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en: 44-'. V VaisstlU ; .-X A, c. 1432, fol

4^2 LART ET LES BELLES LETTRES

assez peu fournis de pièces d'étain. Il reste, chez les particuliers, des plats, des assiettes, des salières etc. en étain. surtout du XVII h' siècle et en style Louis XV, qui ont souvent de très belles formes.

D. Les fèvres ' (smeden) constituaient un des grands métiers brugeois. Tout comme nos autres Corporations, ce Métier prenait ses engagements collectifs, en i328. par l'apposition des signets des notables du métier ^ ; mais en iSSy, il avait son sceau, portant en exergue: S'CVMKR.\TERNITAT1S SCI ELIGII BRVGENSIS ^ Les fèvres faisaient donc un avec cette Gilde. L'apprenti devait produire une preuve de sa compétence et le métier avait son poinçon ^. Dès la fin du XIII« siècle, nous pouvons constater dans les oeuvres de nos forgerons, du sens artistique, une grande habilité de travail et une conception précise de la technique du fer. Les ancres les moins ornées ont reçu un cachet artistique, par un coup de marteau habilement donné au fer rougi.

Voyez les objets innombrables conservés au Musée archéologique (Halles et Gruuthuse): immédiatement le sens artistique de nos ferronniers se révélera =. Nous avons encore quelques belles pièces. Les deux doubles grilles de l'armoire au.v Archives à la Trésorerie du Beffroi, ituvre de Nicolas Grootwerc (i3oo) ; les chenets en fer forgé de la salle échevinale (1401-2), au Musée archéologique, qui sont vraisemblablement de Georges Coudruddere ; une grille du XV<= siècle dans l'ancien Hôtel de Marc Laurin. Vieu.v Bourg. G. 2?: l'enseigne du Ros/cam, marché du Vendredi (XVI^ siècle) ; les cotTre-forls du Musée archéologique ; etc.

Chaque maître devait avoir sa marque et en signer son ouvrage. M. l'Archiviste Ch. Van den Haute publiera une pièce de 1698, au sujet des marques ; et plusieurs de ces marques sont empreintes dans le papier de l'acte en question ".

Les forgerons occupaient la chapelle de St Eloi, rue des Maréchau.v. Nous parlerons plus loin de celte chapelle. Ils avaient la plupart de leurs Maisons- Dieu à pro.\imité ".

Parmi nos forgerons, qui firent des travau.v remarquables il faut nommer encore. Erembald (i2(|i). Simon de Genève (i2()i...) *, Hubert Porre ", Jean van den Ackere '°. Pierre Allaeris, qui fit toute la ferronnerie artistique pour l'Hôtel de Ville de Damme. Au XVI» siècle : Adrien van Slype et Christophe de Vloghe. Plusieurs balcons du XVIII': siècle sont très beau.x. Plus tard peut-être pourra-t-on savoir de quels maîtres ils émanent, en étudiant les marques qu'ils portent. Vers 1700. les Ryckam d'Ostende, produisirent des oeuvres très belles qui décorent nos églises ou nos anciens couvents.

Nos fèvres ont forgé des canons: ij^eren donrebiissen , yserin serpentinen, vue^helaeis ". Nos documents en mentionnent dès 1 378 et années suivantes, qui sont de la fabrication de Louis van Luevene, forgeron et Maître de l'artillerie (va/j den engienen, donrebiissen ende libaude). lequel fabriquait aussi de la poudre à canon '=. Le forgeron Hubrecht Porre. qui fabriquait des pièces en I4t2, en forgeait lançant des boulets en pierie de 3oo livres (1417-18), et il fournissait, en une fois, en 1433-34, vingt-deux tonnes de poudre. La tonne est de 340 livres '-. La poudre à canon était fabriquée à liruges. dès i33q-40"4. Au Musée archéologique il y a deux veuglaires en fer forgé dont l'une pourrait bien être du XV<= siècle. Des pièces d'artillerie, en fonte de fer. furent souvent achetées à l'étranger, au XVI« siècle '■\

aoô. ^ 3. IJ, iq3, n- m * 4 Oaill , Amb. eu ne,.. 11. 107. ule. *6. AE. LIX. ^ 7, Voir plus li.iul, p. 3o3. ^8. IJ.52. ■s mois, cl plus haut, sur l'ailillene en cuivre, p. 3.,S, ^ 12. !72. ^ 14. I, m. 40. ^ i5. F.neir.ples, CE, lu. 268. 281.

. .■\iiisi appelés eu ty^i. 14.-7, 1437 etc. ^ 2. 1, l. ;-q5, u" 199 i

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