‹ BrugesChapitre 86 sur 137 · C. .Sl-Gille · texte numérisé non relu

C. .Sl-Gille

*;. AE

1, p.233. *4-n. ■■■■•"«; IV. 2,o; . 33. 48. 65. CIr. grav.. plus haut, p. lo

VaRT et les belles lettres. il'

bannières, CHpiices architei-turaux, elc. On reconnaît même ses tableaux à ses arcliilectures. Celles ci sont traitées en brun sur fonJ d'or ; elles sont d'une grande riciiesse d'imagination et de composition, d'un dessin hardi et bizarre. Ces décors dérivent surtout des Allemands, sans doute par Diirer. Cependant un tableau de notie Musée Communal (épisodes de la légende de St Georges), peint vers 1490, présente des décors aicliitecturau.v gothiques tracés en brun sur or. Blondeel a introduit dans ses tableaux cei taines figures de Raphaël ; mais sa peinture est affiliée à celle de Gérard David et du Maître des Sept Douleurs, dans le sens de Provost. Blondeel a traité la gravuie sur bois. 11 était l'architecte juré du Franc de Bruges et a fourni, à ce titre, les dessins de la Cheminée du Franc. Il faisait des carions pour vitrau.\, tapisseries, des dessins poLir dalles tumulaires, et objets de mobilier de toute espèce. 11 était déplus ingénieur de talent. En 1546, il soumit au magistrat de la Ville un plan pour l'établissement de notre port de mer entre Blankenberghe et Heyst '.

2mc période : Les derniers tenants de l'Ecole brtigcoise. — Nous plaçons sous ce nom nos peintres qui résistent encore h l'influence de l'ccole italienne.

Pierre Fourbus ou Poerbus (i5io ou i 5 1 3-- 1 584) =. Il était né à Gouda, mais il travailla à Bruges et épousa la fille cadette de Lancelot Blundecl. Il habitait Bruges en 1540, et fut reçu franc-maître, en 1543. Sept fois Vinder, depuis i55o, il fut doyen de la corporaiion, -en iSôqeten i58o. II mourut le 3o janvier 1384'. Ses tableau.x sont nombreux en notre ville. Il est peintre de grand mérite, compositeur habile, coloriste puissant. Tout en étant réaliste, il sait donner à certaines ligures des expressions pleines de sentiment. Ses portraits méritent grandement d'être signalés. Praticien émérile et soigneux, il a laissé des tableaux dont la parfaite conservation est due, en grande partie, au.x procédés qu'il a employés. 11 a quelque connexion avec Gérard David.

F/aHço/i Pcij//67(A- (1540-1 58 1 ?j fils de Pierre, franc-maître, il Bruges, le 14 septembre i56q, fut inscrit, la même année, dans la corporation des peintres d'Anvers*. Il est moins fort que Pierre, mais il a des tendances similaires. Quoique marié à la nièce de Fians Fions ^ il lesta fidèle aux traditions paternelles. Son fils, François le jeune, travailla surtout en France et en Italie.

Après les Pourbus viennent les Claeissins (i5oo- 1653) ", parmi lesquels plusieurs, surtout Antoine {-]- i6i3) élève de Pierre Pourbus ', et Pierre le jeune (-}- i6i2)'\ méritent une mention spéciale, parce qu'ils font honneur aux traditions anciennes de l'Ecole de Bruges.

Quantité d'œuvies de troisième ordre attestent la productivité et l'influence des Claeissins. Antoine et Pierre le jeune, tinrent, du reste, une place marquante dans le serment de notre corporation des peintres ". On trouve des Claeissins chez les particuliers et l'on en a réuni beaucoup dans les Musées de la Poterie et des Hospices ; on en trouve dans nos églises et chapelles. Ces œuvres démont'rent la vitalité, au XV h siècle, et pendant le premier tiers du siècle suivant, de l'esprit traditionnel qui animait nos peintres brugeois. Ils restaient brugeois pour le fond, tout juste comme nous le constatons jusque vers i63o, chez les maçons de nos façades. Mais Us avaient été influencés par ce sentimentalisme mis en vogue par Quentin Metsys, qui finit par les rapprocher souvent de Raphaël, après que celui-ci se fut affranchi de la tradition.

LE, Cnlnlugjfe dit tiiiisi-e \if. l'Jcadimîe ■nvv., pp. 177. iSi. i8.i. <j^ 4. Liggerru. 45; Catal. Exposil. Briig., 1867,67.

us haut, p. 281. Of a. Ibid.. 122. 123.

Page 1