‹ BrugesChapitre 85 sur 137 · i. F/nii,ù. il,:, ll;.g;.e t · texte numérisé non relu

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vec un il.-irtm Isenbrant. * 5.

. 3=0. * 6. Cfr. H. ,.K I.OU (Hl

Oital. cil. 1902, Lxiii-Lxiv.^ ;

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Weale, AE, r.vill. 14(1.^8. C«

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,//. de iVxposilion de Dindes.

p. xxvii. Cfr. AE, I.VI11. .40.

L'ART ET LES BELLES LETTRES. 375

4. Nos PKINTRES DE LA RENAISSANCE ( i 5 lo- 1 66o). — Des formes décoratives, venues de l'Italie, se montient déjà dans les dernières œuvres de Memiinc et dans celles de Gérard David, antérieures à i5io. Ces formes toutefois n'affectent pas a la peinture ». Il faut descendre chez Mabuse et Bernard van' Orley pour trouver ce qu'on appelle Vltaliauisine, art d'emprunt et d'imitation, avec les saints agités, les gestes surabondants et faux, les poses théâtrales, les modèles d'académie. Ce qu'on appelle Italianisme n'est pas ce que nous désignons, avec M. Hulin, sous le nom de Renaissance K Le peintre de la Renaissance est celui qui se mêle aux Humanistes, aux poètes, aux Chambres de Rhétorique. Il n'est plus un simple peintre, il devient un « artiste ». Quentin Metsys était de ceux-ci.^. Cet artiste devient un interprète des idées littéraires ayant cours chez les Redei ijkers, de leurs allégories, de leurs emblèmes et de leurs inscriptions en rébus : il devient un ariiste littciaiie. Devenu o un intellectuel », au lieu d'être simplement un peinire, l'artiste a une conception d'art nouvelle. Il cherche à simplifier. Il élimine le détail en faveur des masses. La peinture se transforme aux dépens du dessin si incisif des prédécesseurs. La gradation des valeurs remplace la perspective linéaire. L'expression changeante du mouvement, de la vie et de la sensation remplace le « caractère ". L'ensemble de la vie du personnage représenté n'est plus concrétisé : il ne se présente plus que dans un acte et une sensation actuelle. L'idéal s'abaisse jusque dans le paysage, qui ne leprésente plus la libre nature, étudiée avec amour ; mais qui devient du jardinage. A celte époque, l'influence toutefois de Gérard David, en tant qu' « homme de l'autre temps ». continue à s'exercer à Bruges ; mais celle de Quentin Metsys. le coryphée de le Renaissance, le peintre de la sensation, le chercheur d'une vitalité purement humaine, l'emporte. Le sens chrétien est en décadence ; cependant la composition reste religieuse et grave, les gestes restent sobres. La coloration devient plus claire. La tin de la carrière de Gérard David ne fut-elle pas l'introductrice des idées de ceMe Renaissance ? Nous ne saurions encore rien affirmer sur ce point obscur, que des découvertes nouvelles pourront peut-être éclairer.

Cette influence anversoise est appuyée sur des faits. S'il est encore douteux, pour Gérard David qu'il ait été aHilié à la Gilde d'Anvers, le fait est très vraisemblable pour Jean Provost ■>, et ceriain pour Francoi.-, Pouihus ^. Mais si le tempérament biugeois se conserva si longtemps, c'est parce que beaucoup de nos artistes sont restés chez eux. Ainsi, aucun des Claissins ne figure dans les Registres de la corpoiation anversoise.

1'^ période (vers i5io-vers i58o). — Jean Piovost '\ originaire de Mons, en Hainaut, vint s'établir à Bruges et y acquit droit de bourgeoisie, le lo février 1494 (n. s.). Il est très probable qu'il est le Jean Piovoost devenu franc- maître, à .\nveis. en 1493 ^. H fut élu Vinder de la corporation de Bruges en i5o6, iSoy, iSoq, et i5i4 ; gouverneur en i5ii et doyen en i5i9et i525. En i52i, il fit à Anvers, la connaissance d'Albert Durer, qu'il ramena à Bruges et logea chez lui. Le soir du dimanche 7 avril, jour de leur arrivée, il offrit à l'illustre artiste un banquet auquel assistaient de nombreux convives ?. Avant de partir. Durer fut honoré d'un banquet, dans le local de la Gilde des peintres, après lequel on le conduisit chez Provost, en cortège aux flambeaux. Jean Provost s'occupa des plans de la voCite du chœur de St-Jacques (i5i6), tenait échoppe de peintures, aux foires de Janvier et de Mai, peignit des cartes et plans, des

I. Hulin, Jan Provost, Gaiid. Ad. Hosle, 1902, ,î5-3o. ^2. A. J. Wauters, La peinture flam.. Paris. Quamiii, i8S3, io3. * ■"'■ Liggereii, publiés par RoMBOuls et van Lerkis, ii. 46. ^ 4. Ibid., 2.Î7. ^ 5. Ou Pravost, Piovoost, B, IV. 2o5-l5. Grav., plus haut, p. 201. ^ 6. Li'ssercit publiés par RoMUOuis et van Leru'S, I. 46. 1^ 7. Dagver haut vnn AtbertDnter's neiierlaitdsche reize. Amsterdam. Holtrop. 1780.42.

LART ET LES BELLES LETTRES

armoiries, contribua aux décors des fêtes. Il mourut en Janvier i52o et tut enterré à St-Gilles ■. Il habitait une vaste ^loçnéic. a.ixi^or'^Ghisielliof-.

Notons encore parmi les maîtres de cette époque : Albeit Coriwlis, bourgeois et habitant de Bruges, avant i5i i. Il y'mourut en i532. Il fut très productif, puisqu'il a occupé jusqu'à cmq échoppes aux foires \ Malgré cela, l'on ne connaît de lui que le tableau de St-Jacques.

Jacques van den Coonihiise. de Furnes, devint franc- maître, a Bruges, en i55o. Il fut deux fois Viinier. eu ijSqet 1 579, et moiuut après le 4 mars 1684 '. Nous ne connaissons de lui que le tableau de l'Académie (i 378,1.

Laiicelut lili)iul>;el \ né dans l'échevinage de Poperinghe, en 1496 (?). 11 devint franc-maître de la corporaiion de St Luc et St-Eloi, à Bruges, i5i9 ; fut Viudci en iSSo.

est.i.. nniisvaii n:ilo fjo^iiii.i-s.ie V.-ille)qui viv.nt encore en 1342. (Chapelle de N.-r). , les A vénales.! Voir An. DlTLOs. O. L. V. vnn BlitKÏr.hi'.ns, ie Rrttffge, iQoS, 3ô.

1537 et i556. Il se maria à Catherine Scriei-s ; sa tiiie cadette Anne épousa le peintre Pierre Pourbus. Blondeel mourut ici, le 4 mars i56i et fut enterré dans la partie occidentale du cimetière de St. -Gilles Le poète Edouard de Dene, décédé en 1576, dit que Lancelot avait été maçon dans sa jeunesse. Il est de fait que beaucoup de ses oeuvres sont signées d'une truelle, à côté de son chiffre. Son talent s'appliquait aux objets les plus variés. Comme peintre, il a traité tous les genres: sujets religieux, ruines, incendies.

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