I. Voirp. 348. *2. Gravv..p
SandBkus. ^ 4. Grav. p. 353. Cfr. gra vv
pp.6o.363,42-,454. *5.i
243;D.AF, pi.
*3. G.av .353.* 7. Gr,
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faire monter Tneil jusqu'au haut du pignon. La travée senestre est couronnte d'un demicintre brisé à contre courbe, dont la pointe est tournée vers la travée médiane de la façade. A dextre, on a la reproduction symétrique du même décor. En d'autres termes : la travée du milieu est en plein cintre ; les travées adjacentes à celle-ci sont couronnées de la moitié d'un demi-cintre brisé à conire-courbe, dont la pointe se trouve sur le côié latéral du trumeau commun avec la travée du milieu. Toutes les travées restent indépendantes, en retrait dans un même plan de façade. La construction est logiquement conçue. Le type le plus complet est de iSay, rue des Pierres, 40, ancienne Maison de la Corporation des Cordonniers '. A la façade postérieure de cette maison, visible de la rue d'Argent, le maçon a introduit deux petites cchancrures, de part et d'autre, dans les trumeaux encadrant la travée centrale, de manière à continuer encore davantage l'etfet du méandre, courant de part et d'autre veis le couronnement de la travée centrale. Ces mêmes échancrures sont ménagées dans les trumeaux rueSt-Jean, 10. Ce détail est encore plus accentué dans la belle façade de' la rue Fourbus, E. 7, qui est de i53o =.
On trouve des façades combinant ces trois types, deux à deux -^
La Renaissance BRUGEOISE. — L'on a dit, à plusieurs reprises, dans un journal de notre ville, que l'architeclure brugeoise des façades ne date que du XVI« siècle. Il est de fait qu'elle se dessine dès la seconde moitié du XI V« siècle, et qu'elle persiste jusque vers 1640. Cette arcliitecture brugeoise, dont la vogue dura trois siècles est gothique. En 1628, se présente un type de transition, rue du Fil, 7 ■*. L'intrados du tympan et les piedsdroits des fenêtres sont encore moulurés ; la fenêtre supérieure est gothique ; mais des linteaux coupent horizontalement toute la façade ; les réseaux sont remplacés par des cartouches et des bas-reliefs, et la sculpture a tous les caractères du XVII'^ siècle. Les arcs de soutien inférieurs sont renforcés par des clefs
Premier type. — Le tvpe de cette façade de la rue du Fil, si elle n'avait encore des m<iulures aux ébrasements de la partie supérieure, constituerait le premier type de notre renaissance brugeoise, dont la caiactérisiique est le tympan renforcé de claveaux sculptés en masques ou en diamants, et garni de bas-reliefs ou de cartouches. Nous trouvons ces bas-reliefs représentant des sujets religieux, puis profanes, même mythologiques, de 1621 à 1703. Le cartouche se trouve dans les lympHiis depuis 1628. Prenez pour exemplaire le plus complet de ce type, la double maison de 1657-60, rue Préau Moulin. 3() \ On trouve encore ce tvpe plus ou moins complet, en 170?, à la maison de Schaere, rue Sud du Sablon, 18".
Nous n'avons plus ici l'art brugeois pur. .Mais ces façades sont Inrtement teintées de goût brugeois; et elles se révèlent assez dirtcreHtesde celles qu'on consiiuisit, à la même époque, dans les autres villes du pays flamand. Mais la grande caractéristique brugeoise — la travée, la ligne verticale — a disparu. L'on verra cependant encore des tympans à réseaux, çà et là, jusque vers 1670. Vers i63o s'introduisent également ce qu'on appelle des luslicages ou chaînages, d'abord à fleur de façade, bientôt à faible relief, puis bosselés. Plusieurs linteaux en pierre blanche coupent toute la façade et le pignon, accusant de plus en plus la ligne horizontale. Modèles de ce type: Maison de M« 'Wante-Banckaert, 1634, rue aux Laines, 28 ; het Lammeken, rue des Pierres, 28 ; la maison rue des Pierres, ni, qui est de 1673 ^
Plus souvent que pendant la période golhique, la partie supérieure de la façade se
^u. Grav. p. 425.* ;
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trouve en encorbellement sur le rez de chaussée, portée sur une série d'arcatures, et celles-ci sont faites dans le goût de la Renaissance. Le pignon à gradnis reste de règle et celui à gable rectilignc est toujours rare. Mais, à parla- de 1614, nous voyons apparaître ça et là le gable droit a acrotères et couronné d'un fronton, ou des devants de pignon variés, à courbes et contre-courbes, dérivés de la forme de ceu.v du Greffe (1334 37) '. Le pignon à gradins restera cependant dominant, même avec le type suivant. Vers 1616, de petites fenêtres en œil de bœuf, de formes variées, viennent flanquer la fenêtre du grenier. L'une d'elles quelquefois vient, comme troisième, au-dessus de cette fenêtre.
