V. vtc; \k Evéclié C. de la F.,br. de
^ 2. Comptes lie la Fabi. île St. Douane
, fi^issim. ^ ô. H, IV. 320. 3o7.."o;. ^ 4.
* 6. I, ,. 54. * 7. Vo,r noie 7. * S. A,^
. Catl.édr., compte 1481, B. IV. 28--Ô20.
St-IJonatien. i3o5.
L'ART ET LES BELLES LETTRES
La corporation des peintres a continué toutefois à pratiquer tous les divers travaux de peinture à figures. Contrairement à ce que dit M. Weale ■, quelques-uns de nos peintres du XVc siècle ont fait de la miniature. Ainsi, en 14-6, un certain nombre de compagnons de la Corporation des peintres et selliers s'occupaient d'enluminure dans des livres et des rouleaux =; par contre Jean Coene avait fait des enluminures, pendant bien des années, avant de se faire inscrite dans la Corporation des peintres, dont il était doyen, en 1426, mais son nom,
dors encore, est suivi du mot verlichter ■'. Arnoul de Mol était membie de la Corporation des peintres, avant son inscription en 1.^56, dans la Gilde des miniaturistes.
Jean le Tavernier. d'Audenarde, devenu maîtie- peintre entre \ j^'i'i et 1456, est sans doute le même qui produisit les miniatuies du manuscrit iio 9066 de la Bibliothèque royale de Bruxelles.
Sébastien Ciistiis était pem tre (1475) et minialui iste.
Il est inscrit à l'obituaire des peintres, et les comptes de laGildedeSi Jeanet St Luc mentionnent sa messe et son linceuil. Gérard David était peintre et miniaturiste.
Quant à Memlinc, on croit pouvoir nier qu'il ait fait de la miniature. On célèbre une messe pour Antoine Oitezone, franc-maître peintre (1460), chez les miniaturistes, lors de son décès. GuiL laumeWallinc, franc-maître ' piub iiai.t, les a.ices donnent 1074
peintre (1480). est membre de
la Gilde des miniaturistes (1527-4S). Fabien de Manière, peintre (1499 ou i5oo), devint membre de la Gilde de St Jean, en 1519. D'autres miniaturistes semblent avoir perpétué une tiadition. .Adrien de Raedt, dit Vrelant, apprenti enlumineur, en 1475, devint francmaiire, comme peintre, en i5ii. Didier de la Rivière, apprenti-miniaturiste (14771 devint franc-maître, comme peintre (i5o6). On voit que la pratique des deu.\ branches de peinture par les mêmes personnages est assez commune,
.■\u commencement du XV^^ siècle, « toute personne capable de le faire », pouvait peindre des images dans les livres ou les rouleaux, ou pouvait en introduire en ville et en
Je M
liiuges, igo2, Ô4-.1C, ^ 2 li, IV. 209;
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vendre. Cela résulte d'une sentence du 2 mars 1403 (n. s.) '. L'art de la miniature était donc un métier bourgeois, et il ne fallait aucune affiliation, ni aux peintres, ni à aucune autre Corporation pour l'exercer. C'est là sans doute la cause du petit nombre de nos miniaturistes de valeur. Dans toutes les autres villes, les miniaturistes étaient tenus de faire leur apprentissage chez les peintres. Nos peintres, qui subissaient une rude concurrence, finirent par réclamer, en 1426 "=, contre la décision du Magistrat de 1403, dont les enlumineurs abusaient, en exagérant leurs droits acquis ; et ceux-ci furent obligés de déposer leurs marques chez les Peintres et Selliers '". Les peintres n'obtenaient pas ce qu'il demandaient, à savoir qu'on imposât aux miniaturistes au moins la demifranchise dans leur Corporation. Ce ménagement du Magistrat semble indiquer la puissance de ceux, qui s'occupaient alors de miniature et de librairie. Donc, en 1426, les miniaturistes étaient libres. Ils l'affirment eux-mêmes devant le Magistrat, et ils le restèrent. Il y avait, disent-ils, en 1426. bien seize compagnons s'occupant de faire des images dans des livres ou des rouleaux, dont trois ou quatre seulement, y compris Jean Coene, le doyen des peintres, étaient atTranchis dans la Corporation des Peintres et Selliers 4. Mais les enlumineurs, s'ils n'étaient constitués en corporation, s'étaient diraiton, syndiqués ; et ils se présentent, en grand nombre, devant le Magistrat, comme Il Compagnons qui se tiennent au cloître de Sl-Donatien et ailleurs, ayant coutume de s'occuper de l'écriture et de la vente des livres. » C'était surtout dans les boutiques entourant les ailes du cloître, au nord de l'église de St Donatien, que les libraires, les miniaturistes, même quelquefois des peintres exposaient et vendaient leurs productions =.
Ce furent sans doute les difficultés suscitées par les peintres, qui engagèrent les enlumineurs et les libraires à se constituer en Gilde. M. Weale a tort de mettre la date de la constitution de la Gilde de St Jean et St Luc vers 1454°. 11 est vrai que la sentence des Echevins, de 1447 ' ne mentionne la Gilde. Mais il en est de même de celle du 27 juin 1437 *'. Cette dernière stipule que dorénavant — notez ce mot — ceux qui voudront faire des images enluminées pour être placées dans des livres ou des rouleaux devront être bourgeois, déposer leur marque chez les peintres, et payer, une fois, à la Corporation de ceux-ci une somme de quarante escalins. L'art de la miniature restaitil art bourgeois? Le même jour, le Magistrat donnait un Statut 9 aux « Librairiers, aux calligraphes de livres, aux enlumineurs, à ceux qui faisaient des images à insérer dans des livres ou des rouleaux, aux relieurs, en un mot, à tout le commerce de la librairie et aux industries qui s'y rattachent « et dans ce Statut il déclarait tout cela métier bourgeois ">. La Gilde de St Jean et de St Luc est ainsi reconnue juridiquement.
Mais quand avait-elle commencé à exister ? Le premier des comptes conservés, commence, il est vrai, le 6 mai 1454. Mais il comprend un boni du compte précédent. D'autres raisons, empruntées à la même pièce, prouvent l'existence antérieure de la Gilde ". Il ne s'agit toutefois, comme on vient de le voir, que d'une existence de fait ; et rien ne s'oppose à ce qu'on dise qu'une Gilde pouvait exister depuis bien longtemps, peut-être même avant 1403. Mais la pièce du 27 juin 1457 sera devenue \a Keiire primitive, renouvelée vers 1514, et complétée surtout par une sentence du 23 octobre i532, laquelle renvoie à l'article 2, de la Keure ; et ce point, aLiquel on renvoie, est bien le second point de l'octroi du Magistrat, daté du 27 juin 1437 '-. Un autre statut de 161 2 ■', fait
:. ôoo et sui»v. ^ 4. Jléme document de 10 Pièces inseiées ;iu Gt oettenh. A. fol. . (Jilhmils. ^ 12. JiiJ., aoJ-294, et H, IV.