Les défenses de la ville devaient être insuffisantes, puisqu'on dût, en ceiteannée, travailler aux f(lS^és et les renforcer, à la hâte, au moyen de tours, de p.ilissades et autres ouvrages de défense en bois ". Mais la ville avait déjà alors des portes ', dont au moins la substruction éiait en pierre ; et, en certains endroits, on tit plus tard des murs et des tours en maçonnerie "*. En i663, on voyait encore une des tours de la porte Nord du Sablon, là où se trouve la maison au coin du Quai, Place de la Station, 4. On la trouve aussi sur le plan de Marc Gheeraerts. Outre les traces des demilunesqui garnissaient les murs, signalées plus haut ". faisons remarquer encore celles qu'on arte de Marc Gheeraerts, près de la Lcebriiggc. et les trois que le même montre entre le pont des Auguslins et le pont des Flamands.

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