Deuxième type. — Vers 1626 nous voyons déjà construire des façades où il n'y a plus de tympans au-dessus des fenêtres. Des linteaux en pierre blanche traversent la façade et le pignon, et au-dessus des jours de fenêtres, toujours garnies de croi.x en pierre, se dessine un arc de décharge, affleurant au nu du mur, pour dégrever le linteau, et orné de claveaux en pierre, sculptés en masques ou taillés en diamant. Ce type se conserve jusque vers le milieu du XVI lli^ siècle. Signalons, comme modèle de ce genre, la maison de M. le D'' Vander Ghinst, 25, rue St .lacques (1639) (grav. p. 367).
Jusqu'au commencement du XV11I« siècle, certaines maisons combinent le premier et le second type : et le second type reste en usage, pour les façades peu importantes, jusqu'à la fin du XVII 1*«^ siècle.
Décadence. — Au XVI 11= siècle, notre art tombe. Les pignons à gradins cèdent de plus en plus devant des décors fantaisistes, à courbes d'allure parfois gracieuse, mais souvent d'un tracé assez relâché. Les fenêtres s'encadrent de chambranles, où, bien souvent, le plafonnage simule la pierre ; quoique, parfois, leur arête en briques est encore adoucie par un chanfrein. La corniche apparaît, placée devant une partie de la toiture et portant un fronton (1761, 1767, 1776 etc.) ; la toiture à la Mansard s'introduit vers 1750. Le dernier pignon à gradins fut construit, en 1796, rue Espa gnole, I ^. On y a substitué une corniche, il y a quelques années. Le dernier en date, qui soit iwiciunne, iuns.,u,i v^,. m-^
conservé, est sans doute celui de la rue Nord du Sablon, 48. Il date de 1774.
Quelques façades, à partir du milieu du XVII= siècle, imitent les formes anversoises de l'époque ; d'autres, plus tard, se construisent en style Louis XV ou Louis XVI. Celles-ci sont relativement peu nombreuses et ne valent pas celles d'Ypres. Nous
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avons aussi des façades du type classique, qui n'ont :uicun droit à tiouver place dans l'ail biuj^enis des façades. Citons c>;lle vie l'Hôtel du Jonc Hof. appelé aussi Nethuis, rue St-Geort{es, habité par M. le Jujje Halieux. qui y a fait ajouter, sous la direction de feu Cil. De Wulf, en 1903, un second pignon, veis le nord. Cet Hôtel date de 1541 '. Signalons la façade, toute en brique, des Frères Xavériens, Vieu.x Bourg, 3i, qui est de ibyi ^ Nous avons aussi deu.K façades fantaisistes; l'une 1 ue Neuve, 16 "', qui est de 1565, l'autre rue Vieu\ Bourg, 16, de,i564'». Ces e.xemples prouvent qu'à Bruges même, le goût allait à la débandade, à partir du XVI« siècle, chez quelques-uns. Mais ils ne firent pas école. N'encourageons pas ceu.x qui voudraient, de nos jours, nous mener dans les sentiers bizarres d'un art e.xoiique. Notre art doit rester biugeois afin que les paroles de Bailandus que nous avons déjà citées 5, continuent à se vérifier. Notez que ces paroles furent écriies vers le milieu du XVIe siècle, alors que la Renaissance n avait pas encore fait dégénérer notre art des façades.
n. L'ÉCOLE DE PEINTURE BRUGEOISE. — L'Ecole de peinture brugeoise, dénomination qui est restée classique, ou, si l'on préfère, la production picturale du milieu artistique brugeois, a depuis longtemps attiré l'attention des esthètes. « Une chose est à l'abri de toute controverse, dit M. Henri Hymans *, c'est que si tous les artistes qui ont travaillé à Bruges n'y sont pas nés, leurs œuvres ne se confondent avec celles d'aucune autre école. L'on ne saurait trouver nulle part ailleurs de précurseurs immédiats à van Eyck, à Mcmlinc, à Gérard David et à d'autres, qui les ont suivis. Leurs types sont essentiellement du terroir. » — (( Nous trouvons à Bruges, dit M. Georges Hulin ', au commencement du XV1« siècle, des habitudes communes de vision en ce qui concerne le coloris, des formules de composition, et jusqu'à des formes d'encadrement particulièrement dominantes. Giâce à elles, il est, le plus souvent, assez facile de distinguer un tableau brugeois d'un tableau brabançon, par exemple. Par contre, il est difficile, faute de points de comparaison bien établis, de dire jusqu'cn'i s'étendait le rayonnement direct du foyer d'art brugeois. »
Cette école brugeoise a duré jusque vers l'année 1660. Parmi ses caractéristiques signalons encore, sauf dans quelques productions, même jusque vers 1660, la grande rareté de personnages atteignant la grandeur naturelle.
* Nous avons deux sortes de renseignements sur la peinture dans le quartier de Bruges, avant van Eyck. D'abord quelques peintures découvertes sous le badigeon ou dans des caveaux funéraires. Celles ci pour la plupart, manquent de documentation. Ensuite quelques textes, se rapportant à la Corporation ou à des peintures qui n'existent plus.
Nous trouvons, dans nos premiers comptes, factor imaginum ( 1291); ilhtmiuatoy (1291. 1299) et verlichteie (i3o3.i3o5) ; huusscrivers (i3o2) ■,/oi ma tur {i2Q-y] ". -le crois qu'on pourrait traduire ces quatre termes par peintre de figures, miniaturiste, peintre décorateur et calligraphe. En 1297, c'est le nom deyorma/orsA' qui semble désigner la coiporation «. Voilà bien, semble- t-il, divers membres d'un corps organisé qui, en i3o2, sous le nom de huusscrivers, qui sont les décorateurs, fournit un contingent, pour l'expédition glorieuse de Winendale, Cassel et Courtrai. Ce contingent était un des moindres parmi ceux fournis par trente-deux autres corporations '". En i32S, la corporation
I. Urav.,!i. 345. * 2. Grav., VS.-\, pi. . ^ 6. ffiuger': ««d Yper«, 62 ^ 7. Jm s:6. ^ 9. 1, I. 54. ^ 10. C. i3o2, A£. xi:
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porte le nom d'Ymaginiers ou faiseurs dymagues '. En iSSy. elle a un sceau et porte déjà le nom qui lui restera : beildemalcers endg ^adelaers ~. Le nom. vers 1400. est quelquefois 5C/7<ieri- t[ pointrex. Dès 1 441 , la gilde comprend sept membres divers ■' ; mais les peintres, soit de figures soit de décors [beildemalcets et huusscrii'ers ou cleerscrivers), restèrent les membres les plus influents ■>. Les Keuies de 1444 ont été publiées ^ Nos artistes-peintres [de goiine schildereiide op teecki-n cnnst] furent affranchis de l'obligation de faire partie de hi corporation, par décision des Echevins. du 8 novembre 1717. Mais lés peintres, même les altistes, s'occupant eux-mêmes ou par ouviiers.de peindre, soit des fenêtres, des portes, des fonds plats où le dessin n'intervient pas. soit des marbrures, en un mot de ce qu'on appelait clach schilderen, restaient astreints à
taire tion ' des ar du 2C bant.
lartie de la corpora- L'affianchissement s libéraux ne date que mars 1772. en Braet du 3 novembie
1773. dans toutes les provinces des Pays-Bas '.